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Vœux de 2026 : Kaïs Saïed réaffirme le cap, invoque la justice sociale et promet des changements concrets

Par Myriam Ben Zineb

Le président de la République, Kaïs Saïed, s’est adressé aux Tunisiens, mercredi 31 décembre 2025 en fin de soirée, à l’occasion de la nouvelle année 2026, dans une allocution diffusée sur la page officielle de la présidence. Un message de vœux au ton solennel, marqué par une insistance renouvelée sur la justice sociale et la souveraineté nationale.

En ouverture, le chef de l’État a adressé ses vœux de santé, de prospérité, de dignité et de fierté à l’ensemble du peuple tunisien. Il a assuré que l’État poursuivrait « le même chemin », avec détermination et célérité, afin de répondre aux attentes jugées légitimes des Tunisiens, notamment en matière d’emploi, de liberté et de dignité nationale.

Dans son allocution, Kaïs Saïed a longuement insisté sur la richesse du pays, affirmant que la principale force de la Tunisie ne réside pas uniquement dans ses ressources naturelles, mais avant tout dans son capital humain. Il a mis en avant les hommes et les femmes, toutes générations confondues, comme la richesse inépuisable du pays, estimant que seule une volonté collective sincère permet de surmonter les difficultés et de relever les défis.

Le président de la République a accordé une place centrale à la jeunesse, affirmant que l’avenir se construit par l’action et promettant l’ouverture prochaine de nouvelles perspectives, afin que les jeunes puissent jouer un rôle moteur dans la phase à venir. Il a décrit la situation actuelle comme une bataille sur plusieurs fronts, plaçant la question sociale au premier rang et considérant la justice sociale comme la condition première de la stabilité, de la création de richesses et de l’emploi.

Abordant la question des réformes, Kaïs Saïed a souligné la nécessité de nouvelles législations, rappelant que les lois humaines évoluent et ne sont ni éternelles ni figées. Il a toutefois insisté sur le fait que ces textes ne peuvent produire leurs effets que s’ils sont appliqués par des responsables animés par un véritable sens national, conscients de la noblesse de leur mission et prêts à assumer leurs responsabilités.

Dans un passage plus offensif, le chef de l’État a opposé les bâtisseurs aux opportunistes, critiquant ceux qu’il accuse de rechercher les privilèges, l’exposition médiatique ou le confort, tout en négligeant les intérêts des citoyens et en entravant les projets. Il a estimé que la Tunisie n’a pas besoin de ce type de profils, affirmant que le pays peut s’appuyer sur de nombreux hommes et femmes libres, intègres et engagés, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du territoire.

Évoquant le contexte international, Kaïs Saïed a assuré que la Tunisie ne renoncera jamais à ses principes ni à ses choix, rejetant toute logique fondée sur la domination. Il a réaffirmé la souveraineté du pays et la volonté de rester maître de ses décisions et de son avenir.

Le président de la République est également revenu sur la révolution tunisienne, saluant un peuple qui, selon lui, a « corrigé le cours de l’Histoire » avant que ce processus ne soit confisqué. Il a assuré que la réponse aux revendications populaires ne se limitera pas à des promesses, mais se traduira par des réalisations concrètes et tangibles sur l’ensemble du territoire.

Enfin, Kaïs Saïed a réitéré la position constante de la Tunisie en faveur de la cause palestinienne, rappelant le droit du peuple palestinien à établir un État indépendant et pleinement souverain sur toute la Palestine, avec Al-Qods pour capitale. Il a conclu son message par une référence à l’effort et à la persévérance, estimant que les aspirations ne se réalisent pas par de simples souhaits, mais par la lutte et l’engagement.

M.B.Z

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8 commentaires

  1. zaghouan2040

    Répondre
    2 janvier 2026 | 13h41

    Le taux de chômage réel dépasse certainement les 25%
    La jeunesse est systématiquement aliénée bâillonnée
    Le taux d’inflation réel dépasse certainement les 10%
    Le taux de faillite des PMEs est soigneusement occulté

    Le pays est de facto sous protectorat algérien, les services de renseignement de ce pays quadrillent le pays

  2. jamel.tazarki

    Répondre
    2 janvier 2026 | 10h44

    A) @Mr. Kais Saied:
    a1) l’établissement d’un État de droit avec des garanties constitutionnelles pour protéger les droits et libertés individuels et collectifs est bien le but suprême de tout pays démocratique, car cela assure la légitimité de l’État, limite le pouvoir arbitraire et garantit la sécurité juridique pour tous les citoyens, un principe fondamental dès la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen.
    a2) Pourquoi est-ce essentiel ?
    – Limitation du pouvoir : La Constitution encadre l’action des autorités publiques, les obligeant à respecter la loi et les droits fondamentaux.
    – Protection contre l’arbitraire : L’État de droit assure que personne n’est au-dessus de la loi et que les décisions sont prises de manière équitable et transparente.
    – Garantie des droits fondamentaux : Elle protège des droits essentiels comme la liberté d’expression, l’égalité devant la loi, le droit de vote, ou encore la protection sociale.
    – Stabilité et légitimité : En garantissant les droits, l’État assure la confiance des citoyens et la stabilité de l’ordre politique.
    – Accès à la justice : Des juridictions indépendantes veillent au respect des lois, offrant un recours aux citoyens en cas de violation de leurs droits.
    a3) Comment cela se manifeste-t-il ?
    – Primauté du droit : La Constitution est la norme suprême, toutes les lois et règlements doivent s’y conformer.
    – Séparation des pouvoirs : Pour éviter la concentration du pouvoir, il existe une séparation entre les pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire.
    – Contrôle de constitutionnalité : Des organes comme le Conseil constitutionnel vérifient la conformité des lois à la Constitution.
    –>
    Fazit: un État de droit est la condition sine qua non pour que l’État serve réellement les citoyens et non l’inverse.

