Condamné à trois ans de prison ferme pour l’octroi de crédits jugés insuffisamment garantis, l’ancien PDG de la Banque de l’Habitat, Ahmed Rjiba, se retrouve au cœur d’un débat qui dépasse largement sa personne. Derrière le verdict judiciaire, c’est toute une conception du métier de banquier, fondée sur la prise de risque calculée, qui se trouve implicitement mise en accusation.
La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de corruption financière près le tribunal de première instance de Tunis a rendu, la semaine dernière, des jugements lourds dans le dossier relatif à l’octroi de crédits bancaires sans garanties jugées suffisantes.
Ainsi, la juridiction a condamné l’homme d’affaires actif dans le secteur des huiles, Sofiane Kallal, à quatre ans de prison, l’ancien président-directeur général de la Banque de l’Habitat (BH), Ahmed Rjiba, à trois ans de prison, et le directeur d’une agence bancaire à deux ans de prison, tout en prononçant un non-lieu au profit de deux autres cadres bancaires. Les condamnés se sont également vu infliger des amendes financières dépassant treize millions de dinars.
Selon les éléments retenus par la justice, les prévenus auraient facilité l’octroi de crédits dépassant quinze millions de dinars au profit de l’homme d’affaires, sans garanties proportionnées à l’importance des montants engagés, causant un préjudice financier significatif à la banque publique.
Les rapports de contrôle et les constats de la Cour des comptes évoquent un taux de recouvrement extrêmement faible sur la période 2015-2019, avec seulement 15,5 millions de dinars recouvrés sur 114,5 millions dus par 237 entreprises, et des pertes estimées à près de cent millions de dinars liées à une politique d’octroi de crédits jugée insuffisamment sécurisée.
La justice a également retenu des infractions lourdes, allant de l’exploitation de la fonction pour l’obtention d’un avantage indu à l’atteinte à l’administration, en passant par le blanchiment d’argent, en application des dispositions du Code pénal et de la législation relative à la lutte contre le terrorisme et le blanchiment des capitaux.
Ahmed Rjiba, un banquier de très haut niveau
Au-delà du dossier judiciaire, le profil d’Ahmed Rjiba tranche avec l’image du dirigeant improvisé ou du gestionnaire incompétent. Il appartient au cercle très restreint des banquiers de haut niveau qu’a connus la place tunisienne.
Titulaire d’une maîtrise en sciences économiques de la Faculté des sciences économiques de Sfax, il complète sa formation par un troisième cycle bancaire de l’ITB Paris, puis par un master en gestion des affaires de la Mediterranean School of Business. Particularité notable : ces diplômes ont été obtenus en parallèle de sa carrière bancaire, dans une logique de montée en compétence continue.
Sa carrière débute à la BFT avant son entrée à l’ATB dès 1989 il gravit petit à petit plusieurs échelons. En 2010, il est sollicité pour rejoindre la Banque Zitouna, dont il fait partie des cadres fondateurs, avant d’être appelé, en novembre 2013, à prendre la direction générale de la Banque de l’Habitat, qu’il dirigera jusqu’en mai 2019.
La reconnaissance de son expertise par le marché bancaire privé est éloquente : en 2019, à son retour à l’ATB en qualité de DG cette fois, Ahmed Rjiba figurait parmi les banquiers les mieux rémunérés de Tunisie, avec un salaire annuel brut de deux millions de dinars. À la tête de la BH, sa rémunération mensuelle nette s’élevait à 16.000 dinars, assortie d’avantages en nature classiques pour ce niveau de responsabilité.
La BH avant et après Rjiba : une continuité assumée
L’examen des performances financières de la Banque de l’Habitat montre une continuité du modèle bien plus qu’une rupture stratégique après le départ d’Ahmed Rjiba.
En 2018, dernier exercice dirigé par ce dernier, le total des créances de la banque s’élevait à 10,284 milliards de dinars. En 2024, ce total atteint 12,895 milliards de dinars, traduisant une poursuite de la croissance du bilan et de l’activité de crédit.
Le produit net bancaire illustre la même dynamique. De 455 millions de dinars en 2018, alors considérés comme un record historique pour la banque, le PNB est passé à 840 millions de dinars en 2024, confirmant l’expansion de l’activité et l’exposition accrue aux risques économiques.
En revanche, le résultat net a reculé, passant de 136 millions de dinars en 2018 à 71 millions de dinars en 2024. La banque génère aujourd’hui davantage d’activité, mais avec une rentabilité plus fragile, sous pression, dans un environnement économique et politique nettement plus contraint.
