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Groenland : la Maison Blanche publie une image aux accents de conquête

Photo - Maison Blanche 13 janvier 2026

Par Raouf Ben Hédi

La Maison Blanche a publié, dans la soirée de lundi à mardi 13 janvier 2026, une image pour le moins troublante sur ses réseaux sociaux, accompagnée d’une légende lapidaire : « Monitoring the situation. » (Nous surveillons la situation).

La photographie, bien réelle et diffusée sur le compte officiel de l’institution américaine, n’est ni un détournement ni le fruit d’un piratage. Elle montre le président Donald Trump, de dos, debout devant une grande fenêtre du Bureau ovale. À travers la vitre, un montage visuel fait apparaître la carte du Groenland, sur laquelle figurent plusieurs repères géographiques. Un territoire observé, scruté et convoité.

Derrière Donald Trump, légèrement sur la gauche de l’image, son vice-président JD Vance est assis et tourne la tête vers lui, dans une posture d’observateur silencieux. La scène est encadrée par les symboles du pouvoir exécutif américain : le drapeau des États-Unis, le sceau présidentiel et les lourds rideaux dorés du Bureau ovale. L’ensemble donne à la composition un caractère à la fois solennel et inquiétant, presque cinématographique.

Cette publication intervient dans un contexte de tensions diplomatiques accrues, au lendemain de nouvelles déclarations offensives de Donald Trump sur le Groenland. Dimanche 11 janvier, à bord d’Air Force One, le président américain a affirmé que les États-Unis obtiendraient ce territoire autonome danois « d’une manière ou d’une autre », estimant qu’en l’absence d’une prise de contrôle américaine, la Russie ou la Chine finiraient par s’y imposer.

Le chef de l’exécutif a exclu toute hypothèse de location à court terme, affirmant vouloir une acquisition formelle. « Nous avons besoin d’un titre de propriété », a-t-il insisté, allant jusqu’à tourner en dérision les capacités de défense du Groenland, qu’il a réduites à « deux traîneaux à chiens ». Il a, en parallèle, invoqué une présence militaire russe et chinoise croissante dans les eaux arctiques pour justifier la nécessité d’une action américaine.

Ces propos ont suscité de vives réactions en Europe. Le Danemark, auquel le Groenland est rattaché, est membre de l’Otan, tout comme les États-Unis. La Première ministre danoise Mette Frederiksen a averti qu’une attaque américaine contre un allié signerait la fin de l’Alliance et de l’ordre sécuritaire hérité de l’après-Seconde Guerre mondiale.

De son côté, le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, a indiqué que des discussions étaient en cours pour renforcer la sécurité collective dans l’Arctique. Plusieurs pays européens — dont la France, l’Allemagne, l’Italie, la Pologne, l’Espagne et le Royaume-Uni — ont exprimé leur soutien au Groenland et au Danemark face aux déclarations américaines.

Dans ce contexte, l’image publiée par la Maison Blanche apparaît comme un message politique à part entière. Sous couvert d’une simple « surveillance de la situation », elle matérialise visuellement une ambition territoriale assumée et contribue à nourrir les inquiétudes quant à une remise en cause brutale des équilibres géopolitiques et des alliances occidentales.

R.B.H

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Commentaire

  1. HatemC

    13 janvier 2026 | 16h10

    Toujours Trump le méchant loup, le prédateur, le malhonnête le Yankee, le Sherif fais moi peur …. et j’en passe des meilleurs …

    Avant même les sorties délirantes – propos tenus par ses détracteurs – de Trump sur le Groenland, la relation Danemark–Groenland était déjà profondément asymétrique, avec des pratiques et politiques qui ont longtemps traité les Inuits comme un peuple “à civiliser” de seconde zone plutôt qu’un peuple égal.
    Ils ont fait du sale les Danois, les exemples sont pas beaux à dire …. comme la stérilisation forcée des Inuits … le Danemark voulait faire disparaitre les inuits par extinction …

    Donc quand Trump arrive avec son idée brutale de “rachat” ou d’expropriation par la force il choque…
    Le Danemark n’a aucun titre de propriété moral, historique ou démocratique sur le Groenland.

    Les États-Unis n’ont pas plus, mais pas moins de légitimité que le Danemark à prétendre “protéger” le Groenland.

    Maintenant parlons de ce Groenland qui figure parmi les territoires avec les taux de suicide les plus élevés du monde,
    – Chômage élevé et dépendance aux aides publiques.
    – Logements souvent inadaptés et surpeuplés.
    – Abus d’alcool et de drogues, violence domestique : souvent conséquences indirectes du colonialisme et de la marginalisation.
    – Marginalisation sociale et de perte culturelle.
    – Problèmes sociaux majeurs (alcool, suicide, marginalisation des jeunes) … ça c’est le Danemark au pays des Inuits …

    Excellent les « refugiés climatiques » de Blanche Gardin …
    https://www.facebook.com/watch/?v=769556323862956