    @@Mr. Kais Saied: La Tunisie a urgemment besoin d’un État de droit et d’une démocratie, et non pas d’une dictature et d’un pouvoir absolu qui mènent à l’arbitraire, l’oppression et l’instabilité.

    B) l’initiation de nos écoliers aux structures démocratiques
    Mon meilleur souhait pour la Tunisie 2026, et l’initiation de nos enfants aux structures démocratiques à l’école. Il est temps d’exiger des politiques d’initiation à la démocratie à l’école, incluant la consultation des élèves. Non seulement par des cours théoriques sur le fonctionnement des institutions, mais aussi par l’expérience pratique et vécue : participation aux débats, prise de responsabilités, projets collectifs, et mise en place d’instances, comme les conseils d’élèves, pour former des citoyens autonomes, réflexifs et engagés, capables de construire du commun. C’est un défi qui demande un engagement de tous les acteurs (enseignants, direction, élèves) pour transformer l’école en un véritable laboratoire citoyen, plutôt qu’un simulacre. Enseigner le sens de la démocratie, les droits et devoirs, le fonctionnement constitutionnel, et l’importance des documents fondateurs, entre autres, CSM élu et Cour Constitutionnelle. Aller au-delà de la confrontation d’opinions pour former un jugement éclairé et réfléchi, une compétence essentielle face à l’individualisme moderne. Intégrer des méthodes démocratiques dans toutes les matières pour former des citoyens actifs et responsables, pas seulement des travailleurs. L’école doit être un lieu où les structures démocratiques fonctionnent réellement, et ne sont pas perçues comme de simples simulacres, nécessitant un engagement fort et des conditions de réussite (reconnaissance, formation des acteurs).

    – L’enseignement des structures démocratiques est intégré au programme scolaire allemand, et ce, dès l’école primaire, voire de manière informelle à l’école maternelle. Voici les détails par niveau :
    – À l’école maternelle (dès 3 ans) : bien qu’il n’y ait pas de cours formels sur les institutions, les bases du « vivre ensemble », le respect d’autrui et les règles de la vie en collectivité sont abordées, posant les premiers jalons de la citoyenneté.
    – à l’école élémentaire (dès 6 ans) : L’éducation civique devient un enseignement obligatoire et structuré. Les élèves explorent les notions de civisme, de citoyenneté et d’égalité, et apprennent à « faire société ». C’est là que les concepts plus spécifiques à la démocratie commencent à être introduits, de manière adaptée à leur âge.
    – Au collège et au lycée : L’enseignement est plus approfondi, abordant des notions complexes telles que :
    – les partis politiques, la République, les lois électorales, le Parlement, la Présidence de la République et le déroulement des élections.
    – la séparation des pouvoirs, l’État de droit, la souveraineté du peuple, la Cour Constitutionnelle,
    – la hiérarchie des normes (ou « pyramide du droit ») : 1) la Constitution, protégée par la Cour constitutionnelle, 2) les lois, 3) les décrets et les arrêtés, et 4) les circulaires.
    – Les garanties constitutionnelles contre les abus de pouvoir ; une justice indépendante ; égalité devant la loi ;
    – Interdiction de l’arbitraire : l’État ne peut pas agir de manière subjective ou inéquitable.
    –>
    En somme, l’apprentissage de la démocratie est un processus continu, qui débute avec l’entrée dans le système scolaire et s’intensifie tout au long de la scolarité.

    –>
    Principes et objectifs :
    – Comprendre les fondements : Sens de la démocratie, des droits de l’homme, du fonctionnement constitutionnel.
    – Développer des compétences : raisonner, argumenter, écouter, prendre des responsabilités, travailler en collectif.
    – Participer activement : s’impliquer dans la gouvernance de l’école (conseil des délégués, conseils d’établissement).
    – Vivre la démocratie : expérimenter concrètement le pouvoir d’influence sur leur milieu.

    – Méthodes et outils pédagogiques.
    – Pédagogies actives : utilisation d’exercices, de jeux de rôle, de discussions pour une compréhension ancrée dans la pratique.
    – Des activités concrètes pour enseigner l’argumentation et le respect des autres.
    – Projets concrets : organisation d’élections (conseils), mise en place d’instances de démocratie scolaire.

