Heure de Tunis :
Plus de prévisions: Meteo 25 jours Paris
Light
Dark

La mobilisation contre l’injustice et pour les libertés reprend à Tunis 

Copyright : Marwen S’hili pour Business News

Par Nadya Jennene


Une nouvelle marche de protestation contre l’injustice et en faveur des libertés publiques a démarré dans l’après-midi du samedi 10 janvier 2026. Baptisée « L’injustice est un appel à la révolte », la mobilisation s’est élancée, à partir de 15 heures, depuis la piscine du Belvédère, pour emprunter l’avenue menant au boulevard Habib-Bourguiba, cœur symbolique des mouvements populaires à Tunis.

Ironie, détournement et slogans politiques

Des centaines de manifestants se sont rassemblés dans une atmosphère à la fois déterminée et ironique, mêlant revendications politiques, formules satiriques et détournements assumés de slogans associés aux partisans du président Kaïs Saïed. Une manière, pour les protestataires, de retourner le discours officiel et d’en souligner les contradictions.

Parmi les messages les plus visibles, une grande banderole a marqué les esprits. On pouvait y lire : « Ni Farazdaq ni Jarir : la Tunisie est devenue une vaste prison », une formule empruntée aux références littéraires régulièrement mobilisées dans le discours du président Kaïs Saïed, détournée ici pour dénoncer l’enfermement politique et l’absence de liberté d’expression.

Vie chère et dérives autoritaires dénoncées

D’autres slogans, scandés sur un ton volontairement sarcastique, ont également rythmé la marche : « Avance, Kaïs, avance, nous te suivons au son du tambour : pauvreté, fascisme et entreprises communautaires ». Une formule dénonçant les difficultés économiques, les dérives autoritaires et certaines orientations politiques contestées.

Les manifestants ont également lancé : « Ni farine ni fromage, Kaïs Saïed à Carthage », une critique acerbe de la vie chère et des pénuries, opposées à la distance perçue entre le pouvoir et les réalités quotidiennes des citoyens. Un autre slogan, repris et détourné des partisans du président, a également été scandé : « Le peuple veut Kaïs de nouveau ».

Par son itinéraire, ses mots et ses références, cette marche s’inscrit dans la continuité des mobilisations citoyennes qui font du centre de Tunis un espace de revendication politique et sociale. Les organisateurs et les participants entendent, à travers cette démonstration, réaffirmer leur attachement aux libertés, à la justice et à la dignité, tout en exprimant leur rejet de ce qu’ils considèrent comme un climat d’injustice et de régression des droits.

N.J

Subscribe to Our Newsletter

Keep in touch with our news & offers

Contenus Sponsorisés