Au lendemain de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques d’hiver de Milan-Cortina d’Ampezzo, qui ont débuté le 6 février, la ville lombarde a été le théâtre de nouvelles manifestations anti-JO, marquées par des heurts violents entre manifestants et forces de l’ordre. Samedi 7 février 2026, plusieurs milliers de personnes ont défilé dans les rues de Milan pour exprimer leur opposition à l’événement, dénonçant ses conséquences environnementales, sociales et économiques.
Des revendications environnementales et sociales fortes
Sur une banderole brandie lors du rassemblement, on pouvait lire : « Reprenons possession de la ville, libérons les montagnes ». Cette mobilisation, organisée par des syndicats, associations de défense du droit au logement et militants de gauche, mettait en lumière des préoccupations variées. Parmi elles, l’utilisation massive de neige artificielle, énergivore et gourmande en eau, ainsi que l’impact des nouvelles infrastructures olympiques sur les fragiles écosystèmes montagnards.
Au-delà des questions environnementales, la manifestation pointait aussi les effets socio-économiques des JO sur Milan, avec une forte hausse du coût de la vie et un phénomène de gentrification accélérée.
Une escalade de la violence lors de la manifestation
La tension a rapidement dégénéré lorsque, en fin de manifestation, un groupe de quelques dizaines de personnes encagoulées a lancé des projectiles et des feux d’artifice sur les policiers. Ces derniers ont répondu avec des canons à eau et du gaz lacrymogène, procédant à plusieurs arrestations. Ces affrontements interviennent une semaine après des violences similaires à Turin, qui avaient fait plus de 100 blessés parmi les forces de l’ordre.
Face à cette situation, la Première ministre italienne Giorgia Meloni n’a pas mâché ses mots. Dans un message publié dimanche sur X, elle a qualifié les manifestants violents d’« ennemis de l’Italie » et exprimé son soutien sans faille aux forces de l’ordre. « Solidarité avec la police, la municipalité de Milan et tous ceux qui voient leur travail sapé par ces bandes de criminels », a-t-elle déclaré. Le gouvernement avait d’ailleurs adopté la veille un décret renforçant les pouvoirs policiers, suite aux violences survenues lors d’une manifestation à Turin.
Outre la contestation environnementale et sociale, certains manifestants s’opposent également à la présence dans la région de membres de l’agence américaine ICE, ce qui ajoute une dimension politique supplémentaire à ce mouvement.
Alors que les Jeux olympiques battent leur plein, la contestation illustre une fracture profonde au sein de la société italienne, entre ceux qui célèbrent l’événement et ceux qui en dénoncent les coûts humains, sociaux et écologiques. Les prochains jours seront cruciaux pour la gestion de ces tensions à Milan et dans les autres villes concernées.
R.B.H











Commentaire
Gg
Les jeux d’hiver sont synonymes de gros travaux qui détruisent définitivement des éco systèmes fragiles, soumis à des pressions de plus en plus grandes.
C’est devenu totalement anachronique et insupportable !