    – Lien entre démocratie et développement socio-économique :
    Le développement socio-économique a fondamentalement besoin de citoyens ayant un sens démocratique, car la démocratie crée un environnement propice à la participation citoyenne, à la bonne gouvernance et à la réduction des inégalités, favorisant ainsi l’innovation, la stabilité politique et l’alignement des politiques publiques avec les besoins réels de la population, conduisant à un développement plus inclusif et durable.
    – Un sens démocratique fort chez les citoyens est un moteur du développement, car il assure que ce dernier soit ancré dans les valeurs de justice, de participation et de bien-être collectif, et non uniquement dans des objectifs économiques abstraits.

    Dr. Jamel Tazarki, Mathématicien

  3. Hannibal

    Répondre
    2 janvier 2026 | 8h04

    Oui, la Tunisie doit se débarrasser DU PROFIL DE GRAND OPPORTUNISTE QUI LA FRAGILISE AU PLUS HAUT POINT.
    Arrêtons cette mascarade. La Tunisie mérite mieux!

  4. Fares

    Répondre
    1 janvier 2026 | 21h01

    C’est la rentrée des classes

    Saied semble appliquer la même méthode qui lui a permis de conserver un poste d’assistant à l’université sans trop se fatiguer et sans présenter une thèse de Doctorat de 3 ème cycle (enfin il en a présenté une qui a été refusée, un fait très rare dans le milieu académique, et Saied n’a jamais tenté de présenter une autre préférant accuser les rapporteurs de traîtres qui ont volé ses travaux de « recherche », mais passons.

    Un prof du secondaire ou à l’université peut s’en sortir avec le même discours de rentrée pendant toute sa carrière puisque à chaque année une nouvelle promotion rapplique à l’exception de quelques redoublants. Par contre, on ne peut pas continuer à mentir à un peuple pendant sept ans leur promettant ces fameuses innovations législatives!!! Le peuple ne change pas selon la même vélocité que celle d’une classe d’étudiants. Ça ne sert à rien de persister à suivre une méthode qui a déjà prouvé son échec, à moins qu’on n’a rien d’autre à essayer ou à proposer.

  5. HatemC

    Répondre
    1 janvier 2026 | 18h57

    L’usage du discours nationaliste et de la promesse de grandeur pour consolider une base populaire, surtout lorsque les indicateurs économiques (inflation, chômage, pénuries) sont au rouge.
    ​Bien que Kais Saied (KS) et Abdelmadjid Tebboune aient des styles différents, ils partagent effectivement cette rhétorique de la « souveraineté retrouvée ».
    ​Pour maintenir l’illusion de contrôle malgré des bilans contestables, les deux chefs d’État utilisent des leviers similaires pour camoufler leurs échecs

    ​Tebboune : Multiplie les déclarations sur une Algérie devenue « 3ème économie mondiale » (en termes de croissance parfois, mais présenté de façon ambiguë) ou leader africain incontesté. C’est une stratégie de prestige de façade…. il est devenu la risée des réseaux sociaux…. « nous sommes les 1er au monde…. les meilleurs au monde …l’Indonésie va investir 30 milliards de $… dans quoi ? L’industrie (ca reste vague ) mais ça plaît comme discours ….

    ​Saied : Promet une « nouvelle République » et une prospérité qui viendrait par une purification morale de la société, sans jamais présenter de plan de relance économique chiffré.

    ​Le paradoxe : Plus le bilan réel est faible, plus le discours devient radical et nationaliste pour compenser le vide…. 2 clowns ….HC

  6. Roberto Di Camerino

    Répondre
    1 janvier 2026 | 16h22

    1. **Il a affirmé** que la réponse aux revendications populaires ne se limiterait pas à des promesses creuses, mais se traduirait par des réalisations concrètes et tangibles sur l’ensemble du territoire.
    *Encore faudrait-il qu’il en ait la capacité.* À ce jour, tout indique qu’il en est incapable : absence de vision, improvisation permanente et méconnaissance flagrante des réalités économiques et sociales.

    2. **Il a soigneusement éludé** la question essentielle de l’amnistie des détenus politiques et des prisonniers d’opinion. Ce silence n’est ni anodin ni accidentel : il traduit une volonté assumée de perpétuer la répression et de gouverner par la peur.

    3. **Le slogan « Palestine libre, Al-Qods pour capitale »**, martelé une fois de plus, est usé jusqu’à la corde. Répété mécaniquement, sans la moindre stratégie diplomatique ou politique crédible, il sonne creux et relève davantage de l’incantation populiste que d’un positionnement réaliste ou efficace.

    • Fares

      Répondre
      1 janvier 2026 | 19h49

      Un détenteur de la vérité absolue ou un homme déconnecté des réalités de la Tunisie qui prêche dans sa propre chambre à écho ?

      Après 7 ans, chacun et chacune est apte à se faire une opinion éclairée du phénomène.

  7. le financier

    Répondre
    1 janvier 2026 | 16h12

    Il fait du erdogan et du sissi . Cet homme qui parle de capital humain est tout ce qui represente la mediocrité l incompetence et la méchanceté. A part degager ennahda il n a rien accompli et le pays est pire maintenant que sous nahda

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