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Nouvelles condamnations contre Elyes Chouachi : neuf ans pour « incitation à s’entretuer »

Par Nadya Jennene

Elyes Chouachi a annoncé, lundi 19 janvier 2026, avoir écopé de nouvelles condamnations judiciaires. Dans une publication sur Facebook, il a affirmé avoir été condamné à neuf ans de prison pour « incitation à s’entretuer ».

Dans son message, Elyes Chouachi a dénoncé une décision qu’il a qualifiée de « farce judiciaire », exprimant son incompréhension et sa colère face à ce qu’il considère comme une dérive répressive.

Selon ses dires, l’administrateur de la page Facebook Scandale, condamné pour les mêmes charges, a, lui, écopé de trois ans de prison.

Elyes Chouachi a ajouté que l’ensemble des peines prononcées à son encontre atteindrait désormais un total de 72 ans de prison.

Cette annonce s’inscrit dans une série de poursuites judiciaires visant Elyes Chouachi. En novembre 2025, le fils du prisonnier politique Ghazi Chouachi avait déjà rendu public le contenu d’un jugement prononcé par le tribunal de première instance à son encontre et à celle du blogueur Mohamed Samti. Il y détaillait les infractions retenues et la peine décidée en première instance, jugement rendu par contumace. Selon les éléments rapportés par Elyes Chouachi, le tribunal a estimé que lui et Mohamed Samti avaient exposé la vie de personnes bénéficiant d’une immunité, en divulguant volontairement des informations permettant de les identifier.

Le jugement leur reproche également d’avoir imputé à des tiers des faits jugés non avérés, avec l’intention de porter atteinte à leur réputation, de leur nuire moralement, d’inciter à l’agression contre eux et d’encourager des discours de haine.

Toujours d’après le récit d’Elyes Chouachi, la juridiction a retenu l’existence d’une entente préalable entre les deux accusés en vue de constituer une association destinée à commettre des actes qualifiés de violents, criminels et terroristes.

Les charges mentionnent aussi l’incitation au port d’armes, le début d’exécution ou l’incitation à y recourir, dans un contexte présenté comme mettant en danger la vie d’autrui.

Les autorités considèrent que les deux prévenus ont nourri un projet collectif visant à renverser le régime, menacer des symboles de l’État, provoquer le désordre, appeler au port d’armes et inciter les citoyens à s’entretuer.

N.J

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