Le journaliste tunisien Hechmi Nouira est décédé dans la soirée de vendredi 6 février 2026, suscitant une vive émotion dans le milieu médiatique tunisien. Dès l’annonce de sa disparition, les hommages ont commencé à affluer, saluant la mémoire d’un journaliste engagé et d’un fervent défenseur de la liberté d’expression.
Hechmi Nouira était une figure connue et respectée du journalisme tunisien. Fort de plus de quarante ans de carrière, il s’était imposé au fil des décennies comme l’un des visages les plus constants du combat pour une presse libre et indépendante. Ancien rédacteur en chef d’un journal tunisien, il avait aussi occupé des responsabilités au niveau régional et international. Il était notamment conseiller spécial auprès de la Fédération arabe des journalistes (FAJ), représentant de cette fédération auprès de la Fédération internationale des journalistes (FIJ), et avait également été président fondateur du Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT).
Son engagement ne s’était jamais limité à des fonctions honorifiques. Jusqu’à ces dernières années, il restait actif dans les débats liés à la liberté de la presse et aux atteintes aux droits des journalistes. En 2024, la FIJ et le SNJT avaient d’ailleurs dénoncé des poursuites intentées contre lui sur la base du décret-loi 54, après des critiques visant l’Instance supérieure indépendante pour les élections (Isie).
Ce décès marque la disparition d’un homme dont le parcours s’est confondu avec les grandes batailles du journalisme tunisien : l’indépendance de la rédaction, la dignité de la profession, et le droit fondamental d’informer sans intimidation. À travers les hommages qui se multiplient, collègues et défenseurs des libertés saluent un journaliste qui, pour beaucoup, aura incarné une certaine idée du métier : exigeante, libre, et résolument engagée.
Nizar Bahloul et Karim Guellaty présentent leurs sincères condoléances à la famille du journaliste Hechmi Nouira, à ses proches ainsi qu’à l’ensemble de la communauté journalistique tunisienne, suite à cette disparition douloureuse.
Qu’il repose en paix










