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Hannibal Mejbri : la déclaration qui enflamme les réseaux après la défaite face au Mali

Par Sarra Hlaoui

Les propos de Hannibal Mejbri continuent de faire le tour des réseaux sociaux, au lendemain de la défaite de la sélection tunisienne face au Mali. Visiblement affecté par le résultat, le milieu de terrain tunisien s’est livré à une déclaration spontanée et tendue, rapidement devenue virale, relançant le débat sur la responsabilité des médias, la gestion du football national et, plus largement, l’état du sport tunisien.

Face aux journalistes, le joueur s’est adressé directement aux médias, les appelant à assumer leur rôle et à dénoncer les dysfonctionnements. « Vous pouvez parler, vous êtes les médias, vous devez parler de ça », lance-t-il, avant d’exprimer son ras-le-bol face aux critiques visant les joueurs. « Même quand on vous insulte, il faut continuer de parler », insiste-t-il. 

Dans un échange confus mais chargé d’émotion, Hannibal Mejbri martèle que les médias constituent « la voix du pays » et qu’ils sont les premiers responsables pour exposer les problèmes structurels. « Tout le monde vous regarde », ajoute-t-il, avant de conclure : « Je suis victime », une phrase largement reprise et commentée sur les plateformes sociales.

Cette sortie médiatique a été suivie par une autre déclaration tout aussi percutante, dans laquelle le joueur dresse un constat sévère sur la situation du pays, affirmant que la Tunisie est « en retard sur tous les plans ». Selon lui, le chantier est si vaste qu’il faudrait « tout recommencer à zéro », des propos qui ont suscité une vague de réactions contrastées.

Sur les réseaux sociaux, les internautes se divisent. Certains saluent le courage et la franchise d’un joueur qu’ils estiment sincère et lucide, parlant « à chaud » après une défaite difficile. D’autres lui reprochent un discours maladroit, jugé excessif, voire déplacé, dans un contexte déjà tendu autour de la sélection nationale.

Quoi qu’il en soit, les déclarations de Hannibal Mejbri ont dépassé le cadre sportif pour nourrir un débat plus large sur la responsabilité collective, le rôle des médias et les limites de la critique envers les joueurs.

S.H

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9 commentaires

  1. Larry

    5 janvier 2026 | 8h53

    Attendons nous aussi à de belles excuses pour la Coupe du Monde….
    Hahahahaha….

  2. Giumichel575

    4 janvier 2026 | 23h06

    Seuls les pseudo-nationalistes dénoncent les paroles de Hannibal qui porte bien son prénom. Ils sont dans le deni et mentent à eux-mêmes. Nous sommes nombreux à avoir été au Maroc que je connais depuis longtemps. Pas seulement ce pays. Il est vrai que la Tunisie a pris plusieurs trains de retard sur tous les plans depuis cette révolution censé améliorer la situation. Le pays est en décadence. Il touche le fond du trou et ne se relèvera pas avant longtemps. J’exclu les incivilités au quotidien et le nombre de personnes souffrant de troubles psychologiques. Tout ça a des conséquences sur les infrastructures sportives et les associations sportives. Un championnat qui baisse de niveau et des joueurs qui vivent entre salaires versés avec beaucoup de retard, des terrains et conditions dignes des pays sous-developpés, la gangrène de la corruption, et des tricheries à la faveur des équipes les plus aisées. Un tout qui fausse les resultats et freine la qualité de jeu. Ce dernier ne peut plus s’adapter aux compétitions internationales. Puisque les buts parfois sont plus  » marqués » par l’arbitre que les joueurs. Et ce dernier pour évoluer se sent dans l’obligation de le faire sinon sa carrière est brisée. C’est à l’image des entreprises privées et publiques tunisiennes. Les pistons , les recommandations et le clientélisme. Tout ça fait fuir les tunisiens vers l’étranger. Et concernant l’équipe nationale on se croyait débarrassé du clivage entre clubs sur fond de régionalisme. Du fait que ce débat ne peut plus avoir lieu pour les joueurs de champs, tout le monde s’est concentré sur les gardiens de but pour la deuxième fois et pour
    deux compétitions continentales et orchestré par les médias et des plateaux télés qui invitent d’ancien joueurs qui n’ont aucun niveau et des ratés en plus depuis la fin de leur carrière . Or le problème n’est en aucun cas les gardiens mais le reste. Aujourd’hui les joueurs sont composés de binationaux qui savent d’avance qu’ils ont peu de chance d’être sélectionné dans leur autre pays. Ils optent pour la Tunisie mais ne trouvent pas les conditions appropriées pour leur réussite. Voilà que tout succès est suivi de discours chauvins mais depuis même les années 2000 ils ne sont qu’éphémère. Et nous continuons de vivre dans le deni. Il faut aussi savoir que contrairement à plusieurs pays africains y compris ceux qui étaient  » plus faibles  » que nous ,nos TER sont dans des clubs moyens. Toute ces conditions réunis, il est tout fait normal que d’autres échecs viendront par la suite. Un mot sur nos stades qui sont une honte. Nous sommes la risée de l’Afrique et du monde arabe . Et si la Tunisie aurait été qualifié aux tirs au but on aurait crié à la victoire jusqu’à l’élimination. Quand je pense que des personnes à la cervelle réduite nous ont classé parmi les favoris de cette CAN. Je ne sais pas s’il faut en rire ou en pleurer. Moi qui n’a pas de sympathie pour les immigrés de France et leur esprit un peu rétrograde, il s’avère qu’ils ont fait preuve de nationalisme plus que les locaux. Rien qu’à les lire sur les réseaux sociaux malgré leurs difficultés à écrire correctement en français. De toute façon c’est la descente aux enfers.

