« Les relations tuniso-chinoises connaissent une dynamique ascendante, portée par une volonté commune de les hisser à un niveau supérieur ». C’est ce qu’a affirmé l’ambassadeur de Chine en Tunisie, Wan Li, lors d’une interview accordée mercredi 28 janvier 2026 à la Radio nationale.
Le diplomate a rappelé que cette évolution s’inscrit dans la continuité de la visite effectuée en 2024 par le président Kaïs Saïed en Chine, à l’invitation de son homologue chinois, une visite qualifiée de déterminante pour l’approfondissement du partenariat bilatéral.
Des projets structurants et des investissements à l’étude
Selon l’ambassadeur, la coopération entre les deux pays s’est concrétisée à travers plusieurs projets d’envergure dans divers secteurs. Il a notamment cité la reconstruction du stade olympique d’El Menzah, ainsi que le projet de création d’un centre médical spécialisé dans le traitement des maladies cancéreuses à Gabès, actuellement à l’étape de l’appel d’offres. Les travaux de ce dernier pourraient démarrer avant la fin du mois de juin prochain.
Le responsable chinois a également évoqué d’autres réalisations déjà achevées, telles que le centre culturel de Ben Arous et le nouveau pont de Bizerte. Par ailleurs, certaines entreprises chinoises auraient manifesté leur intérêt pour investir en Tunisie dans le secteur de l’extraction du phosphate, tout en s’engageant, selon lui, à respecter les normes environnementales en vigueur.
Vers une zone de libre accès au marché chinois
Sur le plan commercial, le diplomate chinois a indiqué que des discussions sont en cours entre Tunis et Pékin en vue de la conclusion d’un accord de partenariat économique axé sur le développement conjoint. Cet accord pourrait permettre à la Tunisie de bénéficier d’un régime de « zéro droit de douane » sur l’ensemble de ses produits soumis à taxation.
Une telle mesure faciliterait, selon l’ambassadeur, l’accès des produits tunisiens à forte valeur ajoutée au marché chinois et contribuerait à rehausser le niveau des échanges commerciaux bilatéraux.
La Tunisie, partenaire clé de la Chine en Afrique du Nord
Abordant l’initiative de la Nouvelle route de la soie, le diplomate a souligné que la Tunisie, à l’instar des autres pays d’Afrique du Nord, constitue un partenaire stratégique pour la Chine dans cette démarche.
Il a également mis en avant la solidité de la coopération culturelle entre les deux pays, annonçant l’organisation, les 31 janvier et 1er février prochains, d’une manifestation dédiée à la fête du Printemps chinois à la Cité de la culture.
Enfin, l’ambassadeur a révélé que la Chine accueillera cette année un sommet arabo-chinois, réaffirmant la volonté de Pékin de renforcer ses relations avec le monde arabe.
R.B.H











6 commentaires
HatemC
Zéro droits de douane, investissements et projets : la Chine affiche ses ambitions en Tunisie VOUS N’AVEZ DONC RIEN COMPRIS EN TUNISIE
Zambie – Mines de cuivre : pollution massive, dépendance totale
RDC – Cobalt et lithium : richesse stratégique, désastre humain
Éthiopie – Zones industrielles chinoises : illusion industrielle
Nigeria – Invasion de produits chinois : industrie laminée
Sénégal – Pêche industrielle chinoise : écosystèmes détruits
Partout, on retrouve la même mécanique :
– Grands discours diplomatiques
– Infrastructures “offertes” ou financées
– Accès privilégié aux ressources
– Import massif de produits chinois
– Faible contenu local
– Dégradation environnementale
– Disparition de l’industrie locale
– Dépendance économique
Application directe à la Tunisie
– Phosphate → même risque que la Zambie
– Industrie fragile → même sort que le Nigeria
– Écosystèmes côtiers et miniers → mêmes dégâts que le Sénégal
– Faible État stratège → même dépendance que l’Éthiopie
Sans lignes rouges claires, la Tunisie ne sera pas un partenaire …HC
HatemC
Les chinois vu par D’jal
https://www.facebook.com/watch/?v=752987245673506
HatemC
Et contre quelle contrepartie … la Chine s’intéresse à la Tunisie juste pour vos beaux yeux ????
