La Commission nationale chargée de l’attribution de la carte de journaliste professionnel a repris ses activités et a tenu, jeudi 5 février 2026, une réunion consacrée à l’examen des dossiers relatifs à l’octroi de la carte de journaliste professionnel au titre des années 2025 et 2026, a indiqué le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) dans un bref communiqué.
Le syndicat a également annoncé l’ouverture du dépôt des dossiers de candidature pour l’obtention de la carte de journaliste professionnel pour l’année 2026, notant que les conditions requises ainsi que les délais fixés à cet effet feront l’objet d’un communiqué distinct.
Cette relance des travaux s’inscrit dans un contexte marqué par une controverse persistante autour de la non-délivrance de la carte professionnelle en Tunisie, une situation que plusieurs observateurs estiment révélatrice de dysfonctionnements plus profonds. Dans une analyse publiée le 12 janvier 2026, le journaliste Fahem Boukadous avait dénoncé une paralysie légale prolongée qu’il ne considère pas comme un simple retard administratif, mais comme le symptôme d’un affaiblissement progressif de la presse.
Selon lui, cette situation résulte notamment de l’inaction des autorités exécutives quant à l’application du décret-loi n°115 de 2011, texte fondateur de la liberté de la presse après la révolution. L’absence de nomination complète des membres de la commission indépendante, pourtant prévue par l’article 8 dudit décret, aurait conduit à la perte du quorum légal et à l’impossibilité d’attribuer la carte pour l’année 2025, malgré une prorogation exceptionnelle arrivée à expiration le 31 décembre dernier.
Fahem Boukadous avait également alerté sur les conséquences directes de ce blocage pour les journalistes, évoquant une atteinte à leur droit au travail et à leur statut professionnel, ainsi que le risque d’un vide juridique durable susceptible de compromettre l’attribution de la carte pour 2026.
N.J










