Le président de la Chambre nationale des bouchers, Ahmed Laâmiri, a alerté sur une nouvelle flambée attendue des prix de la viande rouge à l’approche du mois de Ramadan, évoquant la possibilité que le kilogramme de viande d’agneau franchisse la barre des 70 dinars.
S’exprimant vendredi 13 février 2026, en marge d’une rencontre consacrée à la situation et aux perspectives du secteur des viandes rouges organisée au siège de l’Utica, il a dénoncé la poursuite de la hausse des prix, estimant que le consommateur tunisien ne peut plus suivre lorsque le kilo dépasse les 40 dinars.
Appel au dialogue avec les autorités
Le responsable syndical a appelé les autorités publiques à engager des discussions directes avec les bouchers afin de clarifier la réalité de la production nationale. Selon lui, les prix doivent rester liés au niveau de disponibilité du produit sur le marché.
Il a indiqué que, dans le cas d’un déficit de production, le recours à l’importation pourrait constituer une solution, citant l’exemple de certains pays arabes qui y ont recours pour stabiliser leur marché.
Des prix déjà élevés sur le marché
Ahmed Laâmiri a précisé que les tarifs actuels se situent autour de 58 dinars le kilogramme pour la viande de bouc issue de la contrebande depuis l’Algérie, contre environ 65 dinars pour l’agneau d’origine tunisienne.
Il a, par ailleurs, critiqué l’inaction des différents acteurs impliqués dans la filière des viandes rouges, affirmant que plusieurs correspondances sont restées sans réponse. Il a, dans ce contexte, appelé le président de la République à intervenir pour sauver le secteur.
Possibilité d’approvisionnement via l’importation
Le président de la Chambre nationale des bouchers a assuré que la profession est prête à contribuer à la mise à disposition de viande à des prix raisonnables durant le mois de Ramadan, à condition que l’approvisionnement soit assuré, notamment via des opérations d’importation.
M.B.Z










