À l’approche des fêtes de fin d’année, l’Instance nationale de la sécurité sanitaire des produits alimentaires (INSSPA) a intensifié ses opérations de contrôle, mettant au jour plusieurs dépôts clandestins de volailles à Korba, dans le gouvernorat de Nabeul. Ces révélations ont été faites par Radhia Boudhina, responsable au sein de l’Instance, lors de son intervention sur les ondes de Diwan FM ce dimanche 14 décembre 2025.
Selon Radhia Boudhina, cette opération s’inscrit dans le cadre d’un programme spécial de surveillance sanitaire, mis en œuvre en coordination avec les forces de sécurité, notamment la police judiciaire. L’intervention a été déclenchée à la suite d’informations fournies par les services sécuritaires concernant l’existence de dépôts opérant illégalement, en dehors de tout cadre réglementaire.
Les contrôles ont permis la saisie d’environ trois tonnes de volailles, réparties sur trois dépôts distincts à Korba. Ces structures anarchiques, non autorisées et ne respectant aucune norme sanitaire, abattaient quotidiennement entre 2 000 et 3 000 poulets, destinés à la vente sur les circuits parallèles.
L’intervenante a décrit des conditions d’abattage et de stockage « extrêmement dangereuses » pour la santé publique : absence totale de chaîne du froid, équipements rudimentaires et non conformes, manipulation de la viande dans des contenants inadaptés, et non-respect des règles élémentaires d’hygiène. Certaines volailles étaient plongées dans de l’eau chaude, puis traitées à l’eau de Javel afin de masquer les odeurs de décomposition, avant d’être conservées dans la glace pour prolonger artificiellement leur durée de commercialisation.
« Le consommateur croit faire une économie, mais il achète en réalité une véritable bombe microbienne », a averti Radhia Boudhina, soulignant que ces pratiques peuvent provoquer de graves intoxications alimentaires et entraîner des conséquences sanitaires lourdes.
Elle a également mis en lien la prolifération de ces circuits illégaux avec la détérioration du pouvoir d’achat, poussant certains citoyens à se tourner vers des produits moins chers sans toujours s’interroger sur leur provenance. Selon ses estimations, près de 40 % de la production de volailles échapperaient encore aux circuits structurés et contrôlés, contre 60 % dans le secteur organisé.
Ces dépôts clandestins seraient disséminés aussi bien en périphérie des villes que dans certains quartiers populaires. Une partie des produits saisis serait écoulée auprès de restaurants et d’établissements de restauration rapide, notamment ceux spécialisés dans le poulet rôti, la chawarma et autres préparations à base de volaille.
Face à ces dérives, l’Instance nationale de la sécurité sanitaire des produits alimentaires appelle les citoyens à faire preuve de vigilance, à éviter l’achat de volailles d’origine inconnue et à signaler toute activité suspecte via le numéro vert mis à leur disposition. Radhia Boudhina a enfin insisté sur le rôle essentiel du citoyen dans la lutte contre ces pratiques, afin de préserver la santé publique.
S.H











Commentaire
Citoyen_H
FRANCHEMENT, EN TOUTE HONNÊTETÉ,
A-t-on vu, ce genre d’actions répressives menées par les services d’hygiène, tout au long de la régence, des gardiens d’étables et d’écuries, membres exclusifs du conseil d’administration de la cour des miracles de la décennie noire ?
Imaginez un peu le nombre de malheureuses personnes qui furent empoisonnées avec cette merde commercialisée par des charognards criminels, sans foi ni loi !!!
Vous avez là, l’intensité des dégâts causés par le niveau de corruption qui régnait, à l’époque, en maitre absolu.
Quel gâchis.
Peine maximale pour les criminels contrevenants !!!!!!!!!!
Un grand merci àà nos services d’hygiène, débarrassée des enflures sans qualifications embauchées à la volée, par les imposteurs traitres Khriji, Jbeli, La3rayedh, Marzoukiki, les Abbou² & le reste des « triades » …………
Ah, populisme, quand tu nous tiens !