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Le Parlement, un club exclusivement masculin : zéro femme aux commandes des commissions

Par Myriam Ben Zineb

Les treize commissions de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) ont procédé, lundi 26 janvier 2026, à l’élection de leurs bureaux, sous la supervision du président du Parlement, Brahim Bouderbala.

À l’issue des opérations de vote et du dépouillement, les résultats ont confirmé un constat marquant : aucune femme n’a été élue présidente d’une commission parlementaire, et ce pour la troisième année consécutive. Les treize postes de présidents ont été attribués exclusivement à des députés hommes. Plus encore, aucune femme n’a non plus été élue vice-présidente cette année, les élues n’apparaissant que dans quelques fonctions de rapporteurs.

Une représentation féminine globalement faible

Selon les données publiées par ONU Femmes Tunisie, les élections législatives de 2022 ont permis l’élection de 24 femmes parmi les 154 députés, soit 15,5 % de l’ensemble des sièges à l’ARP. Ce taux se situe nettement en dessous de la moyenne mondiale, estimée à 26,5 % de femmes dans les parlements.

Cette faible présence numérique des femmes au Parlement, jointe à leur absence totale à la tête des commissions, met en lumière un double déséquilibre : non seulement les élues restent minoritaires en termes de représentation, mais elles ne parviennent pas à accéder aux postes de responsabilité où s’élaborent les décisions législatives.

Des réactions et des interrogations

La composition des bureaux des commissions a suscité des réactions dans les milieux politiques, associatifs et sur les réseaux sociaux, où certains observateurs ont souligné que la simple présence de femmes au sein de l’ARP ne garantit pas leur accès aux fonctions de pouvoir. Pour ces voix, l’absence de femmes à la tête des commissions signale une limitation de l’influence féminine dans les rouages essentiels du travail législatif.

D’autres ont appelé à réfléchir aux mécanismes susceptibles de favoriser une participation plus équitable des femmes aux postes de responsabilité parlementaire, à l’heure où la parité demeure un enjeu central pour renforcer une représentation politique réellement inclusive.

M.B.Z

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Commentaire

  1. Tunisino

    27 janvier 2026 | 13h53

    L’une des règles en gestion est d’éviter la subjectivité. Homme ou femme, c’est le poste qui indique la priorité. La femme est toujours victime d’enchères, on l’exploite politiquement pour gagner des voix mais aussi techniquement pour éviter toute résistance. Cette culture littéraire, médiocre, et méchante doit se terminer dans toute troisième république.