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Sousse : les agriculteurs contraints de suspendre la récolte face à l’effondrement du prix de l’olive 

Par Nadya Jennene

La colère gronde dans les oliveraies de Sousse. Alors que les prix de vente de l’olive s’effondrent, de nombreux agriculteurs se voient contraints d’abandonner la récolte, incapables de couvrir leurs charges, dans un contexte de production pourtant en hausse.

Selon le président de l’Union régionale de l’agriculture et de la pêche de Sousse, Hassen Eltaief, le kilogramme d’olives se négocie actuellement entre 0,7 et 1 dinar au mieux, une situation qui a contraint de nombreux producteurs à suspendre la récolte. 

En octobre 2025, le kilogramme se vendait encore entre 2 et 2,5 dinars, selon ses dires, avant d’enregistrer une baisse significative. 

Dans une déclaration à Mosaïque FM, il a exprimé la vive exaspération des agriculteurs face à la dégradation marquée sur le marché notant que les prix appliqués ne couvrent plus les coûts de production.

Selon le responsable, les agriculteurs ne réalisent aucune marge bénéficiaire, dans la mesure où le prix de vente du kilogramme d’olives ne permet que de couvrir les frais de cueillette, estimés entre 0,4 et 0,6 dinars par kilogramme. Dans ces conditions, la poursuite de la récolte devient économiquement insoutenable pour de nombreux exploitants.

Cette situation intervient alors que les prévisions annoncent une production d’olives estimée à environ 145.000 tonnes pour la saison agricole 2025-2026, soit une hausse de 15.000 tonnes par rapport à la campagne précédente. 

Une abondance qui, loin de constituer une opportunité pour les producteurs, accentue aujourd’hui leurs inquiétudes face à l’effondrement des prix et à l’absence de mécanismes de régulation capables de protéger le revenu des agriculteurs.

N.J

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3 commentaires

  1. le financier

    25 janvier 2026 | 10h49

    J espere que ces agriculteurs feront faillites . Qu ils laissent les vrai travailleurs les remplacer .
    Quand on produit de l huile on part de la production jusqu a la vente en passant par l embouteillage l etiquetage le marketing les concours les salons et vendre sa production au plus haut prix .
    Je prefere avoir 1 hectare et vendre mon huile a 10 euro que 5 hectare a 2euro/litre .
    Ces bourricots glande 8 mois et espere vendre au meilleurs prix en vrac a des mafieux italiens qui la vendront a 2euro avec un made in italy qui sera revendu aux USA ou ailleurs

    • Gg

      25 janvier 2026 | 11h13

      Vous ne pouvez pas dire que vous espérez les voir en faillite.
      Je connais des « ramasseurs d’olives », vous en connaissez sûrement plus que moi.
      Ce sont de pauvres gens, sans aucune instruction, sans argent.
      Ils n’ont absolument pas la capacité d’organiser une filière industrielle.
      Il faudrait simplement sortir de prison les anciens entrepreneurs qui ont montré leur savoir faire dans le passé, et même les aider à reconstruire leur industrie.
      En attendant ce dénouement improbable, à moins d’un dinar le kilo, ils ne peuvent que crever.
      En fait, cette situation est terrible pour toute une population éparpillée sur le territoire…

  2. Gg

    24 janvier 2026 | 21h33

    Les anciens dirigeants du secteur, qui savaient diriger ce marché, sont donc encore en prison?