Le ministère de l’Éducation a publié une note de service, datée du 16 février 2026 adressée aux délégués régionaux et aux directeurs d’établissements scolaires, fixant une série de mesures strictes visant à renforcer la sécurité dans les institutions éducatives et à protéger les élèves ainsi que l’ensemble de la communauté éducative contre toutes les formes de violence, dans un contexte marqué ces dernières années par une multiplication des incidents en milieu scolaire, notamment des agressions entre élèves et, dans certains cas, contre des enseignants.
Des règles strictes à l’intérieur des établissements
Dans ce document, le ministère rappelle que l’école publique constitue un pilier social et éducatif majeur, dont la mission dépasse la transmission des savoirs pour inclure la formation aux valeurs, à la citoyenneté et au respect. Dans cette optique, plusieurs décisions opérationnelles ont été imposées.
Il est notamment interdit de manière formelle aux élèves d’introduire ou d’utiliser des téléphones portables dans l’enceinte scolaire. Toute prise d’images ou de vidéos est également prohibée en dehors des cadres officiels autorisés.
La note interdit par ailleurs l’organisation d’activités connues sous les appellations « dakhlat el bac », « crackage » ou toute manifestation similaire susceptible de perturber le fonctionnement normal des établissements ou de menacer la sécurité. Les responsables sont appelés à signaler immédiatement tout incident et à appliquer les sanctions disciplinaires et légales nécessaires.
Contrôle des accès et encadrement des visiteurs
Le ministère impose également un dispositif de contrôle physique des entrées : un seul portail devra être utilisé pour l’accès des élèves et des visiteurs, sous la surveillance d’un agent permanent chargé de vérifier l’identité des personnes autorisées à entrer. Les autres accès devront rester fermés sauf nécessité.
Les visites des parents devront être organisées selon des horaires précis, avec interdiction d’accès aux salles de classe et aux espaces pédagogiques durant les cours, afin de préserver le bon déroulement des activités éducatives.
Mobilisation du personnel et rôle central des parents
La note appelle les directions à organiser des réunions régulières avec l’ensemble du personnel éducatif et administratif afin d’améliorer le suivi, l’encadrement et la prévention des comportements à risque. Elle insiste aussi sur l’importance d’une collaboration étroite avec les familles.
Les parents sont ainsi invités à respecter les enseignants, à suivre quotidiennement la scolarité et le comportement de leurs enfants, à dialoguer avec eux sur les dangers de la violence — y compris en ligne — et à promouvoir les valeurs de tolérance, de discipline et de responsabilité.
Coopération sécuritaire et suivi de terrain
Les délégués régionaux sont appelés à renforcer la coordination avec les services sécuritaires et administratifs afin d’assurer la protection des abords des établissements. Ils devront également multiplier les visites de terrain pour identifier les difficultés susceptibles d’affecter le climat scolaire et accompagner les directions dans leur résolution.
Une réponse à une violence scolaire en hausse
Ces mesures interviennent alors que les signalements d’actes de violence en milieu scolaire se sont accentués ces dernières années, qu’il s’agisse de conflits entre élèves, de comportements agressifs ou d’incidents visant le personnel éducatif. Ce climat a progressivement imposé la question de la sécurité scolaire comme priorité institutionnelle.
À travers cette note, le ministère souligne que l’instauration d’un climat scolaire sain repose sur une responsabilité collective impliquant enseignants, familles, administration et autorités locales. Il insiste sur l’importance d’une mise en œuvre rigoureuse de ces dispositions, présentées comme essentielles pour consolider le rôle de l’école en tant qu’espace de valeurs, de stabilité sociale et de développement.
N.D.












Commentaire
HatemC
Cet article répond partiellement aux exigences de sécurité, et il est nettement plus concret que le précédent. « Écoles sous surveillance : le ministère de l’Intérieur renforce le dispositif sécuritaire face à la montée des violences »
Mais il reste incomplet au regard d’une doctrine de sécurisation scolaire complète.
Cette note contient enfin des mesures internes aux établissements, ce qui est essentiel.
– Contrôle des accès
C’est une mesure de sûreté fondamentale.
On passe d’une logique de « surveillance extérieure » à un contrôle physique des flux.
Mais cela à un coût.
– Encadrement des visiteurs
Bonne pratique de maîtrise des intrusions.
– Coordination avec les forces de sécurité
Il y a enfin une chaîne de responsabilité administrative.
Cette note marque un vrai progrès
Elle constitue un socle de discipline et de contrôle et non encore une doctrine complète de sécurité scolaire.
Le plan est-il chiffré ?
Dans l’état actuel du texte, aucun élément budgétaire ni quantitatif n’est précisé :
– pas de nombre d’agents à déployer
– pas de ratio agent / élèves
– pas de coût des dispositifs de contrôle d’accès
– pas de calendrier de mise en œuvre
– pas d’indicateurs d’évaluation
On est donc face à une note normative (règles et organisation) et non à un plan programmé et financé.
Or une politique de sécurité crédible doit être chiffrée sur trois axes :
– Ressources humaines : combien d’agents par établissement ?
– Équipements : portails, contrôle d’identité, systèmes d’alerte
– Fonctionnement : formation, maintenance, coordination avec la police
Tout cela n’est pas énuméré sommes nous en présence d’une note factice ou vraiment d’un plan générale pour les établissements … le CONCRET.
Vue que l’administration est en surdimensionnée
Utiliser des fonctionnaires en sureffectif
Les avantages
– redéploiement sans coût massif de recrutement
– présence humaine dissuasive
– connaissance de l’administration publique
– possibilité de créer un corps de “référents sécurité scolaire”
Cela peut transformer des postes administratifs sous-utilisés en fonction de protection active, ils se rendent utiles … HC