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Rappel des sardines El Manar en France : l’entreprise rassure sur la sécurité des produits en Tunisie

Par Myriam Ben Zineb

Après la polémique née d’un témoignage viral sur les réseaux sociaux faisant le lien entre une intoxication alimentaire présumée en Tunisie et un rappel de sardines en France, la société El Manar a publié, vendredi 23 janvier 2026, un communiqué officiel pour lever toute ambiguïté. Elle affirme que la procédure engagée en Europe est strictement préventive et ne concerne qu’un lot destiné exclusivement au marché français.

Un rappel publié par Rappel Conso pour un taux élevé d’histamine

Le 21 janvier, le site officiel français Rappel Conso a annoncé le rappel « volontaire » du lot n°337/25 du produit « Sardines à l’huile d’olive vierge 125 g », commercialisé notamment dans des enseignes comme Leclerc. Selon l’alerte, ce rappel a été déclenché en raison d’un taux d’histamine anormalement élevé.

L’histamine est une toxine qui peut se développer dans les poissons mal conservés. À forte concentration, elle est susceptible de provoquer des intoxications alimentaires de type scombroïde, se manifestant par des maux de tête, des bouffées de chaleur, des vomissements, des diarrhées, des palpitations et, dans certains cas, des troubles plus sérieux chez les personnes sensibles.

Un rappel déclenché à titre préventif

Dans son communiqué, El Manar précise que le rappel du lot n°337/25 du produit « Sardines à l’huile d’olive vierge 125 g » en France a été décidé volontairement et par mesure de précaution. Cette démarche, souligne l’entreprise, s’inscrit dans le cadre des protocoles de sécurité sanitaire appliqués sur les marchés européens afin d’écarter tout risque potentiel pour le consommateur.

Le rappel concerne uniquement le lot incriminé, expédié exclusivement vers la France, et ne s’étend à aucun autre marché.

Par souci de transparence et de rigueur, El Manar indique avoir lancé des contre-analyses sur le lot concerné, ainsi que des analyses complémentaires portant sur les autres lots de production. L’objectif est de vérifier l’ensemble de la chaîne de qualité et de garantir la conformité des produits aux normes sanitaires en vigueur.

Aucun risque signalé pour le marché tunisien

L’entreprise assure par ailleurs que les produits commercialisés en Tunisie, ainsi que dans les autres pays, peuvent être consommés en toute sécurité. À ce stade, aucune réclamation n’a été enregistrée sur ces marchés, précise-t-elle, contrairement aux inquiétudes exprimées sur les réseaux sociaux.

El Manar insiste sur le fait que le lot rappelé en France n’a pas été distribué localement et que les systèmes de traçabilité permettent d’identifier avec précision la destination de chaque expédition.

Ouverture aux réclamations et priorité à la sécurité

Consciente des interrogations et de l’inquiétude suscitées par cette affaire, la société affirme rester à l’écoute de toute réclamation jugée sérieuse, à condition qu’elle soit accompagnée d’éléments précis, notamment le numéro de lot et la date de production.

Elle conclut en réaffirmant que la sécurité des consommateurs demeure sa « priorité absolue », dans un contexte où l’information, relayée massivement sur les réseaux sociaux, a mis en lumière la sensibilité des questions liées à la sécurité sanitaire et à la communication autour des rappels de produits.

M.B.Z

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5 commentaires

  1. Gore fest

    23 janvier 2026 | 19h22

    Le plus affligeant dans cette histoire, c’est qu’El Manar n’a réagi qu’après avoir vu le post d’une femme qui s’est intoxiquée en mangeant leurs sardines sur Facebook. Elle a fait ses propres recherches et découvert le communiqué français, alors qu’El Manar n’avait absolument rien communiqué en Tunisie — histoire, bien sûr, de continuer à s’en mettre plein les poches au détriment de notre santé. C’est abject.

