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Classement arabe des universités 2025 : l’Université de Tunis-El Manar se hisse au neuvième rang

Par Imen Nouira

Le président de l’Université de Tunis-El Manar (UTM), Moez Chafra, est revenu, mercredi 24 décembre 2025, sur la distinction obtenue par son établissement, classé neuvième parmi les universités arabes dans l’édition 2025 du classement de l’Union des universités arabes, lors de son intervention téléphonique dans l’émission Yaoum Said, animée par Nabila Abid sur les ondes de la Radio nationale.

Selon lui, cette performance constitue un nouveau sacre pour l’université tunisienne et, plus largement, pour l’enseignement supérieur national. Le classement en question, établi sous l’égide de l’Union des universités arabes, affiliée à la Ligue des États arabes, a évalué cette année 285 universités participantes, issues d’un total de près de 500 établissements membres de l’Union, à l’occasion de sa troisième édition.

Moez Chafra a souligné que l’UTM avait déjà figuré parmi les dix meilleures universités arabes lors de l’édition précédente, en occupant la dixième place en 2024, avant de progresser d’un rang cette année. Il a rappelé que seules les dix premières universités du classement sont distinguées et récompensées, ce qui confère à cette neuvième place une valeur symbolique et académique particulière.

Un classement centré sur l’innovation et l’employabilité

Le président de l’UTM a expliqué que ce classement se distingue des autres classements internationaux par son orientation stratégique, mettant l’accent sur l’innovation, la création d’entreprises et l’employabilité des diplômés. Des critères tels que la qualité de la formation, la qualité et l’environnement de la recherche, l’ouverture internationale et les partenariats avec le tissu économique sont également pris en compte.

Il a précisé que cette approche correspond pleinement à la stratégie adoptée par l’Université de Tunis-El Manar, qui travaille depuis plusieurs années sur le rapprochement entre l’université et son environnement économique, industriel et social.

Des pôles universitaires dédiés à l’entrepreneuriat et à la technologie

Dans ce contexte, Moez Chafra a mis en avant la création de deux pôles majeurs au sein de l’UTM. Le premier est dédié à l’étudiant entrepreneur, permettant aux étudiants de développer des projets entrepreneuriaux parallèlement à leur cursus académique. Le second est le pôle universitaire de l’innovation et de la technologie, présenté comme une plateforme numérique unique dans le monde arabe.

Cette plateforme, reposant notamment sur l’intelligence artificielle, offre des espaces distincts aux étudiants, aux chercheurs, aux industriels et aux investisseurs. Elle vise à accompagner les porteurs de projets depuis l’idée initiale jusqu’à la concrétisation économique, en facilitant la mise en relation entre la recherche universitaire et les besoins du marché.

Des partenariats nationaux et institutionnels renforcés

Le président de l’UTM a également évoqué la mise en place de partenariats solides avec plusieurs acteurs nationaux, notamment dans les domaines de l’investissement, de l’industrie et de l’emploi. Des institutions publiques et professionnelles, ainsi que des structures d’accompagnement et de financement, participent à un consortium autour de cette plateforme, renforçant ainsi son efficacité et son impact.

Selon lui, cette dynamique partenariale explique en grande partie la progression de l’UTM dans le classement et le dépassement d’universités arabes réputées, disposant pourtant de moyens matériels plus importants.

Une ambition régionale et internationale affirmée

Moez Chafra a tenu à préciser que le classement demeure, à ce stade, un classement arabe, mais qu’il s’inscrit dans une perspective d’évolution. En tant que membre du bureau exécutif de l’Union des universités arabes, il a exprimé l’ambition de transformer ce classement en un classement à dimension internationale, à moyen terme, grâce à des coopérations avec des universités asiatiques, notamment en Malaisie, en Chine et au Japon.

