Tunis, le 3 février 2026 – La Biat annonce sa participation, en qualité d’agent et arrangeur de la syndication, à un prêt syndiqué d’un montant global de 140 millions de dinars destiné au financement d’une centrale photovoltaïque d’une capacité de 100 MWac, implantée à Chebika dans le gouvernorat de Kairouan. Le pool bancaire comprend, aux côtés de la Biat, les établissements partenaires : UIB, ATB et UBCI.
Une convention de prêt syndiqué a été signée entre la Biat, la société GFR Kairouan et les banques participantes – l’UIB, l’ATB et l’UBCI – lors d’une cérémonie tenue le 3 février 2026 au siège social de la BIAT. Le prêt syndiqué d’une valeur globale de 140 millions de dinars a été consenti pour la réalisation d’une centrale photovoltaïque d’une capacité de 100 MWac, située à Chebika, dans le gouvernorat de Kairouan. Il s’agit de l’une des plus importantes centrales photovoltaïques du pays avec un coût global de 280 millions de dinars,contribuant ainsi au renforcement de l’offre en énergie propre.
Ce projet, dont l’ensemble des intervenants et parties prenantes sont tunisiens, s’inscrit pleinement dans la stratégie nationale de transition énergétique et de développement des énergies renouvelables. Il vise à accroitre la capacité de production électrique à partir de ressources renouvelables, tout en contribuant à la sécurité énergétique et à la création de valeur locale. Le projet a pour objectif de fournir de l’électricité propre à deux industries tunisiennes, réduisant ainsi leur empreinte carbone.
La Biat intervient dans le montage financier du projet GFR Kairouan à la fois en tant que syndicateur du prêt, financeur de la dette et investisseur en capital – via sa filiale Biat
Capital Risque. L’opération a été pilotée par les experts de la Banque de Financement et d’Investissement (BFI) de la Biat qui ont joué un rôle central dans l’orchestration de l’opération.

Grâce à l’appui de la BFI de la Biat, le projet a bénéficié d’un financement structuré, d’une mobilisation harmonisée des parties prenantes et d’une exécution efficace, traduisant une approche intégrée au service de la performance. Cette dynamique a donné lieu à des solutions sur mesure et à forte valeur ajoutée, combinant investissement, ingénierie financière, conseil financier et juridique de haut niveau, ainsi qu’une capacité d’accompagnement durable de l’ensemble des partenaires du projet.
« La Biat confirme, par cette opération, son positionnement d’acteur référent du financement des projets d’infrastructure et de la transition énergétique en Tunisie. Nous sommes fiers d’accompagner un projet qui combine performance économique et contribution environnementale à fort impact », déclare Elyes Jebir, directeur général de la Biat.
Le projet sera mis en œuvre dans le cadre d’une gouvernance rigoureuse et conformément aux standards environnementaux et sociaux en vigueur, garantissant son alignement avecles meilleures pratiques internationales. Les travaux de réalisation, dont la durée est estimée à 12 mois, feront l’objet d’un suivi technique rapproché par l’ensemble des institutions impliquées.
À travers cette initiative, la Biat réaffirme son engagement durable en faveur d’un développement responsable, inclusif et tourné vers l’avenir. En soutenant des infrastructures vertes de cette envergure, la banque contribue directement à la transition énergétique nationale et à la création d’opportunités économiques régionales. Ce projet illustre pleinement la volonté de la Biat d’assumer son rôle de partenaire de référence du progrès économique et sociétal en Tunisie.










Commentaire
Rationnel
Le début de l’accélération du développement. La Tunisie a un potentiel énorme et doit réaliser des milliers de MW en deux ans, avant l’entrée en service de l’interconnexion Elmed et pour atteindre l’objectif de 35 % d’énergie renouvelable. Si le pays réalise ce potentiel, le taux de croissance peut facilement atteindre les 8 % et le pays peut résoudre une grande partie de ses problèmes économiques : déficit commercial (dont 60 % est dû à l’énergie), déficit budgétaire (accélération des revenus pour l’État), développement, etc.