La Chine ne fait jamais “des cadeaux”. Elle investit, prête, construit… contre des contreparties très précises, souvent invisibles dans le discours diplomatique.
C’est le vocabulaire standard de Pékin. On le retrouve mot pour mot au Sri Lanka, au Pakistan, en Zambie ou en Éthiopie.
Aucune donnée chiffrée, aucun calendrier clair, aucun mécanisme de protection tunisien n’est mentionné.
Traduction réelle :
« Nous avançons vite… mais dans le flou. »
Les “projets structurants” … qui construit, qui paie, qui contrôle ?
Stade d’El Menzah, pont de Bizerte, centre médical à Gabès
Ces projets suivent tous le modèle chinois classique :
– entreprises chinoises
– matériaux chinois
– ingénierie chinoise
– parfois financement chinois
– faible transfert de savoir-faire local
Résultat : peu d’emplois qualifiés tunisiens, dépendance technique, maintenance captive.
La vraie question absente de l’article :
Combien de PME tunisiennes sont intégrées à ces projets ?
J’attends la réponse de BN qui applaudit la COLONISATION insidieuse Chinoise
Phosphate : alerte rouge
« intérêt pour l’extraction du phosphate en respectant les normes environnementales »
C’est LA phrase la plus dangereuse de tout l’article.
Pourquoi ?
– Le phosphate tunisien est stratégique
– La Chine est le premier consommateur mondial
– Elle cherche à sécuriser ses approvisionnements, pas à sauver l’économie tunisienne
Scénario probable :
– extraction rapide
– export brut ou semi-transformé
– faible valeur ajoutée locale
– dégâts environnementaux à long terme
– profits rapatriés
On reproduit exactement le modèle colonial, mais version 21ᵉ siècle.
Le piège du “zéro droit de douane”
« accès au marché chinois sans droits de douane »
Ça sonne magnifique. En réalité ?
Problème n°1 …. la Tunisie n’a presque rien à vendre à la Chine
– Pas de marques fortes
– Pas de volumes
– Pas de logistique adaptée
– Pas de normes compatibles
Problème n°2 : la réciprocité
Si la Tunisie ouvre davantage son marché, elle recevra :
– textile bas de gamme
– électroménager
– plastiques
– quincaillerie
– produits électroniques low-cost
Résultat prévisible :
L’industrie tunisienne fragile disparaît, incapable de concurrencer des produits subventionnés, produits à très grande échelle.
CE N’EST PAS UN PARTENARIAT C4EST UEN ASYMETRIE.
La Route de la soie … attention au mythe
Être un “partenaire clé” de la Chine sur la Route de la soie, ça signifie souvent :
– infrastructures financées par la Chine
– dettes libellées en devises
– concessions longues (ports, zones, ressources)
– influence politique croissante
La Tunisie n’est pas en position de négocier, faute de vision industrielle, logistique et diplomatique.
Ce que l’article ne dit PAS (et c’est le plus grave)
– Aucun débat sur la protection de l’industrie locale
– Aucun mécanisme de contenu local
– Aucun transfert technologique exigé
– Aucun plafonnement des importations chinoises
– Aucun plan d’export réaliste tunisien
TOUT EST RACONTE DU POINT DE VUE CHINOIS
Non, la Chine ne s’intéresse pas à la Tunisie pour ses beaux yeux.
Elle s’y intéresse parce que :
– l’État est faible
– l’économie est désorganisée
– les contre-pouvoirs sont absents
– les élites ne négocient pas, elles subissent
Sans stratégie industrielle nationale, ce “partenariat” mènera à :
– une Tunisie désindustrialisée …HC
Gg
Coucou Hatem!
Tu réfléchis, toi! La Tunisie croit avoir trouvé la Mère Térésa de l’économie, qui va tout donner sans rien prendre.
On parle de parténariat mais le rapport de forces doit tourner de 1 pour mille.
Mais laisse les rêver…
HatemC
Les tunisiens des pignoufs …
Gg
« certaines entreprises chinoises auraient manifesté leur intérêt pour investir en Tunisie dans le secteur de l’extraction du phosphate, tout en s’engageant, selon lui, à respecter les normes environnementales en vigueur »
Ce serait une bonne solution.
De toutes façons la Tunisie seule ne relèvera pas le défi environnemental…