Ces chiffres montrent une réalité simple : la BH a continué à prêter, à croître et à assumer des risques, sans inflexion doctrinale majeure après 2019. Le modèle n’a pas été remis en cause. Il s’est prolongé.
En 2025, la BH Bank s’est de nouveau retrouvée exposée à un risque majeur, à travers un engagement dépassant 450 millions de dinars envers un seul opérateur du secteur oléicole (Adel Ben Romdhane), identifié comme sensible par les commissaires aux comptes. Un épisode révélateur des enjeux persistants de gouvernance et de gestion du risque au sein de la banque, bien au-delà de l’ère Ahmed Rjiba.
Le risque, cœur du métier bancaire
Au fond, l’affaire Ahmed Rjiba pose une question essentielle : peut-on exercer le métier de banquier sans prendre de risques ? La réponse est non.
Le crédit bancaire repose sur une évaluation du risque, non sur son élimination. Les crédits sans garanties réelles ne sont ni une anomalie ni une exception tunisienne. Ils constituent un outil universel, accordé aussi bien à des ménages en difficulté de trésorerie qu’à des entreprises en phase de croissance, sur la base de leurs revenus, de leurs flux financiers et de leur capacité de remboursement.
La décision de crédit implique une part irréductible d’incertitude. Juger cette décision a posteriori, uniquement à l’aune du résultat final, revient à confondre risque assumé et faute pénale.
En criminalisant la prise de risque par un banquier, de renom et parmi les compétences avérées du pays de surcroît, la justice tunisienne envoie un message dangereux à l’ensemble du secteur : mieux vaut ne pas prêter que risquer la prison. Une telle logique paralyse le crédit, étouffe l’investissement et vide le métier de banquier de sa substance.
Le procès d’Ahmed Rjiba dépasse ainsi le sort d’un homme. Il interroge la frontière, aujourd’hui de plus en plus floue, entre gestion, risque et pénal, et pose une question lourde de conséquences pour l’avenir du système bancaire tunisien aussi bien public que privé.
Le risque bancaire, une responsabilité collective et permanente
L’exemple récent de la Banque de l’Habitat dans l’affaire de Adel Ben Romdhane, rappelle une évidence souvent occultée dans les lectures judiciaires a posteriori : le risque bancaire n’est ni ponctuel ni personnel, il est structurel, permanent et collectif. Aucune banque, publique ou privée, ne fonctionne sans expositions significatives, parfois concentrées, parfois discutables, mais toujours inscrites dans un cadre décisionnel partagé.
Les engagements de grande taille, notamment dans des secteurs stratégiques ou cycliques comme l’agro-industrie, obéissent à des arbitrages complexes mêlant analyse financière, projections de trésorerie, garanties réelles ou implicites, et appréciation du contexte macroéconomique. Ces décisions ne relèvent jamais d’un individu isolé, mais de chaînes de validation, de comités de crédit, de procédures internes et de contrôles.
Dès lors, isoler un ancien dirigeant pour des choix de crédit intervenus plusieurs années auparavant, tout en constatant que la banque continue, après son départ, à s’exposer à des risques élevés, pose une question de fond : juge-t-on une faute pénale ou un modèle économique ? Car si chaque décision de crédit risquée devait être pénalement sanctionnée en fonction de son issue, plus aucun banquier ne prendrait la responsabilité de financer l’économie réelle.
La frontière entre mauvaise gestion, erreur d’appréciation et infraction pénale ne peut être tracée qu’avec une extrême rigueur. À défaut, le risque est clair : transformer la fonction bancaire en un métier de pure exécution administrative, paralysé par la peur du juge, au détriment du financement des entreprises, de l’investissement et, in fine, de la croissance.
Raouf Ben Hédi











7 commentaires
Emna Ammar
En réponse à @jamel.tazarki, les 450,8 millions de dinars ne concernent pas l’affaire de M. Rjiba et M. Kallel mais M. Ben Rodhane.
Et en réponse à @ZARZOUMIA et @Akrem Yahiaoui, sachez que les crédits de campagne (crédits agricoles) ne sont pas soumis à des garanties matérielles et ce en application à une circulaire de la Banque Centrale elle même. Ce que la BNA a toujours fait et continue à faire. Et ça, les autorités et les médias se gardent bien d’en informer les citoyens.
jamel.tazarki
IIntroduction : voilà une histoire à dormir debout, un récit absurde, invraisemblable et illogique, tellement incroyable qu’on ne peut y croire. Une histoire sans queue ni tête !
