Le Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux (FTDES) a appelé à la nécessité de mettre en place un plan de sauvetage urgent pour la Pharmacie centrale et le service public de la santé, dans le cadre de politiques publiques alternatives capables de protéger la vie des Tunisiens, afin d’assurer la disponibilité de tous les types de médicaments « sans condition ni restriction ».
Dans un communiqué publié le 13 janvier 2026, le Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux a mis en garde contre « la gravité de cette crise », qu’il attribue aux « dysfonctionnements profonds et persistants » que connaît la Pharmacie centrale, ainsi qu’à la rupture de la relation contractuelle entre la Caisse nationale d’assurance maladie et le syndicat des pharmacies privées, sans solutions alternatives.
Il a estimé que priver des milliers de patients de médicaments, que ce soit en raison d’une rupture totale ou d’un approvisionnement intermittent, ne peut être considéré comme « une simple crise conjoncturelle », mais constitue « une violation grave du droit constitutionnel à la santé et un crime dont la responsabilité incombe à toute personne ayant fait preuve de négligence, de défaillance ou de manipulation dans la gestion du dossier de la santé publique », selon ses termes.
Le Forum a également appelé à l’ouverture d’enquêtes sérieuses afin de déterminer les responsabilités et de poursuivre tous les impliqués dans l’atteinte au droit à la santé, dans le cadre de son suivi de ce qu’il qualifie d’aggravation du manque « aigu et dangereux » de médicaments destinés au traitement des maladies cancéreuses en Tunisie et de nombreuses autres pathologies. Il a insisté sur le fait que « le droit aux soins n’est ni un privilège ni une faveur, mais un droit fondamental inaliénable et non négociable ».
S.F











