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Affaire « Namaa Tounes » : deux ans de prison ferme contre Abdelkarim Slimane pour blanchiment d’argent

Par Sarra Hlaoui

La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de corruption financière près le tribunal de première instance de Tunis a rendu, lundi 12 janvier 2026, son verdict dans l’affaire impliquant Abdelkarim Slimane, trésorier de l’association « Namaa Tounes », ainsi que d’autres accusés. À l’issue de l’audience, la juridiction a condamné Abdelkrim Slimane à deux ans de prison ferme pour des faits de blanchiment d’argent et de violation de la législation relative aux changes.

Cette affaire remonte au mois de janvier 2023, date à laquelle le juge d’instruction en charge du dossier avait émis un mandat de dépôt à l’encontre d’Abdelkarim Slimane pour les mêmes chefs d’accusation. Depuis, le dossier a connu plusieurs audiences avant que la chambre criminelle ne statue sur le fond.

Une défense axée sur le cumul des poursuites

Lors de l’audience, la défense d’Abdelkarim Slimane, actuellement détenu, a fait valoir que les faits reprochés à son client avaient déjà été examinés par la justice dans le cadre de l’affaire « Instalingo ». Dans ce dossier, Abdelkarim Slimane avait été condamné à quatorze ans de prison ferme, assortis d’une amende de 180 mille dinars et de la confiscation de ses biens. Les avocats ont ainsi soulevé la question du cumul des poursuites pour des faits qu’ils estiment connexes.

Abdelkarim Slimane est connu comme l’un des cadres du mouvement Ennahdha. Il figure également parmi les fondateurs de l’association « Namaa Tounes » ainsi que de l’association caritative « Marhama pour les services caritatifs ». Après la révolution, il a créé une dizaine d’entreprises opérant notamment dans les secteurs de l’immobilier, de l’agriculture et de la production audiovisuelle, disposant, selon le dossier, de capitaux importants.

Par ailleurs, la défense des familles des martyrs Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi a révélé des éléments figurant dans les dossiers judiciaires, faisant état de 1 676 communications téléphoniques entre Abdelkarim Slimane et Fathi Belaydi, ancien responsable sécuritaire. Ces contacts auraient, selon les avocats, servi à faciliter l’octroi de visas à des individus impliqués dans des réseaux ayant contribué à la radicalisation et à l’acheminement de jeunes Tunisiens vers les zones de conflit, ainsi qu’à l’entrée de fonds en provenance de personnalités qataries.

S.H

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