Le président de la Chambre nationale syndicale du commerce du textile et du prêt-à-porter, Mohsen Ben Sassi, a indiqué, lundi 12 janvier 2026 sur les ondes de la Radio nationale, que la question de l’inclusion des nouvelles collections dans les soldes fait actuellement l’objet d’un examen, dans un contexte de révision annoncée du cadre juridique régissant les promotions commerciales.
Il a rappelé que, selon la législation en vigueur, un article ne peut être soldé que s’il a été exposé à la vente pendant au moins 90 jours. Cette disposition explique que certaines pièces récemment mises en rayon, issues des nouvelles collections, ne puissent pas être intégrées aux opérations de soldes, ce qui suscite régulièrement des interrogations chez les consommateurs.
Estimant que cette règle ne correspond plus aux réalités actuelles du marché, Mohsen Ben Sassi a souligné que le secteur du prêt-à-porter a profondément évolué, tant en termes de cycles de collections que de pratiques commerciales. Dans ce cadre, la Chambre nationale syndicale plaide pour une actualisation de la loi afin de permettre, à terme, une plus grande flexibilité, y compris la possibilité d’intégrer certaines nouvelles collections dans les périodes de soldes, sous des conditions clairement définies.
Des discussions sont, selon lui, engagées avec la Direction générale de la concurrence et des prix pour revoir l’ensemble du dispositif encadrant les promotions. L’objectif est d’instaurer plus de transparence et de mettre fin aux pratiques informelles, en imposant la déclaration préalable des opérations promotionnelles, avec des listes de produits concernées et des taux de réduction réels, afin de faciliter le contrôle par les services régionaux du ministère du Commerce.
Cette réflexion s’inscrit dans le contexte du lancement anticipé des soldes d’hiver 2026, prévues à partir du 29 janvier pour une durée de six semaines, et susceptibles d’être prolongées exceptionnellement jusqu’à la fin du mois de Ramadan. Pour le responsable professionnel, l’enjeu dépasse la seule question du calendrier : il s’agit de garantir la réussite de la saison en adaptant le cadre légal aux mutations du secteur, tout en préservant une concurrence loyale et la protection du consommateur.
M.B.Z










