L’agence de notation Fitch Ratings a confirmé, le 28 janvier 2026, la notation de la dette souveraine à long terme de la Tunisie à « B- », tout en mettant fin à son placement sous surveillance des critères (Under Criteria Observation – UCO). Fitch a également attribué au pays une notation de recouvrement « RR4 ».
Selon l’agence, ces décisions de notation découlent de l’application des nouveaux critères de notation souveraine adoptés en septembre 2025, lesquels intègrent pour la première fois des hypothèses de recouvrement dans l’évaluation de la dette des États.
Une perspective de recouvrement estimée moyenne
Les notations de la dette senior non sécurisée à long terme sont alignées sur la notation de défaut de l’émetteur (IDR) à long terme en devises étrangères de la Tunisie. Fitch estime que les perspectives de recouvrement en cas de défaut sont moyennes, en l’absence de facteurs clairement identifiables susceptibles de soutenir un niveau de recouvrement plus élevé.
Les instruments de dette concernés se voient ainsi attribuer une notation de recouvrement « RR4 ».
Pour rappel, Fitch avait relevé, le 12 septembre 2025, la notation IDR à long terme en devises étrangères de la Tunisie à « B- », assortie d’une perspective stable.
La gouvernance au cœur des facteurs ESG
Les considérations ESG figurent parmi les principaux moteurs de la notation. Fitch attribue à la Tunisie un score de pertinence ESG de « 5 » pour la stabilité politique et les droits, ainsi que pour l’État de droit, la qualité institutionnelle et réglementaire et le contrôle de la corruption.
Ces scores reflètent le poids des indicateurs de gouvernance de la Banque mondiale dans le modèle de notation souveraine de l’agence. La Tunisie se situe au 36e percentile de ce classement, traduisant une faible stabilité politique, un affaiblissement de l’État de droit et des droits de participation au processus politique, ainsi qu’une capacité institutionnelle modérée et un niveau perçu de corruption modéré.
Des notations sensibles aux équilibres budgétaires et externes
Fitch souligne que la notation de la dette tunisienne demeure sensible à toute évolution des notations IDR à long terme, tant en devises étrangères qu’en monnaie locale.
Une dégradation pourrait intervenir en cas d’incapacité à réduire les besoins de financement budgétaire, notamment si les déficits publics reculent moins que prévu, ou en cas de pressions accrues sur les comptes extérieurs, se traduisant par une baisse plus importante des réserves en devises ou par une forte dépréciation de la monnaie.
À l’inverse, une amélioration de la notation pourrait être envisagée en cas de réduction durable du déficit budgétaire et du ratio dette/PIB, soutenue par une crédibilité renforcée des politiques publiques et un engagement accru en faveur des réformes. Une hausse continue des réserves en devises, portée par un resserrement des déficits courants et un meilleur accès à des financements extérieurs durables, constituerait également un facteur favorable.
Statu quo sous haute surveillance
En confirmant la note souveraine de la Tunisie à B- tout en introduisant pour la première fois une évaluation du recouvrement en cas de défaut, Fitch acte une réalité inconfortable : une dette jugée risquée, une gouvernance fragilisée et des marges de manœuvre budgétaires toujours étroites. Derrière la stabilité affichée, les vulnérabilités structurelles restent intactes.
M.B.Z











2 commentaires
Rationnel
Le rapport Fitch représente une amélioration de la note de la Tunisie.
En septembre 2025, Fitch avait déjà relevé la note de la Tunisie de CCC+ à B- avec une perspective stable. Le rapport du 28 janvier 2026 réaffirme cette même note B- en appliquant les nouveaux critères de notation adoptés par Fitch en septembre 2025.
La nouveauté est l’ajout d’un ‘Recovery Rating’ de RR4, qui indique une perspective de récupération moyenne en cas de défaut. Le retrait de la liste UCO est effectivement un signal positif.
Quand un pays est placé sous observation (UCO: Under Criteria Observation), cela crée une incertitude pour les investisseurs et les marchés financiers.
En retirant la Tunisie de cette liste, Fitch confirme que la note B- est solide et stable. Cela élimine l’incertitude et renforce la crédibilité de la note actuelle.
Pour les investisseurs et les partenaires financiers, ce retrait signifie que la Tunisie a passé le test des nouveaux critères plus stricts sans dégradation. C’est un vote de confiance dans la trajectoire économique du pays.
Dans le contexte du financement participatif pour les énergies renouvelables, cette stabilisation du rating souverain est importante car elle améliore le climat d’investissement général et peut faciliter l’accès à des financements externes pour les projets.
le financier
Pour resumer : » Fitch acte une réalité inconfortable : une dette jugée risquée, une gouvernance fragilisée et des marges de manœuvre budgétaires toujours étroites. »
Ce pays ne tient que grave au tunisien de l etranger un peu de tourisme .
Un coup de vent et l economie tunisienne deja limite , s effondrera.