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Sherifa Riahi et Sonia Dahmani : une image à contre-courant

Par Sarra Hlaoui

La photo est simple, presque anodine. Sonia Dahmani et Sherifa Riahi y apparaissent souriantes, réunies côte à côte. Mais dans le contexte politique actuel, l’image prend une tout autre dimension. Les deux femmes ont, pendant des mois, connu la détention avant de récemment, retrouver la liberté, dans un climat marqué par la judiciarisation croissante de la vie publique.

À rebours du discours officiel, qui tend à banaliser les arrestations et à les réduire à de simples procédures judiciaires, ce cliché – publié ce soir dimanche 18 janvier 2026 par l’avocat Sami Ben Ghazi – rappelle que derrière chaque dossier se trouvent des parcours, des engagements et des visages bien réels. La prison, loin d’effacer les individus, devient ainsi un épisode parmi d’autres dans des trajectoires qui continuent de s’inscrire dans l’espace public.

Sans mise en scène ni message explicite. La photo de ces deux femmes, qui ont toutes deux connu les affres de la prison et qui se retrouvent aujourd’hui réunies au même endroit, s’impose comme un contre-récit discret. Elle dit l’après, la résilience, mais aussi l’échec d’une stratégie fondée sur l’intimidation et la dissuasion.

Dans une Tunisie où la liberté se négocie désormais au tribunal, cette image rappelle que le politique ne se laisse pas toujours enfermer.

S.H

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Commentaire

  1. HatemC

    18 janvier 2026 | 21h42

    La photographie est d’une grande simplicité.
    Sonia Dahmani et Sherifa Riahi y apparaissent souriantes, réunies côte à côte.
    Aucune mise en scène, aucun slogan, aucun mot d’ordre. Et pourtant, dans la Tunisie de Kaïs Saïed, cette image constitue un événement politique en soi.

    La portée de cette image tient précisément à ce qu’elle ne dit pas explicitement. Elle ne dénonce pas, elle n’accuse pas, elle n’appelle pas à la mobilisation. Elle montre. Et ce faisant, elle fragilise un récit central du pouvoir : celui de l’intimidation comme outil de dissuasion durable.

    Kaïs Saïed ne gouverne pas dans le mensonge cynique classique.
    Il gouverne dans une conviction messianique.

    Il est persuadé d’être l’incarnation du “peuple pur” contre :
    – les élites,
    – les partis,
    – la presse,
    – les juges indépendants,
    – les ONG,
    – et désormais toute voix dissidente.

    Kaïs Saïed a été élu non pas pour gouverner contre les libertés, mais pour gouverner contre la corruption.
    Kaïs Saïed tombera

    Élu démocratiquement, il s’est posé en incarnation directe de la volonté du peuple, au détriment des contre-pouvoirs, des partis politiques, des médias indépendants et d’une magistrature autonome …
    Pauvre Homme je n’aurai aucune empathie pour ce personnage … Ben ali est tombé … Saddam est tombé … Assad est tombé … Moubarak est tombé … Nicolae Ceaușescu est tombé … il tombera aussi … HC