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Le CSS exige l’accès immédiat aux enregistrements VAR après le match face au Club Africain

Par Sarra Hlaoui

Le Club Sportif Sfaxien a adressé, lundi 9 février 2026, une correspondance officielle à la Direction nationale de l’arbitrage, avec copie au secrétaire général de la Fédération tunisienne de football, pour réclamer la communication immédiate et intégrale des enregistrements du système d’assistance vidéo à l’arbitrage (VAR), son et image, relatifs au match l’ayant opposé au Club Africain.

Dans ce courrier, la direction du CSS affirme avoir été surprise par certaines déclarations médiatiques de représentants de l’arbitrage, visant, selon elle, à justifier la décision contestée prise lors de la rencontre, et ce en contradiction avec le communiqué officiel publié par la Direction nationale de l’arbitrage à l’issue du match.

Le club rappelle que ce communiqué reconnaissait explicitement l’existence d’une « erreur arbitrale grave et non excusable », ayant influé sur le résultat de la rencontre. Selon le CSS, l’arbitre VAR aurait validé un but malgré l’existence avérée d’une position de hors-jeu et d’une main, établies à l’aide des technologies de la VAR après révision, ce qui exclurait toute simple erreur d’appréciation.

Considérant que les faits relèvent d’une violation grave du protocole VAR et des principes de neutralité et d’intégrité sportive, le Club Sportif Sfaxien indique avoir engagé des poursuites judiciaires devant le parquet près le tribunal de première instance de Sfax 2.

Le CSS demande ainsi, de manière « immédiate et sans condition », la mise à disposition de l’ensemble des enregistrements VAR, incluant toutes les images disponibles ainsi que l’intégralité des échanges audio entre l’arbitre central, les arbitres VAR et AVAR, sans aucune coupure ni sélection. Il tient également la Direction nationale de l’arbitrage pour pleinement responsable de tout refus, retard ou transmission partielle de ces éléments.

Le club avertit par ailleurs qu’il se réserve le droit de saisir les autorités nationales compétentes, notamment le ministère de la Jeunesse et des Sports, ainsi que les instances sportives internationales, dont la FIFA et l’IFAB. Il n’exclut pas non plus le recours à toutes les formes d’actions légales et institutionnelles prévues par la loi.

Enfin, la direction du CSS prévient que, faute de réponse dans des délais jugés raisonnables, elle pourrait être contrainte de suspendre sa participation au championnat national, estimant agir dans un souci de défense de ses droits et du principe d’égalité des chances.

S.H

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