Le secrétaire général de la Fédération de l’enseignement de base, Mohamed Labidi, a vivement critiqué l’organisation actuelle des examens, estimant qu’il est impossible d’assurer un déroulement normal des cours en période d’évaluations.
Lors de son passage, samedi 13 décembre 2025, sur les ondes de Diwan Fm, Mohamed Labidi, a considéré que le déroulement ordinaire des cours avec des examens étalés sur une longue période constitue un non-sens pédagogique. « Il ne peut pas y avoir de rythme normal des cours pendant les examens », a-t-il affirmé, expliquant que les élèves, mobilisés mentalement par les épreuves, ne sont pas en mesure d’assimiler de nouvelles connaissances ou leçons.
Le syndicaliste a rappelé que les examens oraux s’étendent sur près d’un mois, auxquels s’ajoutent environ deux semaines d’épreuves écrites, tout en maintenant le calendrier habituel des cours. Une situation qui, selon lui, crée une pression excessive sur les élèves et nuit à l’équité entre eux. Certains, a-t-il expliqué, passent leurs examens tôt et disposent ensuite d’un mois pour acquérir de nouvelles informations, tandis que d’autres sont évalués sur une période plus longue, pouvant aller jusqu’à deux mois.
Mohamed Labidi a souligné que plusieurs enseignants avaient proposé l’instauration d’une « semaine bloquée » dédiée exclusivement aux examens, une revendication qui n’a pas été retenue. À l’inverse, le ministère a choisi d’allonger la période des évaluations, sans adapter l’organisation pédagogique.
Comparant la situation à celle de certains pays dits avancés, le secrétaire général de la Fédération de l’enseignement de base a indiqué que les examens y sont moins fréquents, notamment jusqu’à la dixième année de scolarité. Il a également évoqué les propos de nombreux parents affirmant devoir assurer eux-mêmes l’enseignement à domicile pour préparer leurs enfants, ce qu’il considère comme un signe alarmant.
« Le fait que les parents se substituent aux enseignants est la preuve de l’échec du système éducatif », a-t-il estimé, pointant du doigt des programmes scolaires obsolètes, qui n’ont pas été révisés ni mis à jour depuis des années. Pour Mohamed Labidi, une réforme en profondeur du calendrier des examens et des contenus pédagogiques s’impose afin de préserver l’intérêt des élèves et la qualité de l’enseignement.
S.H










