Le député à l’Assemblée des représentants du peuple, Imed Aouled Jebril, a appelé, vendredi 26 décembre 2025, à une rupture nette avec ce qu’il a qualifié de dérives graves dans la gestion du dossier social, réclamant la révocation immédiate du ministre des Affaires sociales et l’ouverture d’un processus global de reddition des comptes.
Cette démarche vise, selon lui, à faire toute la lumière sur les informations fallacieuses diffusées à l’opinion publique, l’entrave à l’application des textes légaux, la situation alarmante des caisses sociales ainsi que les soupçons de corruption qui entourent le fonctionnement du ministère.
Dans une publication sur Facebook, il a dénoncé un « discours trompeur » des Affaires sociales et une « défaillance politique et administrative structurelle » face à la dégradation persistante de la situation sociale en Tunisie.
Évoquant l’aggravation des conditions de vie de milliers de familles tunisiennes, le parlementaire estime qu’il est devenu impératif de dire toute la vérité à l’opinion publique, loin, selon ses termes, des « chiffres approximatifs » et des « narratifs officiels déconnectés de la réalité du terrain ».
Il a particulièrement remis en cause les déclarations du ministre des Affaires sociales au sujet de la régularisation de la situation de plus de 92 000 travailleurs, estimant que ces annonces occultent, dans les faits, la précarisation et la marginalisation de nombreuses familles.
Selon Imed Aouled Jebril, l’échec du processus d’intégration professionnelle résulterait notamment de la non-application des textes en vigueur, de l’entrave aux mécanismes d’insertion et d’une interprétation qu’il a jugé fallacieuse du Code du travail, consistant à limiter son champ d’application au seul secteur privé. Une lecture qu’il considère contradictoire, rappelant que l’État demeure, selon lui, « le principal pourvoyeur d’emplois précaires » à travers différentes formes de travail instable.
Le député a avancé que cette rhétorique dépassait le cadre d’une simple erreur d’appréciation pour s’apparenter à une véritable entreprise de désinformation, visant à justifier l’incapacité de l’exécutif à traiter l’un des dossiers sociaux les plus sensibles du pays.
Il a, par ailleurs, critiqué vivement le fonctionnement interne du ministère et des caisses sociales, évoquant des soupçons de corruption administrative et financière, un déficit chronique de gouvernance, des nominations qu’il juge éloignées des critères de compétence et de mérite, ainsi qu’un manque de transparence dans la gestion de dossiers qualifiés de stratégiques.
Imed Aouled Jebril a déploré également la dégradation continue de la qualité des services rendus aux citoyens, victimes, à son sens, d’un appareil administratif complexe, lent et peu à l’écoute, traitant les droits sociaux selon une logique d’octroi discrétionnaire plutôt que sur la base du droit acquis. Il a souligné, à ce titre, l’absence d’une stratégie nationale cohérente en matière de protection sociale et d’intégration économique.
Le député a insisté sur la nécessité de lier responsabilité et redevabilité, estimant qu’il s’agit d’une condition indispensable à la préservation de la paix sociale et au rétablissement de la confiance des citoyens dans les institutions de l’État.
Considérant que la situation actuelle relève d’un échec systémique engageant la responsabilité directe du ministère, il a rappelé que « la dignité sociale constitue une ligne rouge » et que « les droits des Tunisiens ne sauraient se réduire à des chiffres destinés à la communication ».

N.J











2 commentaires
Mhammed Ben Hassine
C’est devenu une mode ses lignes rouges
Prov tun [grate la tête et invoque une ligne rouge]
HatemC
C’est tout le gouvernement qúil faudrait révoqué et sans oublier tous les ronds de cuirs de ce parlement d’inutile… et prenez avec vous le psychorigide de Carthage une calamité… votre heure arrive à grands pas … aucune compassion ni empathie ….HC