Je m’explique :
A) Je suppose (je dis bien : je suppose) qu’il y a eu une décision politique derrière ce prêt, prise par une personne intouchable pour la justice tunisienne (un coup de téléphone venu d’un haut niveau de la hiérarchie). En effet, l’ancien PDG de la Banque de l’Habitat, M. Ahmed Rjiba, est trop intelligent pour commettre une pareille erreur, mais pas assez pour refuser d’exécuter les ordres de ses supérieurs politiques.
B) Où sont passés ces 450,8 millions de dinars de crédit bancaire ? Ils ont probablement (je dis bien « probablement ») été distribués aux agriculteurs et aux intermédiaires (grossistes, distributeurs, etc.) pour éviter la faillite du secteur de l’oléiculture en Tunisie. La preuve en est que les jugements sont beaucoup plus cléments que d’habitude pour une broutille sur WhatsApp !
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On s’attendait à des recettes de plusieurs milliards de dollars provenant de l’exportation de notre huile d’olive magique ! On en parlait jour et nuit, on s’est auto-hypnotisé. Alors que d’autres pays parlent plutôt de souveraineté numérique et technologique. En Tunisie, nous sommes trop concentrés sur ces quelques milliers de litres d’huile d’olive…
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Comment voulez-vous que M. Ahmed Rjiba et M. Kallal ne s’autohypnotisent pas dans cette atmosphère d’hypnose collective? Alors que toute cette histoire est complètement bidon. Pourquoi ? Parce qu’aucune étude sérieuse n’a été menée pour éviter toute erreur. Parce que nous suivons majoritairement, sans réflexion approfondie, les ordres venant du haut de la hiérarchie. Parceque ceux qui sont au sommet de la hiérarchie refusent de nous écouter, alors pourquoi faire des propositions?
C) Je rappelle que le PDG d’une banque est contrôlé par plusieurs instances afin d’éviter de commettre une pareille erreur :
c1) Le conseil d’administration (CA) : le PDG est responsable devant le CA, qui supervise la stratégie, la gestion des risques, les ressources humaines et la santé financière de la banque.
c2) L’ACPR (Autorité de contrôle prudentiel et de résolution), adossée à la Banque centrale de Tunisie (BCT), agrée, surveille et contrôle le respect des réglementations prudentielles afin de garantir la stabilité du système bancaire.
c3) AMF (Autorité des marchés financiers) : elle régule les marchés et protège les investisseurs ; elle contrôle les activités de la banque sur les marchés financiers. Le PDG, en tant que dirigeant, doit mettre en œuvre les décisions stratégiques du conseil d’administration, tout en respectant un cadre réglementaire strict imposé par ces autorités de contrôle.
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Ne me dites pas s’il vous plaît que M. Sofiane Kallal est allé un matin à la banque BH avec un couffin afin de repartir avec 450 millions de dinars qu’il a enterrés dans son jardin, sans que personne ne s’en aperçoive.
E) Sans le protocole du greffier de justice (des tribunaux) , il est impossible de vérifier s’il y a eu des dépassements lors des audiences.
d1) Le greffier est essentiel au tribunal, car il est le garant de l’authenticité des actes juridiques et assure le bon déroulement des procédures judiciaires. Il agit comme le bras droit du juge, documentant les audiences, rédigeant des actes, gérant les dossiers et informant le public. Son rôle de « mémoire vivante » est crucial, et son absence peut invalider une décision.
d2) Le greffier est le garant de la procédure et de l’authenticité : il authentifie les décisions de justice, leur conférant une valeur légale, et veille au respect des règles de procédure.
– Le greffier est la mémoire de la justice : il enregistre les affaires, constitue les dossiers et dresse les procès-verbaux, conservant ainsi la trace écrite des événements judiciaires.
– Le greffier est responsable de la validité des actes ; Sa présence et sa signature sont nécessaires pour que les actes et jugements soient valides ; leur absence peut entraîner leur nullité.
– Rigueur et précision : il veille à la régularité des formalités, à la bonne tenue des dossiers et à l’exactitude des mentions.
– Le greffier gère le flux des affaires, organise les audiences et assure la gestion administrative des services de greffe.
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En résumé, sans le greffier, la justice perdrait toute sa fiabilité administrative et procédurale, car il est le maillon qui assure la traçabilité, la validité et l’organisation de toutes les étapes d’une affaire !
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Je propose ainsi de donner la parole à M. Ahmed Rjiba et à M. Kallal pour qu’ils nous racontent leur version de cette histoire fantastique de perte de 450 millions de dinars pour un prix relativement dérisoire de 3 ou 4 ans d’emprisonnement, alors que d’autres ont été condamnés à des décennies d’emprisonnement pour des faits bien plus anodins !
