L’Iran est secoué depuis cinq jours par les plus importantes manifestations enregistrées dans le pays depuis trois ans, sur fond de flambée des prix et d’effondrement du pouvoir d’achat. Jeudi 1er janvier 2026, ces mobilisations ont franchi un nouveau seuil, avec des heurts violents et plusieurs décès signalés dans différentes régions du pays.
Selon des organisations de défense des droits humains, des rassemblements ont notamment eu lieu jeudi dans la ville de Marvdasht, dans la province méridionale de Fars. Ces mobilisations s’inscrivent dans un mouvement de contestation plus large, alimenté par une inflation galopante et la dépréciation continue de la monnaie nationale.
Dans l’ouest du pays, la situation a dégénéré à Lordegan, où de violents affrontements ont opposé les forces de sécurité à des manifestants. L’agence iranienne Fars, citant une « source informée », a évoqué plusieurs morts lors de ces heurts survenus jeudi matin entre la police et des protestataires armés. De son côté, l’ONG Hengaw affirme que les forces de sécurité ont ouvert le feu sur les manifestants, faisant des morts et des blessés.
Les tensions se sont également intensifiées ailleurs dans le pays. Les Gardiens de la Révolution ont annoncé jeudi la mort d’un membre de la milice Basij à Kuhdasht, dans l’ouest de l’Iran, précisant que treize autres miliciens avaient été blessés. Hengaw a par ailleurs rapporté qu’un manifestant avait été tué mercredi dans la province centrale d’Ispahan. Un autre décès, celui d’un membre des forces de sécurité, aurait également été enregistré dans la nuit précédente, selon des sources locales.
Cette montée de la violence intervient alors que la colère populaire est attisée par la dégradation rapide de la situation économique. Le rial iranien continue de s’effondrer sous le poids des sanctions occidentales, perdant près de la moitié de sa valeur en un an. Mardi, la monnaie nationale a atteint un niveau historiquement bas, s’échangeant autour de 1.400.000 rials pour un dollar, selon des données compilées par des plateformes spécialisées.
Face à la contestation, l’exécutif iranien a affirmé vouloir privilégier le dialogue, tout en ayant recours par le passé à une répression sévère contre des mouvements similaires. Le pays avait déjà connu des protestations liées à la hausse des prix en 2022, notamment autour du pain. En 2023, la mort de Mahsa Amini, jeune femme kurde décédée après son arrestation par la police des mœurs, avait déclenché un vaste mouvement de protestation, violemment réprimé par les autorités.
R.B.H











2 commentaires
Gg
@ RBH
Je ne vois que ce biais pour vous inviter à vous connecter sur le mouvement populaire en Iran.
Lisez le…
https://m.facebook.com/femmeazadi/
Gg
Vous évoquez par deux fois « la contestation alimentée par une inflation galopante et la dépréciation continue de la monnaie nationale », mais vous ne dites rien de la répression impitoyable que ce régime inflige à un peuple qui explose de ne pouvoir vivre et s’exprimer librement.
La torture, les exécutions -1500 en 2025-, les prisons, la police des moeurs, l’oppression des femmes, ce peuple crie NON de toutes ses forces.
On voit même des banderolles affirmer que gaza n’est pas leur problème, les iraniens veulent VIVRE pleinement.
A suivre, c’est un grand peuple sur tous les plans civilisationnels, il parviendra à jeter les ayatollahs…