L’enquête sur l’agression sexuelle présumée d’un enfant de trois ans au sein d’une garderie franchit une nouvelle étape. Vendredi 13 février 2026, les autorités ont décidé de mettre en détention les suspects dans cette affaire qui suscite une vive émotion dans l’opinion publique depuis sa diffusion sur les réseaux sociaux.
Selon une publication de la députée Syrine Mrabet, le suspect principal ainsi que trois autres personnes liées à l’établissement ont été mises en détention dans le cadre de l’enquête en cours.

Une affaire suivie de près par les autorités
Jeudi 12 février 2026, Syrine Mrabet avait annoncé avoir pris contact avec la ministre de la Femme et de l’Enfance afin d’accélérer le traitement de ce dossier. Dans une publication sur sa page Facebook, l’élue avait assuré que toutes les mesures nécessaires seraient prises afin de protéger les enfants et faire toute la lumière sur les faits.
Selon les déclarations du délégué général à la protection de l’enfance, Moncef Abdallah, les services du ministère de la Famille, de la Femme, de l’Enfance et des Personnes âgées ont engagé, dès réception du signalement, les procédures administratives et judiciaires nécessaires visant toute personne ou structure susceptible d’être liée à l’incident.
Il a précisé qu’un travail technique de terrain est en cours, en coordination entre les différentes parties concernées. Une enquête sécuritaire a été ouverte sous supervision judiciaire, en coordination avec la délégation à la protection de l’enfance et les services de psychiatrie.
Les investigations se poursuivent, a-t-il indiqué, soulignant que l’enfant a été entendu en présence d’un psychologue et qu’une première prise en charge psychologique a été assurée dans un hôpital public. Des visites ont également été effectuées par les services du ministère au sein de l’établissement concerné. Les autorités indiquent que les recherches se poursuivent sur tous les plans afin d’établir la vérité, tout en tenant compte de la sensibilité de la situation.
Le témoignage de la mère à l’origine de l’affaire
La veille de la médiatisation de l’affaire, la mère de l’enfant avait livré un témoignage détaillé sur les circonstances de la découverte des violences subies par son fils. Ce témoignage a été rendu public via la page El Madame sur Instagram.
Selon ce récit, les faits remonteraient au 30 janvier. La mère explique avoir déposé son enfant à la garderie où un évènement devait avoir lieu ce jour-là. Elle affirme ne pas avoir aperçu son fils sur les photographies prises lors de cette journée. À la sortie de la garderie, l’enfant lui aurait semblé inhabituellement silencieux et troublé.
De retour au domicile, elle observe un changement dans sa démarche et perçoit un profond malaise. L’enfant finit par évoquer des gestes qu’un individu lui aurait infligés au sein de l’établissement. La mère indique qu’il s’était uriné dessus en évoquant les faits. En tentant de le changer, elle découvre des signes physiques qu’elle juge alarmants, l’enfant entrant ensuite dans un état de panique aiguë.
Elle affirme s’être immédiatement rendue au poste de police pour signaler les faits. L’enfant a alors été examiné par un médecin légiste. Selon le témoignage maternel, l’expertise médicale a conclu à l’existence d’attouchements graves, sans pénétration complète. Le rapport d’expertise de la police scientifique, publié quelques jours plus tard, aurait confirmé ces premières constatations.
Audition de l’enfant et poursuite des investigations
La mère affirme également avoir été contactée par le commissariat à la protection de l’enfance, où l’enfant a été entendu en présence d’une psychologue. Selon son témoignage, le petit garçon aurait indiqué que l’individu mis en cause aurait utilisé une couverture pour le maintenir au silence. Il aurait également évoqué trois autres enfants qui auraient subi des actes similaires.
Treize jours après les faits allégués, la mère affirme que la garderie poursuivait ses activités et que la personne mise en cause y était toujours présente. Le 11 février, la directrice de l’établissement a été convoquée par les autorités, mais aucune mesure concrète n’aurait été prise à ce stade, selon ce témoignage.
L’enquête se poursuit afin d’établir les responsabilités et de déterminer l’ensemble des circonstances entourant cette affaire.
M.B.Z













Commentaire
Judili58
Merci à Mme la députée et honte au ministère de la famille et à la police judiciaire qui ont mis 11 jours pour saisir le parquet pour des faits aussi graves.