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Aram Belhadj : cinq années de faible croissance en raison de choix économiques inefficaces

Par Sarra Hlaoui

L’expert en économie, Aram Belhadj, a commenté les dernières données publiées par l’Institut national de la statistique (INS), mettant en évidence la faiblesse persistante de la croissance économique en Tunisie au cours des dernières années.

Dans une publication sur les réseaux sociaux le 15 février 2026, il a rappelé que le taux de croissance est passé de 4,3% en 2021 à 2,6% en 2022, avant de chuter à 0,4% en 2023. La croissance a ensuite légèrement repris pour atteindre 1,6% en 2024, puis 2,5% en 2025, selon les derniers chiffres officiels.

Pour Aram Belhadj, ces performances traduisent « cinq années de faibles taux de croissance », qu’il attribue notamment à « des choix de développement erronés, une faible capacité de réforme et des politiques économiques inefficaces ».

L’économiste estime que cette situation a des conséquences directes sur les indicateurs sociaux, évoquant « des taux de chômage élevés, des niveaux de pauvreté encore importants, une dégradation du niveau de vie et un climat général peu favorable ».

S.H

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2 commentaires

  1. Khaled abidi

    15 février 2026 | 20h47

    Et voilà le pays pleut des experts et c’est pourquoi on n’avance pas

  2. HatemC

    15 février 2026 | 20h03

    La vraie question : y avait-il un programme économique ?
    Et c’est là que la critique doit être la plus sévère.

    Sous Kaïs Saïed …. ABSENCE DE DOCTRINE ECONOMIQUE CLAIRE

    Depuis 2021, il n’y a pas eu :
    – de plan de croissance chiffré
    – de stratégie industrielle
    – de réforme fiscale structurée
    – de politique d’investissement cohérente
    – de feuille de route pour les entreprises publiques
    – de vision export ou compétitivité

    Cela s’appelle une gestion administrative, pas une politique économique.

    La Tunisie est restée coincée dans :
    – un modèle de sous-traitance à faible valeur
    – une fonction publique surdimensionnée
    – des entreprises publiques déficitaires
    – un système fiscal anti-investissement
    – une économie informelle massive
    Donc parler de « mauvais choix de développement » est trompeur.

    Ce que l’analyse de l’économiste ne dit pas

    Son propos reste dans un cadre technocratique classique :
    « réformes insuffisantes »
    « politiques inefficaces »

    Mais il évite la question politique centrale :

    – l’absence de gouvernance économique
    – la centralisation décisionnelle
    – l’incertitude institutionnelle
    – la marginalisation des acteurs économiques

    Or ce sont les déterminants majeurs de l’investissement … HC