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Séjour en Jordanie : l’ambassade de Tunisie met en garde contre des sanctions renforcées

Par myriam ben zineb


L’ambassade tunisienne à Amman a mis en garde les ressortissants tunisiens se rendant en Jordanie contre des modifications récentes apportées à la législation locale relative au séjour des étrangers, assorties de sanctions financières alourdies.

Dans un communiqué publié mercredi 7 janvier 2026, l’ambassade tunisienne à Amman indique que les autorités jordaniennes ont amendé la loi sur la résidence et les affaires des étrangers. Désormais, tout étranger souhaitant séjourner dans le Royaume hachémite de Jordanie pour une durée excédant deux semaines est tenu de se présenter auprès de l’administration de la résidence et des frontières, de l’un de ses bureaux régionaux ou du centre de sécurité compétent afin de déclarer son lieu de résidence et ses informations personnelles.

Le non-respect de cette obligation expose le contrevenant à une amende portée à 200 dinars jordaniens, soit l’équivalent d’environ 282,48 dollars américains.

Sanctions renforcées pour les hébergeurs

Le communiqué précise également que l’article 14 de la même loi a été durci. Il prévoit désormais une amende de 200 dinars jordaniens à l’encontre de toute personne qui héberge un étranger ou lui fournit un logement ou un lieu de résidence, à titre gratuit ou payant, sans en informer les autorités compétentes dans un délai de 48 heures à compter de son arrivée ou de son départ.

L’ambassade appelle ainsi les citoyens tunisiens concernés à se conformer strictement à ces nouvelles dispositions afin d’éviter toute sanction lors de leur séjour en Jordanie.

M.B.Z

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Commentaire

  1. HatemC

    7 janvier 2026 | 19h40

    Ce type de disposition vise surtout :
    – le suivi administratif des résidents étrangers
    – la sécurité intérieure
    – la lutte contre les séjours irréguliers ou non déclarés

    Certains pays “à risque” sont clairement dans le viseur, dont la Tunisie

    Oui, officiellement la mesure est générale, mais dans les faits, elle est clairement pensée avec une logique de gestion du risque sécuritaire, et certains pays sont forcément dans le radar, même s’ils ne sont jamais nommés.
    Les États ne font jamais des lois de sécurité “neutres” dans leur tête
    Ils les écrivent générales juridiquement, mais elles sont motivées par des profils, des flux et des précédents précis

    La Jordanie est :
    – en première ligne régionale (Syrie, Irak, Palestine)
    – un pays très stable politiquement, mais fragile sécuritairement
    – un État qui a déjoué plusieurs projets terroristes ces dernières années

    Elle sait très bien que le danger ne vient pas des touristes européens, mais :
    – de zones ayant connu une radicalisation massive
    – de pays ayant fourni un contingent important de combattants jihadistes

    Et là, oui, la Tunisie est concernée (factuellement), elle n’est pas nommée mais visée comme d’autres pays l’Algérie; la Libye …

    Sans stigmatiser les individus, les faits sont documentés :
    La Tunisie a été, proportionnellement, l’un des premiers fournisseurs de jihadistes en Syrie et en Irak … HC