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Catastrophes naturelles majeures : Mechket Slama estime les pertes à 1,9% du PIB

Par Imen Nouira

Les catastrophes naturelles majeures pourraient coûter à la Tunisie jusqu’à 1,9% de son PIB. C’est l’estimation présentée lundi 2 février 2026 par la ministre des Finances, Mechket Slama Khaldi, lors du 18ᵉ Forum de Carthage de l’assurance et de la réassurance.

Sécheresse et inondations : des pertes concentrées sur les secteurs clés

Selon ses déclarations rapportées par la Radio nationale, le phénomène de sécheresse représente plus de la moitié des catastrophes naturelles majeures enregistrées sur le territoire tunisien. La ministre a également souligné que les inondations constituent environ 60% du total des pertes économiques liées à ces catastrophes, affectant particulièrement des secteurs vitaux tels que l’agriculture, les infrastructures et le tourisme. Elle a précisé que les populations les plus vulnérables sont les plus touchées par ces événements.

Une stratégie nationale pour renforcer la résilience

Mechket Slama Khaldi a mis en avant les progrès réalisés par la Tunisie en matière de gestion proactive des catastrophes naturelles majeures, affirmant que le pays a renforcé sa capacité à réagir face aux mutations internationales et a inscrit la gestion des catastrophes et du changement climatique comme une priorité nationale.

Pour répondre à ce défi, la Tunisie a adopté ces dernières années une approche globale visant à renforcer la résilience, fondée sur la prévention, l’adaptation et la mise en place de mécanismes de protection financière efficaces. Cette stratégie a été traduite par un ensemble d’actions gouvernementales, incluant le renforcement des systèmes de gestion des risques et le développement d’outils innovants de financement et d’assurance des catastrophes naturelles majeures.

La ministre a également insisté sur la nécessité d’une approche partenariale et coordonnée, impliquant institutions publiques, secteur privé et partenaires techniques et financiers, afin de garantir l’efficacité des interventions et la rapidité de la réponse face aux crises climatiques majeures.

Une réalité récente qui rappelle l’urgence

Ces déclarations interviennent alors que la Tunisie a été frappée récemment par de graves intempéries, provoquant des pertes matérielles importantes, mais surtout un lourd bilan humain. Ces événements soulignent l’urgence de renforcer les mécanismes de prévention et de protection, et confirment le rôle stratégique de l’assurance et de la réassurance pour limiter l’impact économique et social des catastrophes naturelles majeures.

I.N.

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Commentaire

  1. HatemC

    Répondre
    2 février 2026 | 19h37

    Decalage flagrant entre le discours institutionnel, souvent poli et tourné vers la « stratégie », et la réalité vécue sur le terrain où les infrastructures semblent céder aux mêmes endroits, année après année.

    La plupart des canalisations dans les grandes zones urbaines (Grand Tunis, Nabeul) ont été conçues pour des densités de population et des régimes de précipitations d’il y a 30 ou 40 ans.

    Cette dame devrait se taire … et cessez de se *** et *** au public … HC

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