La Fédération Tunisienne de Football (FTF) a annoncé aujourd’hui, dimanche 4 janvier 2026, par un communiqué officiel, la rupture à l’amiable du contrat avec l’ensemble de l’encadrement technique de l’équipe nationale A. Cette décision intervient au lendemain du match Tunisie–Mali et de l’élimination des Aigles de Carthage en huitièmes de finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN).
Le bureau fédéral précise qu’il s’agit d’une séparation « d’un commun accord » avec le staff technique conduit par Sami Trabelsi. Aucun nom de remplaçant n’a encore été communiqué. La FTF doit prochainement nommer un nouveau staff pour préparer les prochaines échéances.
Cette décision souligne la volonté de la Fédération de redresser rapidement les performances de la sélection nationale après cette sortie prématurée de la CAN.
S.H











3 commentaires
tanit
J’ai ajouté la fédération de tennis parce qu’elle est mal gérée, comme sûrement d’autres fédérations.
Les Tunisiens ont du potentiel mais les dirigeants s’en moquent.
HatemC
e football n’est que le miroir grossissant des échecs structurels du pays.
L’ossature de l’équipe nationale est une « greffe étrangère ».
La Tunisie ne produit plus ses propres talents de haut niveau, elle les « importe » de la formation française.
Sans les binationaux formés à Lyon, Paris ou Marseille, la sélection tunisienne n’existerait probablement plus sur la scène internationale.
Quand Mejbri dit qu’il faut « tout recommencer à zéro », il parle du terrain.
– Manque de terrains : Les pelouses tunisiennes sont souvent impraticables, ce qui empêche le développement d’un jeu technique dès le plus jeune âge.
– Absence de formateurs : Être un ancien joueur ne suffit pas pour être formateur. La Tunisie manque de techniciens diplômés en pédagogie sportive moderne.
– Vision à court terme : Les clubs tunisiens sont gérés pour gagner le prochain match ou la prochaine élection interne, jamais pour construire une académie sur 10 ans.
En Tunisie, l’entraîneur national se retrouve souvent dans une position impossible :
– Il doit bricoler une équipe avec des joueurs ayant des cultures tactiques totalement différentes (ceux de France vs ceux du championnat local).
– Il subit la pression d’un public et de médias qui exigent des miracles sans que les fondations ne soient posées.
– Il est souvent le fusible d’un système fédéral qui refuse de se réformer.
Alors que la Tunisie navigue à vue, le Maroc a compris que pour réussir, il faut marcher sur deux jambes : une formation locale d’élite et une intégration intelligente de la diaspora.
Contrairement à la Tunisie où l’on compte sur le hasard, le Maroc a investi massivement dans l’Académie Mohammed VI.
Infrastructures de classe mondiale : Des terrains, des pôles médicaux et des centres d’études qui n’ont rien à envier aux clubs européens.
La Tunisie, en revanche : Elle reste sur des centres de formation délabrés où les jeunes s’entraînent parfois sur du sable ou du synthétique usé, sans aucun suivi pédagogique ou nutritionnel, et des stades d’un autre âge. MEME CELUI DE RADES N’EST PLUS AUX NORMES
Le problème est politique et administratif.
Pour construire une académie comme celle du Maroc, il faut de la stabilité, de l’argent et surtout, éloigner les « illettrés » les guelli w guoutlik et les « corrompus » de la gestion sportive.
Au Maroc, le football a été décrété « chantier national ».
En Tunisie, il est utilisé comme un « calmant social » pour détourner l’attention des problèmes économiques…HC
tanit
Tout à fait d’accord avec toi HatemC.
Les dirigeants en Tunisie, politique ou autre, ont une vision à court terme, le temps de se maintenir au pouvoir.
Autrement dit, ils gouvernent ou ils dirigent pour leur intérêt personnel.
Pour moi, le ministre du sport et de la jeunesse et les responsables de la fédération du football, du tennis devraient sauter.
Hannibal privé de ses droits civiques, comme tous les binationaux, a raison d’avoir dit « la Tunisie est en retard dans tous les domaines ».
Un binational discriminé qui s’est montré plus patriote que les gueux mono-nationaux.