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Littoral tunisien : mille infractions par an et des projets sans autorisation

« Le littoral tunisien fait face à des pressions croissantes qui menacent son équilibre écologique et le droit des citoyens à un accès libre aux plages ». Selon les dernières données publiées par l’Agence de protection et d’aménagement du littoral (Apal), « les services de contrôle enregistrent en moyenne mille infractions par an », a déclaré, le 11 février 2026, le directeur de l’administration du domaine public maritime à l’Agence de protection et d’aménagement du littoral, Mohamed Lassâad Doufeni, à l’Agence Tunis Afrique Presse.

Nabeul et Bizerte figurent parmi les régions qui enregistrent le plus grand nombre d’infractions. Cette situation s’explique par la disponibilité de terrains vacants à proximité des côtes, ce qui incite certains à tenter de « s’approprier » des portions du domaine public pour les intégrer au domaine privé, profitant de l’absence ou du retard dans l’élaboration des plans d’aménagement urbain dans certaines municipalités, selon la même source.

Poursuivant ses déclarations, Mohamed Lassâad Doufeni a précisé que les formes d’atteintes varient le long des côtes tunisiennes. Elles incluent des infractions dites lourdes, considérées comme les plus graves, consistant en la construction de murs, de plateformes et d’extensions en béton à l’intérieur du domaine public maritime. Les infractions transitoires, selon son expression, sont quant à elles liées à l’exploitation saisonnière estivale, telles que l’installation anarchique de parasols, l’occupation illégale des plages, ainsi que l’occupation temporaire à travers des activités commerciales exercées sans autorisation.

Il a également affirmé que les projets connus sous l’appellation « Coco Beach », actuellement implantés sur les plages, ne disposent d’aucune autorisation légale. Il a précisé que la commission compétente au sein de l’Agence a refusé d’examiner leurs dossiers de régularisation, conditionnant toute étude préalable à la suppression des aménagements comme étape préalable avant l’examen des demandes.

Bien que le cadre juridique prévoie des sanctions dissuasives, allant d’amendes financières pouvant atteindre 50 mille dinars à des peines d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à six mois, en plus des décisions administratives de démolition, la difficulté réside parfois dans l’application effective de ces mesures, selon ses propos.

Mohamed Lassâad Doufeni estime que l’indulgence excessive à l’égard des conditions sociales ou économiques de certains exploitants a contribué à la propagation du phénomène. Il a toutefois souligné que la position officielle actuelle de l’Agence insiste sur la nécessité de reprendre les choses en main, considérant que la protection du domaine public et l’intérêt des estivants doivent primer sur toute autre considération.

S.F

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Commentaire

  1. Judili58

    Répondre
    12 février 2026 | 14h18

    Et les hotels construits sur le DPM censés recevoir une clientèle haut de gamme et qui en définitive ramènent des touristes low cost et all inclusive. Nous n’avons pas sacrifié nos plage pour des touristes qui ramènent des bouteilles d’eau de la supérette. Une ville comme Hammamet sur une dizaine de kilomètres de côtes la mer n’est visible que sur 2 km ! Le reste est barré par des hôtels pieds dans l’eau Hammamet n’a pas de corniche, n’a presque pas de plage publique, n’a pas de promenade vue mer, n’a ni restaurants ni cafés vue mer ( sauf ceux des hôtels ) et on veut y promouvoir le tourisme. Le DPM doit être réaménagé et mis a niveau pour répondre aux changements actuels.

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