  3. HatemC

    4 janvier 2026 | 18h55

    Le football n’est que le miroir grossissant des échecs structurels du pays.

    L’ossature de l’équipe nationale est une « greffe étrangère ».
    La Tunisie ne produit plus ses propres talents de haut niveau, elle les « importe » de la formation française.

    Sans les binationaux formés à Lyon, Paris ou Marseille, la sélection tunisienne n’existerait probablement plus sur la scène internationale.

    Quand Mejbri dit qu’il faut « tout recommencer à zéro », il parle du terrain.
    – Manque de terrains : Les pelouses tunisiennes sont souvent impraticables, ce qui empêche le développement d’un jeu technique dès le plus jeune âge.
    – Absence de formateurs : Être un ancien joueur ne suffit pas pour être formateur. La Tunisie manque de techniciens diplômés en pédagogie sportive moderne.
    – Vision à court terme : Les clubs tunisiens sont gérés pour gagner le prochain match ou la prochaine élection interne, jamais pour construire une académie sur 10 ans.

    En Tunisie, l’entraîneur national se retrouve souvent dans une position impossible :
    – Il doit bricoler une équipe avec des joueurs ayant des cultures tactiques totalement différentes (ceux de France vs ceux du championnat local).
    – Il subit la pression d’un public et de médias qui exigent des miracles sans que les fondations ne soient posées.
    – Il est souvent le fusible d’un système fédéral qui refuse de se réformer.

    Alors que la Tunisie navigue à vue, le Maroc a compris que pour réussir, il faut marcher sur deux jambes : une formation locale d’élite et une intégration intelligente de la diaspora.

    Contrairement à la Tunisie où l’on compte sur le hasard, le Maroc a investi massivement dans l’Académie Mohammed VI.
    Infrastructures de classe mondiale : Des terrains, des pôles médicaux et des centres d’études qui n’ont rien à envier aux clubs européens.

    La Tunisie, en revanche : Elle reste sur des centres de formation délabrés où les jeunes s’entraînent parfois sur du sable ou du synthétique usé, sans aucun suivi pédagogique ou nutritionnel.

    Le problème est politique et administratif.
    Pour construire une académie comme celle du Maroc, il faut de la stabilité, de l’argent et surtout, éloigner les « illettrés » et les « corrompus » de la gestion sportive. Au Maroc, le football a été décrété « chantier national ». En Tunisie, il est utilisé comme un « calmant social » pour détourner l’attention des problèmes économiques.

    • Giumichel575

      4 janvier 2026 | 23h10

      Hatem C. Bravo pour ton article . Mes félicitations. Tout est dit.

  4. Tunisino

    4 janvier 2026 | 15h54

    En retard sur tous les plans! Oui, avec des littéraires et des illettrés qui sèment la médiocrité et l’échec sur tous les plans. Les derniers de la classe sont en train de gouverner depuis 2011, aucune vision sauf d’atteindre le pouvoir pour s’emmerder et emmerder 12 millions d’orphelins. Que coute t-il de faire de la pression sur des incompétents et des corrompus pour qu’ils se serrent la ceinture? Rien, sauf que les littéraires et les illettrés sont incapables de rêver, le futur pour eux n’existe pas, ils sont très limités et trop égoïstes pour servir les sinistrés tunisiens.

    • HatemC

      4 janvier 2026 | 18h21

      Très juste, et j’ai repris vos termes  » « littéraires et illettrés  » ( intervention de Ahmed Saidani )qui ont fait tilt dans ma tête … et l’image est tellement juste pour désigner ces gens qui dirigent ce pays depuis 2011, ceux qui ont pris en otage notre pays … dont ce Saidani ….

  5. Vladimir Guez

    4 janvier 2026 | 15h09

    Ta génération est complice Hannibal. Elle est majoritaire et pourtant elle se laisse dicter ses choix par les générations de vieux qui ont échoué dans tous les domaines. Cet aeropage malsain de pauvres types qui baignent dans un attardement mental qui va du moyen age des fondamentalistes et s’arrête dans le meilleur des cas aux années 70 pour les socialos , panarabistes, decolo-indigenistes, et autres abruttis qui n’arrivent a se définir que par leur « anti », capitalisme, impérialisme, sionisme … a fait prendre un retard qui s’accélère au lieu de se résorber.

  6. Judili58

    4 janvier 2026 | 13h20

    Nous sommes nombreux à avoir fait ce constat depuis de nombreuses années. Notre football ne produit plus de joueurs compétitifs, notre compétition nationale ne suscite aucun engouement , notre football ne s’exporte pas, nos infrastructures d’entraînement et de compétitions sont obsolètes quand elles existent. Nos structures sportives ( Ministère, Fédération, Clubs ) sont d’un autre âge. Il est vrai que nous n’avons pas besoin de politique dans le sport mais nous avons besoin d’une POLITIQUE SPORTIVE en accord avec les exigences actuelles et futures du sport. Cette politique doit reposer sur une véritable stratégie avec ses programmes, ses objectifs, son organisation et ses moyens humains et matériels.

  7. zaghouan2040

    4 janvier 2026 | 13h08

    Oui il faut absolument tout recommencer à zéro
    Ce qui suppose l’éradication du système d’aliénation collective actuel dû à 80 années de dictaturie de basse police de bureaucratie hautement toxique de nivellement de l’Etat de droit de destruction de l’intelligence et de la créativité