La situation hydrique en Tunisie montre des signes encourageants après plusieurs années de forte tension. Les dernières précipitations ont permis un regain significatif des réserves en eau, améliorant rapidement le niveau de remplissage des barrages.
Selon l’expert du secteur agricole, Anis Ben Rayana, qui a livré son analyse de la situation, samedi 31 janvier 2026, sur Express FM, les apports récents ont dépassé les 220 millions de mètres cubes, entraînant une progression d’environ dix points du taux de remplissage en l’espace de quelques semaines. À ce stade, les barrages affichent un taux compris entre 42 % et 43 %, soit un volume estimé à près de 930 millions de mètres cubes.
Un seuil symbolique à portée de main
Si les conditions pluviométriques se maintiennent durant les mois de février et mars, période clé en matière d’alimentation des barrages, les réserves pourraient franchir le cap du milliard de mètres cubes. Une évolution particulièrement stratégique pour le barrage de Sidi Salem, principal ouvrage hydraulique du pays et élément central de la sécurité hydrique nationale.
Des taux élevés dans le Nord et le Cap Bon
Certaines régions ont enregistré des niveaux de remplissage particulièrement élevés. Plusieurs barrages du Cap Bon et de l’extrême Nord ont atteint leur capacité maximale, tandis que d’autres affichent des taux oscillant entre 70 % et 80 %, traduisant une amélioration généralisée de la situation. Les barrages du centre, a expliqué l’expert, n’ont pas encore atteint des taux de remplissage satisfaisants malgré les précipitations.
Un impact positif, sous condition de prudence
Cette dynamique favorable devrait soutenir à la fois le secteur agricole et l’approvisionnement en eau potable. Toutefois, l’expert appelle à ne pas relâcher les efforts en matière de gestion et de rationalisation de la consommation. Malgré cette embellie, la Tunisie demeure vulnérable aux aléas climatiques et aux épisodes de sécheresse cycliques, imposant une gestion durable et préventive des ressources en eau.
M.B.Z











Commentaire
Mhammed Ben Hassine
Voulant avoir une information globale sur le taux de remplissage de nos barrage à ma grande surprise me laissant ébahis,choqué je ne sais pas si il existe un autre mot en français plus choquant
Le cite de l’observatoire Nat onargi
N’affiche que les taux arrêté au 10 oct 2025 est ce normale alors qu’on ne cesse de parler d’informatisation,numérisation,traitement ligne et on line….. tous ce blabla et on n’est pas en mesure d’afficher uneactualisée