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Patients greffés en détresse : un médicament vital introuvable

Par Nadya Jennene

En Tunisie, la pénurie de médicaments essentiels prend une dimension dramatique pour de nombreux patients, et plusieurs témoignages récents en témoignent.

Zied El Heni a publié, lundi 2 février 2026, sur Facebook un témoignage poignant qui révèle une réalité alarmante : l’indisponibilité du médicament Neoral, un immunosuppresseur contenant de la cyclosporine, essentiel pour prévenir le rejet des greffes d’organes ou de moelle osseuse.

Dans son récit, Zied El Heni explique que, depuis décembre dernier, il parvenait à se procurer auprès d’une clinique une quantité suffisante pour deux mois seulement sur trois requis. Mais récemment, lorsqu’il s’est présenté pour obtenir les doses restantes, il a reçu une réponse qui l’a profondément choqué : le médicament était introuvable.

Mais au-delà de sa propre expérience, Zied El Heni entend dénoncer une problématique plus large : « Ce que je vis n’est qu’une flamme parmi l’incendie de la souffrance que vivent d’autres Tunisiens sans voix, sans personne pour parler en leur nom », confie-t-il. Il déplore le décalage entre les préoccupations politiques et la vie quotidienne des citoyens, pointant du doigt l’oubli des questions essentielles liées à la santé et aux besoins vitaux de la population.

Cette crise a également été dénoncée, récemment, par un autre citoyen sur les ondes de radio IFM. Hessine Mazni, un patient dont la vie est directement menacée par la rupture de stock, a lancé un appel au secours : l’interruption prolongée de son traitement met sa greffe rénale — offerte par sa femme — en péril.

Cette situation survient malgré un engagement récent des autorités : le 14 janvier 2026, le chef de l’État, Kaïs Saïed, a présidé une réunion sur le secteur de la santé et la couverture sociale, en présence des ministres et responsables médicaux et pharmaceutiques. Lors de cette rencontre, il a souligné la nécessité de reconstruire le service public de santé et de restructurer la couverture sociale comme un droit fondamental. Il a également insisté sur l’intérêt supérieur du pays et sur des réformes préventives et efficaces, incluant la constitution d’un stock stratégique de médicaments et l’amélioration des services régionaux.

Alors que les promesses se succèdent et que les engagements officiels tardent à se traduire sur le terrain, pour les patients comme Zied El Heni ou Hessine Mazni, chaque jour sans traitement n’est pas seulement une épreuve : c’est une question de vie ou de mort. Leur cri de détresse résonne comme un appel pressant à l’action immédiate.

N.J

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