La chambre criminelle de la Cour d’appel de Tunis a décidé de confirmer, vendredi 2 janvier 2026, le jugement de première instance condamnant le journaliste Mohamed Boughalleb à deux ans de prison, tout en en modifiant la formulation et en assortissant la peine d’un sursis à l’exécution.
Le dossier porte sur une plainte déposée par une enseignante universitaire, qui accuse le journaliste de diffamation et de menaces à travers une publication sur les réseaux sociaux, sur la base du décret-loi 54.
Les faits remontent au mois d’avril 2023. La plaignante reproche à Mohamed Boughalleb d’avoir publié, sur son compte Facebook personnel, un commentaire qu’elle estime attentatoire à sa dignité et constitutif de menaces à son encontre.
Dans cette affaire, Mohamed Boughalleb avait été condamné en première instance, en juillet 2025, à deux ans de prison. La décision faisait l’objet d’un appel devant la Cour d’appel de Tunis, laquelle a donc décidé d’en confirmer le principe, tout en suspendant l’exécution de la peine.
Par ailleurs, le journaliste était concerné par une autre affaire distincte impliquant le ministère des Affaires religieuses. Il avait été condamné en avril 2024 à six mois de prison pour avoir attribué des faits non avérés à un fonctionnaire public, en lien avec des déclarations faites lors d’une émission radiophonique au sujet d’un véhicule administratif. Cette peine avait été portée à huit mois en appel, en juin 2024, et a été intégralement exécutée.
Depuis le 20 février 2025, Mohamed Boughalleb bénéficie d’une mise en liberté conditionnelle après avoir purgé environ onze mois de détention dans le cadre de l’affaire liée à la publication sur les réseaux sociaux. Il restait toutefois soumis à des mesures restrictives, notamment une interdiction de quitter le territoire et l’obligation de se présenter aux audiences, en attendant l’issue définitive de la procédure.
M.B.Z










