Le président de la commission du tourisme local au sein de la Fédération tunisienne des agences de voyages (Ftav), Lotfi Brahmi, a dressé, jeudi 18 décembre 2025, un état des lieux détaillé de la dynamique actuelle du secteur touristique national, mettant en évidence des indicateurs particulièrement encourageants à l’approche des fêtes de fin d’année.
Intervenant sur les ondes de la matinale de Mosaïque FM, M. Brahmi a souligné une diversification notable de l’offre touristique, sensiblement plus riche et mieux structurée que lors des saisons précédentes. Cette évolution s’accompagne, selon lui, d’une progression significative des réservations, estimée entre 25% et 30%, traduisant un regain d’intérêt pour le tourisme intérieur.
Le responsable a également fait état d’une forte reprise du tourisme de proximité, notamment dans des destinations balnéaires et forestières telles que Hammamet et Tabarka, où les réservations ont enregistré une hausse exceptionnelle de 200% depuis le mois d’octobre. Des tendances similaires ont été observées à Sousse, Tabarka, Aïn Drahem et Hammamet, particulièrement prisées pour les célébrations de fin d’année.
Il a ajouté que les agences de voyage proposaient actuellement une gamme élargie d’offres axées sur le tourisme saharien et oasien, incluant notamment Douz, Tozeur, Chebika, Tamaghza et Ksar Ghilane. Ces formules, conçues pour stimuler l’attractivité des régions du Sud, s’adressent à une clientèle en quête d’expériences alternatives et immersives.
S’agissant de la tarification pour les séjours à l’occasion des fêtes de fin d’année, M. Brahmi a précisé que les forfaits de deux nuitées pour un couple proposés actuellement était de 500 dinars dans les établissements classés trois étoiles, 700 dinars pour les hôtels quatre étoiles, et un minimum de 1 000 dinars pour les structures cinq étoiles.
Interrogé sur la question du paiement échelonné, le président de la commission du tourisme local a mis en lumière les limites structurelles du système actuel, notamment en ce qui concerne le recours aux traites. En l’absence d’une plateforme numérique centralisée, comparable à celle existant pour les chèques, ce mode de paiement ne permet pas, selon lui, de garantir de manière fiable la solvabilité des clients, posant ainsi un défi majeur pour les agences de voyages.
N.J










