Le parquet a retenu de graves accusations dans l’affaire d’agression sexuelle visant un enfant dans une garderie privée. Selon une source judiciaire citée lundi 16 février 2026 par Mosaïque FM, quatre suspects ont été inculpés pour viol et attentat à la pudeur sur mineur, tandis que la propriétaire de l’établissement et des employés font l’objet de poursuites pour négligence et manquement.
Des chefs d’accusation lourds
La décision du ministère public confirme la gravité pénale des faits reprochés. Les qualifications retenues – viol et atteinte sexuelle sur un mineur – figurent parmi les infractions les plus sévèrement sanctionnées par la législation tunisienne, en raison de la vulnérabilité particulière des victimes mineures. Les poursuites pour négligence visant l’encadrement de la garderie indiquent par ailleurs que l’enquête ne se limite pas aux auteurs présumés des faits, mais s’étend également à d’éventuelles défaillances institutionnelles ou professionnelles.
Détentions et enquête en cours
Le suspect principal ainsi que trois autres personnes liées à l’établissement ont été placés en détention le 13 février 2026 dans le cadre de l’enquête judiciaire. Les investigations se poursuivent afin de déterminer avec précision le déroulement des faits, d’établir le degré d’implication de chaque mis en cause et de vérifier les conditions d’encadrement au sein de la structure.
Selon les autorités, l’enfant a été entendu par les services spécialisés en présence d’un psychologue et bénéficie d’un accompagnement médical et psychologique adapté. Les expertises et auditions complémentaires devraient permettre d’éclairer la justice sur l’ensemble des circonstances.
Mesures administratives et contexte
Sur le plan administratif, la ministre de la Famille, de la Femme, de l’Enfance et des Personnes âgées a ordonné la fermeture de la garderie concernée, une décision exécutée par les services régionaux en coordination avec les autorités locales.
L’affaire avait émergé publiquement après la diffusion du témoignage de la mère de l’enfant sur les réseaux sociaux. Elle y affirmait que les faits remonteraient au 30 janvier 2026, expliquant avoir remarqué un comportement inhabituel de son fils à la sortie de la garderie puis des signes physiques jugés inquiétants une fois rentrée à domicile, ce qui l’avait poussée à effectuer immédiatement un signalement. L’enfant a ensuite été examiné par un médecin légiste avant d’être entendu dans le cadre de la procédure.
L’enquête judiciaire se poursuit afin d’établir toutes les responsabilités, tant pénales qu’éventuellement administratives.
M.B.Z