F) Je cite le journal « La Presse » du 19 avril 2025 à 11 h 10, dont le titre est «BH Bank exposée à un risque élevé après un prêt de 450,8 millions de dinars à un groupe du secteur de l’huile»:
– L’encours d’un prêt accordé par BH Bank (ex-Banque de l’Habitat) à un groupe opérant dans le secteur de l’huile a atteint 450,8 millions de dinars au 31 décembre 2024, selon le rapport annuel des commissaires aux comptes, publié sur le site du Conseil du marché financier.
– Bien qu’aucune échéance impayée n’ait été enregistrée à ce jour, le rapport souligne que plusieurs événements survenus après la clôture de l’exercice 2024 laissent craindre un risque de non-recouvrement. Ces doutes sont renforcés par les difficultés rencontrées par le groupe bénéficiaire pour récupérer ses créances commerciales, ce qui alourdit significativement le risque de crédit pour BH Bank.
– Selon les états financiers de l’établissement, l’encours du prêt en question représente près du double des fonds propres de la banque, évalués à 238 millions de dinars à fin 2024. Il équivaut également à environ 60 % du produit net bancaire (PNB), qui s’est établi à 744,2 millions de dinars.
– D’après les règles prudentielles édictées par la Banque centrale de Tunisie, notamment la circulaire n°91-24 du 17 décembre 1991 et ses textes modificatifs, l’exposition maximale envers un seul client ne doit pas dépasser 20 % des fonds propres nets d’un établissement bancaire. Or, ce seuil est largement dépassé dans ce cas précis.
-Pour rappel, BH Bank a affiché un résultat net de 108,5 millions de dinars en 2024. Les provisions pour risques de crédit ont atteint 275,2 millions de dinars, tandis que les revenus d’exploitation bancaire se sont élevés à 1 489,1 millions de dinars.
Fin de la Citation.
G) Je vous invite également à lire l’article de Leïla Ben Mansour, publié le 21 avril 2025 dans Magazine Enterprises, dont le titre est : « BH Bank : Une créance douteuse de plus de 450 millions de dinars sur un géant de l’oléicole ». Je cite :
– L’analyse des comptes de la banque montre que ce crédit représente près du double de son capital social, qui s’établit à 238 MD fin 2024. Il équivaut également à 60 % de son produit net bancaire (744,2 MD), soulignant une concentration de risque élevée.
– Or, la réglementation tunisienne, fixée par la Banque Centrale de Tunisie (BCT), impose un plafond strict : le crédit accordé à un seul client ne doit pas excéder 20 % des fonds propres nets de l’établissement. Cette règle, énoncée dans la circulaire n° 9124 du 17 décembre 1991 et ses mises à jour, vise précisément à limiter l’exposition aux risques majeurs.
Bonne soirée
Dr. Jamel Tazarki, Mathématicien
PS:
A) En 2017, notre ex-ministre, M. Samir Taïeb, a pris la décision de planter deux millions d’oliviers dans le nord de la Tunisie. Il voulait en effet exporter des « barils » d’huile d’olive plutôt que des barils de pétrole, en se basant sur la justification suivante : « Aujourd’hui, un baril de pétrole contient 159 litres et coûte 58 dollars. Or, le même baril rempli d’huile d’olive extra vierge rapporterait 636 dollars sur le marché international. » L’huile d’olive est une source de richesse renouvelable à l’infini qui reste peu exploitée. »
Cette affirmation est absurde, car la demande d’huile d’olive est très limitée sur le marché international.
Voir l’article de Business News TN « Samir Taïeb préside l’ouverture de la conférence sur l’organisation oléicole », publié le 14 juillet 2017 à 14 h 46.
On peut également lire, en 2017 : « Ainsi, Samir Taïeb a expliqué que le développement des cultures dans le nord du pays était une priorité pour le ministère et que deux millions d’oliviers y seraient plantés dans les prochaines années. »
B) Boire un verre d’huile d’olive par jour, le secret méditerranéen d’une longue vie 🙂
J’ai décidé de tester cette histoire en remplaçant mon petit-déjeuner habituel par un petit verre de cette boisson couleur d’or. Une demi-heure plus tard, j’étais étalé par terre, victime d’une faiblesse, et j’ai abandonné ma tentative héroïque. 🙂
Beaucoup de nos villageois qui ont essayé cette absurdité ont fait une crise cardiaque. 🙁
D) Le monde est à la recherche de produits riches en oméga 3.
