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Vient de paraître : Palestine, une relecture des origines de la colonisation sioniste, un essai sur les fondements du projet sioniste

Par Myriam Ben Zineb

Un nouvel essai consacré à la Palestine vient de paraître. Intitulé « Palestine, une relecture des origines de la colonisation sioniste », l’ouvrage de Mustapha El Haddad propose une analyse historique couvrant la période allant de la fin du XIXᵉ siècle à la proclamation de l’État d’Israël en 1948. Publié aux éditions Arabesques, le livre est une relecture documentée des événements ayant jalonné la formation du projet sioniste et ses conséquences sur la population palestinienne.

L’auteur structure son travail autour de plusieurs séquences clés, à commencer par la fondation de l’Organisation sioniste mondiale en 1897, lors du congrès de Bâle, jusqu’à la déclaration Balfour de 1917. Il revient sur le contexte géopolitique de l’époque, marqué par l’expansion coloniale européenne, l’affaiblissement de l’Empire ottoman et les rivalités entre puissances occidentales au Moyen-Orient.

L’ouvrage s’attarde également sur le mandat britannique sur la Palestine, accordé en 1922 par la Société des Nations, et sur les politiques mises en œuvre par Londres en faveur de l’établissement d’un « foyer national juif », malgré les protestations répétées de la population palestinienne et les réserves exprimées par plusieurs commissions d’enquête de l’époque.

Une large partie du livre est consacrée aux plans de partition successifs, notamment celui proposé par la commission Peel en 1937, puis à l’adoption de la résolution 181 de l’ONU en novembre 1947. Mustapha El Haddad analyse les conditions du vote, les rapports de force internationaux et les pressions diplomatiques qui ont accompagné cette décision, attribuant 56 % du territoire de la Palestine mandataire au futur État juif, alors que la majorité de la population restait palestinienne.

L’auteur revient ensuite sur les événements de 1947-1948 évoquant les plans militaires préparés avant même la fin du mandat britannique, l’exode massif des Palestiniens, la destruction de centaines de villages et l’impossibilité, jusqu’à aujourd’hui, du droit au retour.

Dans sa dernière partie, l’essai élargit l’analyse au rôle joué par les puissances occidentales et par les instances internationales. Il interroge la responsabilité du Royaume-Uni, des États-Unis et de l’Organisation des Nations Unies dans la mise en place d’un cadre politique et juridique que l’auteur considère comme incompatible avec le droit international et le principe d’autodétermination des peuples.

Le livre s’inscrit ainsi dans une démarche critique, cherchant à éclairer les origines historiques du conflit israélo-palestinien et à replacer la question palestinienne dans une perspective de long terme, à la lumière des décisions prises depuis la fin du XIXᵉ siècle.

À propos de l’auteur

Ingénieur de formation, Mustapha El Haddad a suivi des études en ingénierie et en gestion dans des écoles françaises et des universités nord-américaines. Il a exercé dans le secteur du pétrole et du gaz entre 1976 et 2011, avant de se consacrer au conseil indépendant en politique et stratégie énergétique. Il est également l’auteur de plusieurs publications, dont Chroniques de la violence politique sous la Troïka (Arabesques, 2018) et L’Embrigadement des jeunes pour le jihad (Arabesques, 2021).

M.B.Z

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4 commentaires

  1. LOL

    3 février 2026 | 15h38

    Vous avez ce que vous méritez.
    Bien sûr, rien n’est plus important que la cause palestinienne aux yeux et dans le cœur des Tunisiens. C’est pour ça que la Tunisie s’écroule sans arrêt, et que personne ne s’en occupe. C’est plus facile de dire que ce sont les gros méchants sionistes qui détruisent la planète plutôt que d’accepter la réalité.
    Il ne se passe tellement rien en Tunisie. C’est tellement parfait et paradisiaque : pourquoi se pencher sur son propre coin du monde, son propre pays, sa propre ville, son propre quartier… Non, la Palestine, qui veut détruire tout ce qu’elle touche en jouant constamment la victime, c’est beaucoup plus important ! Alors vous l’avez comme vous le voulez.

    Pays de drama queens ridicules!

  2. HatemC

    3 février 2026 | 12h42

    La question qui dérange
    Si les Palestiniens avaient accepté la partition tout en construisant immédiatement un État fonctionnel, armé et reconnu, l’histoire aurait-elle été différente ?
    C’est une question que très peu osent poser, parce qu’elle oblige à regarder les responsabilités internes, pas seulement externes.

    S’ils avaient accepté la résolution 181 de 1947 avec un plan clair, les Palestiniens auraient pu changer le rapport de force juridique dès le départ.

    Le refus total était une erreur stratégique majeure
    Faut reconnaitre que les élites palestiniennes de l’époque ont failli et leur dépendance aux États arabes a été une impasse, mais chuuuutttttt faut pas l’ébruiter … je ne pense pas que l’auteur de ce livre en parle.

    L’échec des Palestiniens est traité comme une conséquence automatique du colonialisme encore aujourd’hui par les historiens arabes et c’est l’erreur intellectuelle centrale qui bloque encore toute lucidité aujourd’hui.

    Aucun historien arabe parle clairement de l’instrumentalisation des Palestiniens par les États arabes – Nasser inclus – ce n’est pas par ignorance.
    Ils racontent ce qui a été subi, mais pas ce qui a été mal décidé

    Le cas du président tunisien est symptomatique …
    Quand il répète :
    – « Palestine libre »
    – « débarrassée des Juifs »
    – « Al-Qods comme capitale »
    Il récite un catéchisme idéologique, hérité du panarabisme des années Nasser
    Ce que font aujourd’hui certains dirigeants arabes, ils ne sont plus que 2, il me semble, KS et Tebboune et le perse l’Ayatollah K c’est exactement ce que faisaient les régimes arabes avant 1948 et 1967

    MEME ERREUR MEME RESULTAT.

    Je pense que ce livre n’aide pas à comprendre pourquoi la Palestine a échoué politiquement, il aide à se sentir moralement du bon côté tout en évitant les questions qui dérangent….

    Je pense que c’est un ouvrage qui conforte la posture victimaire et morale, mais qui évite l’analyse des échecs stratégiques internes et des responsabilités arabes, perpétuant ainsi une impasse intellectuelle plus qu’il n’éclaire une voie politique. … C’est de la littérature …. HC

  3. Gg

    3 février 2026 | 10h58

    Lunette à courte vue.
    Avec une focale plus longue, vous auriez pu remonter à Moïse.
    Et cela change tout.
    La revendication d’une palestine indépendante n’est autre qu’un projet antisémite et antisioniste. Fantiquement islamiste.
    Historiquement, et humainement, ça ne prend pas!

    • Vladimir Guez

      3 février 2026 | 11h26

      C’est une réaction pavlovienne.
      Il n’y a aucune revendication dans ce qu’il y a d’écrit ci dessus. C’est même très factuel.
      Dès que vous manquez d’annecdote sur votre épouse imaginaire vous faites naufrage .