Heure de Tunis :
Plus de prévisions: Meteo 25 jours Paris
Light
Dark

La peine de mort requise contre l’ex-président sud-coréen, après sa tentative de coup de force

Par Raouf Ben Hédi

Le parquet sud-coréen a requis, mardi, la peine capitale à l’encontre de l’ancien président Yoon Suk Yeol, poursuivi pour avoir tenté d’imposer la loi martiale en décembre 2024.

Les procureurs estiment que l’ex-chef de l’État conservateur s’est rendu coupable d’une véritable « insurrection », animée, selon eux, par une volonté de concentration du pouvoir et par un projet de dérive autoritaire visant à instaurer une dictature. Ils ont également souligné l’absence totale de remords de la part de l’accusé, dont les actes auraient gravement menacé l’ordre constitutionnel et les fondements démocratiques du pays.

« Aucune circonstance atténuante ne peut être retenue », ont affirmé les représentants du ministère public, estimant qu’une sanction d’une extrême sévérité s’imposait. La peine de mort, toujours inscrite dans l’arsenal juridique de la Corée du Sud, n’y a toutefois plus été appliquée depuis 1997.

L’audience finale du procès principal s’est ouverte mardi matin. Elle doit permettre à Yoon Suk Yeol de s’exprimer une dernière fois avant la mise en délibéré. Le verdict est attendu le mois prochain.

Pour rappel, dans la soirée du 3 décembre 2024, l’ancien président avait provoqué une onde de choc nationale en annonçant à la télévision l’instauration de la loi martiale. Des unités militaires avaient alors été déployées autour du Parlement afin d’en empêcher le fonctionnement. Quelques heures plus tard, le décret avait été suspendu après que plusieurs députés ont réussi à accéder à l’hémicycle, malgré le dispositif sécuritaire, et à voter son annulation.

Yoon Suk Yeol est jugé depuis février 2025 à Séoul, aux côtés de sept autres accusés, parmi lesquels figurent son ex-ministre de la Défense et l’ancien chef de la police.

R.B.H

Subscribe to Our Newsletter

Keep in touch with our news & offers

Contenus Sponsorisés