Le problème de l’huile d’olive est évident : elle ne possède qu’une seule double liaison chimique sur sa chaîne carbonique, ce qui la rend mono-insaturée. Or, les huiles riches en oméga 3 en ont trois.
jamel.tazarki
Pour celles et ceux que cela pourrait intéresser!
Le monde recherche en particulier des produits riches en oméga 3.
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– Le problème de l’huile d’olive est évident : elle ne possède qu’une seule double liaison chimique sur sa chaîne carbonique (elle est mono-insaturée). Les huiles riches en oméga 3, en revanche, en ont trois (Cours de chimie, classe de terminale):
Scielo.conicyt.cl/fbpe/img/rcp/v74n2/img02-01.gif
– d2) L’oméga 3 est indispensable au bon fonctionnement du système cardio-vasculaire. L’huile de lin, par exemple, est l’une des huiles les plus riches en oméga 3, avec une teneur supérieure à 50 %. Cet acide gras est insuffisamment présent dans notre alimentation moderne, c’est pourquoi sa consommation est fortement recommandée. Voir le lien :
http://www.femininbio.com/cuisine-recettes/actualites/
Nouveautés/Omega-3 : quelle
Huile-en-contient-plus-72284.html
Conclusion : ça ne faisait aucun sens de planter deux millions d’oliviers au nord de la Tunisie. Il fallait donner la priorité à la culture des céréales, puis, juste après la récolte des céréales, cultiver le lin. Je cite : « Le lin cultivé (Linum usitatissimum) est une espèce de plantes à fleurs dicotylédones largement cultivée pour ses fibres textiles et ses graines riches en oméga 3. Elle supporte la sécheresse et pousse même sur des terres agricoles pauvres en minéraux, voire arides (par exemple, entre nos oliviers du Sahel tunisien).
Bonne journée
PS: Les poissons gras, comme le saumon, le maquereau, le hareng ou la sardine, sont particulièrement riches en oméga-3 (EPA et DHA), qui sont essentiels pour le cœur et le cerveau. Ces poissons contiennent généralement entre 1,5 et 4 grammes d’oméga-3 pour 100 grammes. Il est recommandé d’en consommer deux fois par semaine pour bénéficier d’un apport suffisant. D’autres sources incluent le thon, les anchois, la truite et les fruits de mer, comme les moules et les huîtres, même si les poissons d’eau froide sont souvent plus concentrés.
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Il serait plus judicieux d’importer du poisson pour mieux nourrir la population tunisienne plutôt que de la viande et du poulet !
Mohamed Mabrouk
Bonjour j’ai été banquier, puis formateur de banquier et je remercie l’auteur pour le probleme qu’il pose avec rigueur: la confusion entre le domaine du risque financier et le domaine penal. Notre culture populaire malheureusement ignore la difference. De meme que les programmes d’etudes superieures juridiques. Pourtant, si on revient aux preceptes islamiques, oú l’acte est evalué selon l’intention, préceptes sensés modeler notre culture populaire, il s’avere que la prise de risque financier n’emane pas d’une intention malhonnête, c’est a dire d’une intention de nuire à autrui.
La bonne intelligence entre l’esprit juridique et l’esprit entrepreneurial est saccagée par certains textes ideologiques destructeurs de progres economique et de paix sociale (a dessein je suis convaincu, car ceux qui ont propagé cela ne l’appliquent pas pour eux même). Le coran nous avertit de ce danger: « Est ce eux qui distribuent les biens de Dieu. C’est nous qui partageons entre eux leurs moyens de subsistance, et qui avons elevé certains de quelques degrés au dessus d’autres pour que les uns dependent des autres. Et la grâce de Dieu est meilleure que tout ce qu’ils accumulent »
La bonne intelligence entre l’esprit juridique et l’esprit entrepreneurial est la voie de salut pour notre pays. Nous avons tout les elements pour reconstruire. Il reste cette derniere brique a poser. Esperons
ZARZOUMIA
parce qu ‘une banque prête ou DEBLOQUE DES FONDS (( en millions de dinars )) sans aucune garantie vous considérez que c’est UNE PRISE DE RISQUE ?
Akrem Yahiaoui
Arrêtez de prendre les gens pour des imbéciles et cessez de modeler les faits a votre guise. Il a pris un risque. Alors à ces risques et périls. Qu’il paye.
Emna Ammar
Enfin un article qui relate les faits et les soumet au lecteur sans jugement. Merci pour votre clairvoyance et votre professionnalisme.