Dans de nombreux pays autoritaires, des manifestations pro-gouvernementales apparaissent non pour contester le pouvoir, mais pour le soutenir.
Derrière ces rassemblements, souvent critiqués comme artificiels ou absurdes, se cache une logique politique et symbolique universelle.
Légitimer le pouvoir aux yeux des citoyens et de l’international
Ces mobilisations créent une image de popularité et de stabilité. Elles permettent de rassurer la population, mais aussi les élites et les observateurs internationaux sur la légitimité du pouvoir.
Exemples :
Russie : rassemblements pro-Poutine lors de crises politiques ou sanctions internationales.
Venezuela : manifestations organisées pour montrer un soutien populaire à Nicolás Maduro.
Dissuader l’opposition et intimider indirectement
Même si elles ne sont pas directement répressives, ces mobilisations envoient un signal psychologique : le pouvoir dispose d’un appui public visible. Les opposants et citoyens critiques peuvent se sentir isolés ou intimidés.
Exemple :
Iran : marches pro-gouvernementales pour légitimer certaines décisions politiques.
Contrôler le récit public et présenter l’unité
Les manifestations orchestrées permettent de maîtriser l’image publique : réduire la visibilité de l’opposition, montrer une population homogène, et transformer la rue en preuve de légitimité.
Exemple :
Égypte : rassemblements sous le régime d’Abdel Fattah al-Sissi pour afficher un consensus populaire apparent.
Orchestration et communication
Ces mobilisations sont souvent chorégraphiées : slogans standardisés, déplacements organisés, transport des participants. Le but est de créer une image cohérente, facilement relayée par les médias et réseaux sociaux.
Exemple :
Corée du Nord : cérémonies de masse planifiées avec précision pour renforcer l’autorité de l’État.
Renforcer le pouvoir en interne
Les mobilisations pro-régime permettent également de consolider le contrôle interne : cadres, fonctionnaires et militaires sont encouragés à participer, affichant leur loyauté au pouvoir.
Exemple :
Algérie : certaines manifestations pro-gouvernementales visent à soutenir des décisions contestées et envoyer un message aux élites.
Une stratégie universelle
Les mobilisations pro-régime ne sont pas le reflet d’un soutien massif spontané, mais un outil politique et symbolique :
légitimer le pouvoir
dissuader l’opposition
contrôler le récit public
renforcer la fidélité interne
communiquer une image de stabilité au monde
Comprendre cette mécanique permet de lire entre les slogans et les images : ces rassemblements traduisent souvent plus de fragilité que de force, et l’apparence de popularité devient un instrument stratégique.
La rue, lorsqu’elle est convoquée par le pouvoir, cesse d’être un espace de contestation pour devenir un outil de communication et de légitimation politique.











Commentaire
le financier
Je ne sais pas qui a ecrit cet article mais il a un biais . L auteur critique les pays en voie en dev comme si les democratie occidental n ont jamais fait ce genre de manisfestation pro regime ou pro civilisationnnel , trump avec son defilé et je ne parle pas du defilé francais ou du : » on est tous charlie ou une minute de silence pour pathypata » ou l evenement actuel aux usa pour charlie Kirk et je pourrais en citer tant d autres dans l histoire francaise ou ailleurs …
Il faut arreter d admirer un modele civilisationnel raciste et en declin parceque raciste et auto centré .
Il y a un nouveau model qui emerge mais vous ne le voyez pas helas et qui est plus efficient que l occident