Heure de Tunis :
Plus de prévisions: Meteo 25 jours Paris
Light
Dark

Écoles sous surveillance : le ministère de l’Intérieur renforce le dispositif sécuritaire face à la montée des violences 

Par Nadya Jennene

Face à la montée de la criminalité urbaine et à la vulnérabilité croissante des enfants, le ministère de l’Intérieur envisage le renforcement des dispositifs humains et technologiques, pour prévenir la délinquance dès le plus jeune âge.

Intervenant dans la matinale de la Radio nationale mardi 17 février 2026, Nabil Chatti, directeur des districts de sécurité de Tunis au ministère de l’Intérieur, a dressé un état des lieux des priorités sécuritaires actuelles. 

Selon lui, la préoccupation numéro un de la police et de la Garde nationale demeure la lutte contre les stupéfiants. Il a souligné que le trafic et la consommation de drogues constituent un défi majeur, tant par leurs répercussions sociales que par leur lien direct avec d’autres formes de criminalité.

En deuxième position figurent les agressions contre les personnes et les atteintes aux biens : meurtres, braquages et divers actes de violence. Ces infractions, a-t-il précisé, mobilisent une part importante des efforts sécuritaires. 

Évoquant la prolifération des braquages armés, il a estimé que nombre d’individus impliqués seraient dépourvus de la culture du travail, préférant, selon ses termes, s’adonner à des actes criminels plutôt que de chercher un emploi et subvenir honnêtement à leurs besoins. 

Il a assuré, dans ce sens, que les forces de sécurité sont régulièrement déployées dans les zones identifiées comme sensibles, notamment là où ces braquages sont susceptibles de se produire.

La troisième priorité des forces sécuritaires concerne les affaires impliquant des enfants. La protection de l’enfance, a insisté Nabil Chatti, constitue un axe majeur de l’action sécuritaire. 

Interrogé sur le nombre d’enfants impliqués dans des actes criminels, il a refusé de communiquer des chiffres, précisant que l’arrestation de mineurs n’est pas systématiquement appliquée. Dans de nombreux cas, ce sont les parents qui sont tenus pour responsables, conformément aux dispositions légales relatives à la négligence et au manquement aux devoirs parentaux. L’arrestation d’un enfant, a-t-il souligné, n’intervient que dans les situations graves.

Le responsable sécuritaire a également évoqué la responsabilité des établissements éducatifs et scolaires. Il a plaidé pour une approche collaborative, estimant que l’éducation à la citoyenneté et à la prévention de la délinquance doit impliquer l’ensemble des acteurs : familles, enseignants et institutions. Les éducateurs, a-t-il suggéré, pourraient consacrer davantage de temps à la sensibilisation et à l’accompagnement, afin de prévenir les dérives dès le plus jeune âge.

Nabil Chatti a, par ailleurs, annoncé un renforcement du dispositif sécuritaire de façon générale. La présence des unités sera consolidée, notamment à proximité des établissements scolaires, afin de protéger les élèves mais aussi le cadre éducatif, qui n’est pas à l’abri des agressions.

Il a insisté sur le fait que les agents de sécurité sont eux-mêmes des citoyens et des parents, pleinement conscients des enjeux liés à la protection des enfants et des enseignants. Cette proximité, selon lui, renforce leur engagement sur le terrain.

Il a, également, mis en avant la modernisation des moyens d’action du ministère de l’Intérieur. Si le facteur humain demeure l’élément fondamental de la lutte contre la criminalité, il a souligné la nécessité de soutenir les efforts des agents par des équipements technologiques adaptés.

Dans cette optique, le ministère s’oriente vers un renforcement des dispositifs techniques, notamment à travers l’acquisition de systèmes de vidéosurveillance installés sur la voie publique, capables d’identifier les plaques d’immatriculation et, dans certains cas, de recourir à la reconnaissance faciale. Ces outils, a-t-il expliqué, constituent un appui essentiel dans la détection et l’élucidation des infractions.

Il a également rappelé que la criminalité a évolué, tant dans ses formes que dans ses modes opératoires. Les auteurs d’infractions disposent désormais de compétences et d’outils technologiques avancés, notamment dans le domaine de la cybercriminalité. Face à cette mutation, des unités spécialisées ont été mises en place, aussi bien au sein de la direction générale de la sûreté nationale que de la Garde nationale, afin de faire face aux infractions liées au piratage, aux fraudes numériques et aux crimes transnationaux.

Nabil Chatti a, au terme de son intervention, adressé un message aux citoyens, insistant sur l’importance de la sensibilisation et de la prévention. Il a salué le rôle des médias dans la diffusion de messages de prévention relatifs aux drogues, aux violences et aux risques encourus par les jeunes.

Il a également appelé l’ensemble des structures concernées, en particulier celles œuvrant dans le domaine de l’enfance, à renforcer leur coopération avec le ministère de l’Intérieur. « Bâtir la génération de demain commence par la protection et l’encadrement de nos enfants aujourd’hui », a-t-il affirmé. 

N.J

Subscribe to Our Newsletter

Keep in touch with our news & offers

Contenus Sponsorisés

Commentaire

  1. HatemC

    Répondre
    17 février 2026 | 11h46

    Cet article relève clairement d’une communication institutionnelle et non d’un plan sécuritaire concret pour les écoles et lycées.
    Rien qui définisse qui fait quoi, quand, comment et avec quels moyens.
    Le cœur du problème :
    l’article parle des écoles… mais ne propose aucun protocole de sécurisation interne.
    Aucune mention de :
    – contrôle d’accès
    – filtrage des entrées
    – agents dédiés dans les établissements
    – périmètre de sécurité
    – plan anti-intrusion
    – gestion des attroupements devant les lycées
    – horaires à risque (entrée/sortie)
    – coordination police–direction d’établissement en temps réel

    On parle seulement de :
    – rondes
    – présence « à proximité »
    – vidéosurveillance sur la voie publique
    Cela protège l’environnement urbain, pas l’espace scolaire lui-même.
    On reste dans une logique de police de rue, pas de sécurité des établissements.

    Pour qu’un établissement devienne réellement protégé, un sanctuaire, il faut au minimum :

    1. Contrôle des accès
    – portique ou badge
    – point d’entrée unique
    – filtrage des visiteurs

    2. Périmètre sécurisé
    – présence fixe aux heures d’entrée/sortie
    – zone tampon devant les grilles
    – interdiction des attroupements extérieurs

    3. Référent sécurité dans chaque établissement
    – liaison directe avec un poste de police
    – bouton d’alerte
    – protocole d’intervention rapide

    Je ne lis aucun plan spécifique pour les écoles.

    Un article long comme le bras.
    Des mots rassurants.
    Des priorités générales. …. Que ce ministre envoie ses ronds de cuirs en France par exemple pour se former et reproduire à l’identique ce qui se fait de mieux , on voit bien qu’il est perdu … HC

Répondre

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *