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À Berlin, Kaouther Ben Hania refuse son prix et fustige le système derrière la mort de Hind Rajab

Par Myriam Ben Zineb

La réalisatrice tunisienne Kaouther Ben Hania a prononcé, mardi 17 février 2026, un discours remarqué lors de la cérémonie des Cinema For Peace Awards à Berlin, déclarant ressentir « davantage de responsabilité que de gratitude » au moment de prendre la parole.

Un film « sur un système », pas seulement sur une enfant

Présentant son œuvre The Voice of Hind Rajab, la cinéaste a affirmé que le film ne traite pas uniquement du sort d’une enfant, mais vise à dénoncer « le système qui a rendu son assassinat possible ». Elle a insisté sur le fait que ce qui est arrivé à Hind « n’est pas une exception » mais « fait partie d’un génocide ».

Dans son intervention, Kaouther Ben Hania a également accusé certaines parties présentes à Berlin d’avoir offert une « couverture politique » à ces violences, notamment en qualifiant les massacres de civils de « légitime défense » ou de « circonstances complexes », tout en dénigrant les voix protestataires.

« La paix exige la justice »

La réalisatrice a développé une réflexion sur la notion de paix, estimant qu’elle ne peut être réduite à une façade dissimulant la violence. Selon elle, parler de paix implique nécessairement d’évoquer la justice et la responsabilité.

Elle a affirmé que « sans reddition de comptes, il n’y a pas de paix », rappelant que l’armée israélienne a tué Hind Rajab, sa famille et les deux ambulanciers venus la secourir, avec la complicité de gouvernements et d’institutions puissants.

Une prise de parole largement saluée

Le discours de Kaouther Ben Hania a été largement partagé sur les réseaux sociaux dans les heures suivant la cérémonie. Des extraits vidéo et des citations de son intervention ont circulé massivement, suscitant de nombreuses réactions d’internautes, d’artistes et de militants, dont plusieurs ont salué la fermeté de sa position et le caractère engagé de sa prise de parole.

Un refus symbolique du prix

Dans un geste symbolique, Kaouther Ben Hania a annoncé qu’elle ne repartirait pas avec la distinction qui lui était attribuée, déclarant vouloir la laisser sur place « comme un rappel ».

Elle a conclu en affirmant qu’elle accepterait ce prix « avec joie » le jour où la paix sera poursuivie comme « une obligation juridique et morale », fondée sur la responsabilité face au génocide.

Le film The Voice of Hind Rajab est nommé aux Oscars dans la catégorie du meilleur film international. Le long métrage retrace l’histoire tragique d’une enfant palestinienne tuée à Gaza en janvier 2024 alors qu’elle appelait à l’aide, un récit que la réalisatrice présente comme un plaidoyer contre la guerre et pour la protection des civils.

M.B.Z  

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Commentaire

  1. Gg

    Répondre
    18 février 2026 | 12h14

    Deux choses :
    1) Le jury a commis la faute d’avoir attribué un prix à un film de propagande palestinienne.
    Sous couvert de bons sentiments et de larmes de circonstance, ce film soutient l’antisémitisme le plus barbare, et ses vecteurs que sont les organisations terroristes.
    2) Elle a bien raison de refuser le prix, nous (allemands, anglais, néerlandais, français….) ne sommes pas du même monde et, puisque nous y avons été contraints, nous avons choisi notre camp et c’est Israël.

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