  2. Khaled abidi

    23 janvier 2026 | 14h21

    Bien sûr tant qu’on est en Tunisie rien de mal ne peut nous arriver,quand Airbus a fait un rappel sur ses a 320 dans le monde entier pour un problème de logiciel paraît il,en Tunisie on a dit que les a320 de Tunis Air n’ont rien d’anormal et voici un rappel sur les sardines en France mais ceux chez nous sont sains, plus menteur que nous tu crève

  3. HatemC

    23 janvier 2026 | 13h38

    C’est pas bon pour le commerce

    https://rappel.conso.gouv.fr/fiche-rappel/21026/Interne

  4. HatemC

    23 janvier 2026 | 13h31

    Le cas El Manar devrait alerter les industriels tunisiens …. ils ont une approche trop « productiviste » et pas assez « marketing ».
    Ils fabriquent d’excellents produits (la sardine tunisienne est réputée pour sa qualité), mais ils échouent souvent sur la mise en marché.

    Beaucoup d’industriels pensent que si un Tunisien aime leur produit, un Français ou un Allemand l’aimera tel quel. C’est une erreur fatale.

    L’erreur … Garder le même design, les mêmes couleurs criardes ou les mêmes polices de caractères.
    Un bon commercial à l’export aurait anticipé en créant une marque dédiée au marché européen avec un standard de contrôle qualité supérieur au local, pour éviter que le moindre grain de sable ne vienne gripper la machine.

    Souvent, les industriels tunisiens se battent sur les prix bas.
    Mais en Europe, le « pas cher » est associé à un risque sanitaire ou à une qualité moindre.

    En ne soignant pas le packaging (mon point de départ), ils se condamnent à rester dans les rayons « produits du monde » ou « bas de gamme », au lieu de viser l’épicerie fine où les marges sont bien plus élevées.

    Prenons l’exemple du Maroc : La force de la segmentation
    Le Maroc est le premier exportateur mondial de sardines.
    Leur force ? Ils ne mettent pas tous leurs œufs dans le même panier.

    Marques blanches vs Marques propres :
    Ils produisent massivement pour les distributeurs européens (Carrefour, Casino) sous des marques européennes (contrôles stricts), tout en développant des marques propres (comme Anny ou Titus) avec des designs épurés, adaptés aux codes internationaux.

    Ils n’hésitent pas à traduire intégralement leurs étiquettes, à supprimer l’arabe en façade sur certains marchés s’ils sentent que c’est un frein, et à mettre en avant des labels comme « Pêché en Atlantique », plus rassurant pour l’imaginaire européen que « Méditerranée » (souvent perçue comme polluée).

    Pour finir
    Le problème structurel majeur …. c’est le déficit de compétences spécialisées.
    En Tunisie, beaucoup d’entreprises agroalimentaires sont encore gérées de manière « familiale » ou « paternaliste ».
    Le patron décide de tout, et l’équipe export est souvent réduite à des administratifs qui gèrent de la paperasse douanière plutôt que de véritables stratèges du commerce international.

    L’industriel tunisien voit souvent le recrutement d’experts export comme une dépense et non comme un investissement…. HC

  5. HatemC

    23 janvier 2026 | 13h23

    je souligne que le packaging n’est pas qu’une boîte, c’est un « passeport » pour un marché.
    L’absence de distinction entre le packaging local et export est une ERREUR STRATEGIQUE fréquente.

    Pour un consommateur européen non habitué, un produit dont l’arabe est prédominant peut être perçu (à tort) comme moins « normé » selon les standards européens (UE), même si le contenu est identique.

    Le plus grand danger pour une marque : la perte définitive de confiance.
    Même si le problème ne concerne qu’un seul lot spécifique (le n°337/25), mon cerveau associe désormais le nom de la marque au concept de « danger » ou « d’intoxication ».
    Pour beaucoup de consommateurs, le risque ne vaut pas la peine d’être pris quand il existe d’autres options en rayon.
    Ce type de rappel arrive à de géants de l’industrie (comme Ferrero ou Nestlé récemment), mais pour des marques perçues comme « exotiques », le consommateur est souvent beaucoup moins indulgent … Leclerc finira par supprimer ce produit de ses rayons c’est même certain … HC