Le gouvernorat de Gafsa a annoncé, vendredi 19 décembre 2025, la signature d’un partenariat avec l’association Qatar Charity. Dans son communiqué, le gouvernorat a indiqué que ce partenariat s’inscrit dans le cadre du soutien aux projets de développement et du renforcement des infrastructures éducatives dans la région.
Selon la même source, ce partenariat porte sur la réalisation d’un projet éducatif majeur, à savoir la construction d’une école primaire dans le quartier Al-Amal, relevant de la délégation d’Om Larayes.
L’établissement sera conçu selon des standards modernes et constituera un modèle d’école intégrée. Il comprendra dix salles de classe, une salle multimédia, le bureau du directeur, une salle réservée au corps enseignant, ainsi que des unités sanitaires distinctes pour le personnel éducatif et séparées pour les filles et les garçons. Le projet intégrera également un terrain sportif équipé, des vestiaires, et disposera d’une capacité d’accueil estimée à 260 élèves.
Le coût de réalisation de cette infrastructure est estimé à environ trois millions de dinars. Ce projet contribuera de manière significative au renforcement des infrastructures éducatives de la région et à l’amélioration des conditions de scolarisation.
Dans son allocution, le gouverneur de Gafsa a souligné que cette collaboration constitue un exemple réussi de partenariat entre les autorités locales et les organisations de soutien au développement. Il a insisté sur l’importance de cibler ces projets en fonction des priorités et des besoins réels des différentes délégations du gouvernorat.
N.J











5 commentaires
HatemC
@ Gg & gogo
On nous répète matin, midi et soir :
“Aucune ingérence étrangère ! Souveraineté ! Indépendance !” et c’était le thème de la manifestation théâtrale du 17 décembre ….
Et dans le même temps, on confie l’école publique à une organisation étrangère controversée, au nom de la charité.
Qatar Charity n’est pas une ONG neutre sortie de nulle part.
Elle est au minimum sulfureuse, régulièrement citée dans des débats internationaux pour ses ambiguïtés idéologiques, ses réseaux, ses zones d’ombre.
Cela ne veut pas dire “preuves judiciaires”, mais cela signifie une chose simple : elle n’est pas politiquement innocente.
Alors la question est légitime, et elle est grave :
– Quelle est la contrepartie ?
– Que cède la Tunisie en échange ?
– De la visibilité idéologique ?
– Une influence douce sur l’éducation ?
– Une normalisation d’un acteur étranger dans un domaine régalien ?
Car rien n’est gratuit en politique.
La charité n’existe pas à l’échelle des États.
Quand un pays finance l’école d’un autre, ce n’est jamais sans agenda, même discret, même différé.
Et c’est là l’hypocrisie absolue du pouvoir :
– il crie à l’ingérence quand on critique,
-mais ouvre grand la porte quand l’argent arrive,
-il invoque la souveraineté,
-mais l’abandonne pour une école primaire.
Un État sûr de lui construit ses écoles.
Un État faible les fait financer par d’autres.
Un État hypocrite appelle ça “refus de l’ingérence”.
Le plus grave n’est même pas la mendicité : c’est le silence complice des médias et des acteurs politiques, devenus les gardiens muets d’une humiliation nationale banalisée …
Je n’ai plus de mots pour qualifier l’humiliation ….HC
gogo
IL y avait a peine deux jours, on avait un président qui s’est réveillé à l’aube pour aller soutenir des gueux, soudoyés, pour le soutenir et manifester contre l’ingérence étrangère en braillant des slogans jusqu’à s’enrouler par terre …Et la on nous annonce que le Qatar Charity va construire une école à Gafsa; qu’on considère le Qatar un pays « frère » cela me surprend, on a la mémoire courte; ce pays a semé la terreur dans le mode entier .Sa Qatar charity n’est autre qu’une organisation ,sous couvert d’organisation charitable, finance les frères musulmans pour mener leur propagande et terroriser des musulmans et des non musulmans ; pour ne citer que quelques: le FIS en Algérie dans les années noires, notre chère ennahdha en passants par DAECH sans oublier les pays d’Afrique et l’Europe où ils déversent des sommes colossales dans des pseudos instituts et centres culturels contrôlés par les frères musulmans pour propager leur propagandes et recruter des assassins qu’ils envoient dans les quatre coins du monde… On nous parle de collaboration, c’est un euphémisme pour mendicité.
Arrêtons de mendier et retrousser les manches et travailler et ne pas gaspiller l’argent du contribuable en payants des salaires colossaux à des responsables incompétents ou pour soutenir des manifestations partisanes : je serai curieux de savoir les dépenses engendrés par la dernière manif de « soutien » au régime et qui a payé le voyage à tous ses gueux venus des quatre du pays.
Pauvre Tunisie, s’en est trop ,tu es tombée trop bas,tu es trop grise, trop laide, toute noire..
(donquichotte de la MARSA)
HatemC
Ces gouverneurs et responsables ne cherchent ni l’honneur ni la dignité collective.
Ces gouverneurs ne nous humilient pas : ils s’humilient eux-mêmes, puis nous entraînent dans leur chute.
Un responsable digne rougirait de mendier une école. Eux posent pour la photo, sourient, remercient, et appellent ça une réussite. Ce ne sont pas des serviteurs de l’État : ce sont des gestionnaires de la honte.
Ils n’ont plus de fierté.
Ils ne représentent pas un pays, mais un pouvoir affaibli, incapable de financer l’essentiel et trop lâche pour l’admettre. Alors ils maquillent la faillite en partenariat et la mendicité en vision …. HC
Gg
Salut Hatem!
Et on connaît le Qatar, ils ne font rien pour rien, leur oeuvres de charité sont clairement orientées islam politique couleur frérots.
Ils voudront la main sur l’enseignement délivré dans leur Qatar Carity School!
Bourguiba doit être bien triste…
HatemC
Tomber si bas. Quémander une école.
Il fut un temps où l’État construisait des écoles comme un acte de souveraineté. Aujourd’hui, la Tunisie en est réduite à remercier une ONG étrangère pour financer une école primaire, comme on remercie un bienfaiteur pour un sac de semoule. À Gafsa, région martyre, riche de ses ressources et pillée depuis des décennies, l’État ne bâtit plus : il mendie.
Trois millions de dinars pour une école. Trois millions. Une somme dérisoire à l’échelle d’un budget national, mais manifestement hors de portée d’un État qui ne se respecte plus. Alors on signe des “partenariats”, on fait des discours creux, on applaudit l’ONG, et on maquille l’humiliation en réussite. 3 MILLIONS c’est 900 000 EUROS
Ce n’est pas un projet de développement. C’est un aveu d’échec.
C’est tout simplement inconcevable.
Vous Imaginez une préfecture française ou ailleurs par exemple annoncer fièrement qu’une ONG étrangère finance une école primaire serait un scandale politique immédiat : questions au Parlement, tollé médiatique, démission exigée … Je n’ai que MEPRIS … MINABLE … AUCUN RESPECT POUR SOI … HC