Le président de la République, Kaïs Saïed, a reçu mercredi 28 janvier 2026 au palais de Carthage la ministre des Affaires culturelles, Amina Srarfi, lors d’une réunion consacrée à la préservation du patrimoine culturel et archéologique tunisien selon un communiqué publié à 6h29 du matin..
À cette occasion, le chef de l’État a insisté sur le rôle central de l’Institut national du patrimoine et de l’Agence de mise en valeur du patrimoine dans la protection et la sauvegarde du patrimoine historique, archéologique et civilisationnel du pays. Cette rencontre intervient à la suite de la visite présidentielle à Sidi Bou Saïd, où il a constaté l’ampleur des dégâts provoqués par les fortes pluies récentes, ayant entraîné plusieurs glissements et affaissements de terrain.
Le président de la République a souligné que de nombreuses constructions érigées sans respect de la nature du site et en violation de son cachet patrimonial distinctif ont contribué à rompre l’équilibre naturel de cette région. Il a recommandé de prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger cette ville, qui accueille chaque année des dizaines de milliers de touristes, préserver sa spécificité architecturale et culturelle, et accélérer son inscription sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco.
Kaïs Saïed a également donné ses instructions afin de trouver des solutions urgentes, dans le cadre de la loi, pour les personnes touchées par ces glissements de terrain, et ce dans l’attente de l’élaboration d’un nouveau plan d’aménagement urbain conforme au style architectural traditionnel de la région.
Enfin, le président de la République a réaffirmé la nécessité pour le ministère des Affaires culturelles, ses institutions affiliées et l’ensemble des parties concernées de redoubler d’efforts pour protéger le patrimoine national et récupérer les biens spoliés. Il a alerté sur le fait que des réseaux de trafic d’antiquités continuent de se préparer au pillage, d’autant plus que les récentes perturbations climatiques ont mis au jour de nombreux vestiges archéologiques jusque-là inconnus dans plusieurs régions du pays. Il a rappelé que cette situation n’aurait pas existé si des permis de construire n’avaient pas été accordés, par le passé et encore aujourd’hui, dans des zones où toute construction est pourtant interdite car classées sites archéologiques, facilitant ainsi la spoliation des biens historiques qui s’y trouvent.
S.F










