Un débat s’est installé sur la plateforme X autour des personnalités et des pays mentionnés dans les documents judiciaires liés à Jeffrey Epstein, homme d’affaires américain au cœur d’un vaste scandale d’exploitation sexuelle de mineures et de trafic international.
Certains tweets affirment que la Tunisie ferait partie des « rares pays non cités » dans les fameux « Epstein Files ».


Pour comprendre l’origine de ces affirmations, il faut rappeler le contexte de l’affaire. Jeffrey Epstein, financier proche de nombreuses élites politiques, économiques et médiatiques, a été arrêté en juillet 2019 pour trafic sexuel de mineures.
Son réseau international de recrutement et d’exploitation a fait l’objet d’enquêtes fédérales approfondies aux États-Unis. Son décès en détention en août 2019 n’a pas mis fin aux procédures, qui se sont poursuivies à travers des poursuites civiles, notamment contre sa collaboratrice Ghislaine Maxwell, condamnée en 2022.
Dans ce cadre, des milliers de pages de pièces judiciaires — dépositions, carnets de contacts, échanges de courriels et documents d’enquête — ont été progressivement rendues publiques, avec une divulgation majeure ordonnée par un tribunal fédéral de New York début janvier 2024.
Des mentions contextuelles, sans implication directe
Dans ces documents, la Tunisie apparaît uniquement dans des éléments périphériques. Ces références concernent essentiellement des déplacements et des activités gravitant autour de l’écosystème relationnel d’Epstein, sans pour autant établir l’existence d’un réseau criminel structuré sur le territoire.
Parmi les éléments cités figure notamment le concours international de mannequinat Look Model Search, dont une finale s’est tenue à Tunis en 2009. Des correspondances rendues publiques indiquent que des informations relatives à cet événement avaient été transmises à Epstein. La compétition s’était déroulée à l’hôtel Golden Tulip Carthage, mentionné dans des échanges liés à l’organisation logistique.

Les documents font également apparaître le nom de Daniel Amar Siad, recruteur international dans le secteur du mannequinat, identifié aussi sous les variantes Amar Siad ou Siad Amar. Les pièces judiciaires le décrivent comme ayant joué un rôle de recruteur pour Epstein au sein d’un réseau transnational de repérage de jeunes femmes via des événements de mode. Les échanges consultés montrent qu’il transmettait des informations sur certains concours, dont celui organisé à Tunis, sans que cela n’établisse l’existence d’activités criminelles menées sur le territoire tunisien.
Plusieurs articles de presse internationaux ont mentionné la Tunisie à la suite de la divulgation progressive des « Epstein Files ». Toutefois, aucune publication ni aucun document judiciaire rendu public ne fait état de l’implication d’officiels tunisiens, de responsables politiques ou de structures étatiques dans le réseau criminel d’Epstein.

La Tunisie n’apparaît que dans des éléments contextuels liés à des activités internationales autour du réseau, sans qu’aucune personnalité tunisienne ne soit directement mentionnée dans les documents divulgués à ce jour.
R.A.













2 commentaires
HatemC
La Tunisie n’est pas un « hub de pouvoir mondial »
Le vrai sujet pour la Tunisie n’est pas Epstein, mais :
– son positionnement économique mondial
– sa capacité à produire de la valeur
– son influence diplomatique réelle
C’est là que se joue l’importance d’un pays aujourd’hui…. Je ne sais pas si je me fais comprendre …
De plus étaient invités des personnalités du milieu du pouvoir importantes et de la jet set … HC
zaghouan2040
Bon baisers de tonton Frédéric (et d’autres papys)