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Grand Tunis : la colère face à une coupure d’eau qui s’éternise

Par Nadya Jennene

La nuit est passée, minuit a sonné, puis les heures ont défilé… mais l’eau, elle, n’est toujours pas revenue. Dans plusieurs quartiers du Grand Tunis, la patience des habitants s’est muée en exaspération, puis en colère ouverte, après une coupure d’eau potable qui se prolonge bien au-delà des délais annoncés par la Société nationale d’exploitation et de distribution des eaux (Sonede).

Depuis jeudi 1er janvier 2026, d’importantes perturbations, allant jusqu’à des coupures totales de l’approvisionnement, touchent de vastes zones de la capitale et de sa périphérie. En cause, selon la Sonede, un incident technique survenu à l’aube : une rupture sur une conduite majeure de transfert d’eau, aux conséquences immédiates pour des milliers de foyers.

Les quartiers d’El Omrane Supérieur — Hay Ettahrir, Hay Ibn Khaldoun, Hay Errafaha —, ceux d’El Manar et d’El Menzah, Ennasr 1 et 2, ainsi que de larges zones de l’Ariana, de la Soukra et de Raoued, se sont réveillés vendredi 2 janvier sans eau, parfois depuis de longues heures, parfois depuis plus d’une journée.

Dans son communiqué, la Sonede a assuré que les équipes techniques étaient mobilisées sans interruption et que la reprise de l’approvisionnement devait intervenir de manière progressive à partir de minuit dans la nuit de jeudi à vendredi. Une annonce qui, sur le terrain, sonne aujourd’hui comme une promesse non tenue. À l’heure où ces lignes sont écrites, de nombreux habitants affirment n’avoir constaté aucun retour de l’eau. 

Sur les réseaux sociaux et dans les discussions de quartier, la colère est palpable. Les témoignages se multiplient : familles contraintes de stocker de l’eau à la hâte, personnes âgées laissées sans solution, commerces et cafés paralysés, ménages excédés par des coupures devenues trop fréquentes.

La vidéo des travaux en cours publiée dans la nuit de jeudi par la Sonede peine à apaiser des habitants déjà à bout. Pour beaucoup, la panne actuelle ravive un sentiment plus profond : celui d’un service public fragilisé, incapable d’anticiper, de prévenir ou, à défaut, d’informer avec transparence et précision.

N.J

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3 commentaires

  1. HatemC

    2 janvier 2026 | 17h10

    Soyons Réaliste

    Encore un communiqué de la SONEDE qui brille par son impuissance.
    Comment peut-on, en 2026, réduire le Grand Tunis à la soif pour une simple rupture de conduite ?

    La vérité est cruelle : nous vivons sur les restes d’une gloire passée.
    Là où Bourguiba voyait l’édification d’un État moderne et prévoyant, nous ne voyons aujourd’hui qu’un service public en décomposition qui gère la pénurie à coups de vidéos sur Facebook.
    On a cessé de bâtir pour l’avenir, on se contente de subir le présent.
    Le drame actuel est que depuis 50 ans, on se contente de réparer au lieu de renouveler.
    On « bouche les trous » sur des canalisations qui ont dépassé leur durée de vie technique de plusieurs décennies.

    Un pays qui ne peut garantir l’eau et l’électricité à ses citoyens est un pays qui tourne le dos au progrès.
    Le « bon sens » voudrait qu’on arrête les excuses techniques pour entamer enfin les grands travaux de modernisation que ce grand peuple mérite.
    Triste spectacle pour une capitale et le reste du territoire !!! On est tombé si bas … HC

  2. Hannibal

    2 janvier 2026 | 16h25

    Qu’on installe une usine de dessalement d’eau entre les Termes d’Anthonin et l’IHEC. L’utilité publique remplacera alors l’inutilité anti-public 😉

  3. aissaoui nasser

    2 janvier 2026 | 15h07

    c’est aussi cela la Tunisie de 2026. Des pannes en tous genres qui paralysent la vie quotidienne des gens. Soyons quand même indulgents envers ces pauvres damnés qui travaillent d’arrache pied et à des heures impossibles pour rendre la vie moins pénible aux citoyens.
    Pourquoi nos infrastructures sont obsolètes et le pays pays en déclin; la faute est la mauvaise gouvernance du pays et ce, depuis 2011.
    Il faut visiter le Maroc ou l’Egypte pour se rendre compte du gouffre qui nous sépare de ces pays🥲