Pour l’édition 2025, le classement est dominé par l’Université King Saud d’Arabie saoudite, suivie de l’Université des Émirats arabes unis et de l’Université Sultan Qaboos d’Oman. Les autres places du top dix sont occupées par des universités jordaniennes, émiraties, saoudiennes et égyptiennes, tandis que l’Université de Tunis-El Manar occupe la neuvième position, confirmant son statut de première université du Maghreb dans ce classement.

En conclusion, le président de l’UTM a insisté sur le fait que cette neuvième place doit être appréciée à l’échelle mondiale, rappelant que le nombre d’universités dans le monde dépasse les 33.000 établissements. À ses yeux, figurer dans le top dix arabe parmi des centaines d’universités constitue une reconnaissance majeure du potentiel humain, scientifique et stratégique de l’Université de Tunis-El Manar.

Il a enfin réaffirmé la détermination de l’UTM à poursuivre ses efforts afin d’améliorer davantage son positionnement académique, aussi bien à l’échelle arabe qu’internationale, en misant sur ses ressources humaines, sa jeunesse et sa vision stratégique à long terme.

I.N.

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Commentaire

  1. HatemC

    24 décembre 2025 | 11h29

    Top 20 du Classement ARU 2025 (Union des Universités Arabes)

    1. Université King Saud Arabie saoudite
    2. Université des Émirats Arabes Unis Émirats arabes unis
    3. Université Sultan Qaboos Oman
    4. Université de Jordanie Jordanie
    5. Université d’Abou Dhabi Émirats arabes unis
    6. Université King Khalid Arabie saoudite
    7. Université du Caire Égypte
    8. Université de Sharjah Émirats arabes unis
    9. Université de Tunis El Manar Tunisie
    10. Université Ain Shams Égypte
    11. Université de Mansoura Égypte
    12. Université d’Alexandrie Égypte
    13. Université King Abdulaziz Arabie saoudite
    14. Université de Jordanie des Sciences et Tech Jordanie
    15. Université de Carthage Tunisie
    16. Université Saint-Joseph Liban
    17. Université Al-Azhar Égypte
    18. Université de Sfax Tunisie
    19. Université de Bagdad Irak
    20. Université de Monastir Tunisie

    Classement ARU 2025 : une illusion de performance pour la Tunisie
    La présence de quatre universités tunisiennes dans le Top 20 du classement ARU 2025 peut donner l’illusion d’un système universitaire qui résiste.
    En réalité, ce classement masque un déclassement structurel profond.
    La Tunisie se félicite de figurer dans le Top 20 du classement ARU 2025.
    En réalité, elle célèbre son déclassement.
    Ce classement, centré sur l’impact local et la coopération régionale, n’évalue ni l’excellence scientifique, ni l’influence académique mondiale, ni l’employabilité internationale. Il rassure, mais ne révèle rien.

    Pendant que la Tunisie s’auto-congratule, l’Arabie saoudite, l’Égypte et les Émirats arabes unis bâtissent de véritables puissances universitaires.
    Investissements massifs, stratégie assumée, ouverture internationale : eux avancent.
    La Tunisie piétine.

    La vérité apparaît dans le classement QS Arab Region, bien plus exigeant et reconnu.
    Là, la Tunisie disparaît.
    L’Université de Tunis El Manar n’y apparaît qu’à la 41ᵉ place, loin derrière les universités saoudiennes, émiraties, égyptiennes, qataries ou jordaniennes.
    Là où se joue la vraie compétition académique, la Tunisie n’existe plus.

    Ce décrochage n’est pas une injustice, mais le résultat d’un système sous-financé, bureaucratisé et hostile à l’excellence.
    L’université tunisienne est devenue un outil de gestion du chômage, non un moteur de savoir, d’innovation et de développement.

    Le plus grave n’est pas le recul.
    Le plus grave, c’est le déni.
    Tant que la Tunisie confondra classements de consolation et compétitivité réelle, elle continuera à sacrifier son avenir intellectuel au profit d’une illusion de réussite …. HC