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La Cour d’appel décide la libération du magistrat Mourad Messaoudi

Par Myriam Ben Zineb

La chambre correctionnelle de la Cour d’appel de Tunis a décidé, mercredi 18 février 2026, la libération du magistrat révoqué et ancien candidat à la présidentielle Mourad Messaoudi, selon une déclaration publiée par son avocat, Samir Ben Amor.

Un dossier judiciaire à rebondissements

L’affaire remonte à août 2024, lorsque la chambre correctionnelle du tribunal de première instance de Tunis avait condamné Mourad Messaoudi par contumace à huit mois de prison pour « octroi d’avantages afin d’influencer des électeurs ». La Cour d’appel avait confirmé cette condamnation le mois suivant, également en son absence.

En février 2025, lors d’une audience d’opposition, le magistrat s’était présenté devant la justice et avait obtenu l’annulation du jugement par défaut. L’examen du dossier avait alors été renvoyé et une attestation de fin de recherche lui avait été délivrée, étape considérée comme devant clore la procédure.

Cependant, à la fin du même mois, une nouvelle décision judiciaire l’avait condamné à huit mois de prison, mais sans exécution immédiate, ce qui, juridiquement, mettait fin aux effets des décisions précédentes.

Arrestation et confirmation de peine en 2025

Malgré cette évolution procédurale, le procureur général près la Cour d’appel de Tunis avait émis, le 14 août 2025, un nouveau mandat de recherche contre le magistrat, se fondant sur un jugement par défaut que la défense estime pourtant caduc.

Mourad Messaoudi avait été arrêté le 15 août 2025 à son domicile et placé en détention à la prison de Mornaguia. Le 5 septembre 2025, la chambre correctionnelle d’été de la Cour d’appel avait confirmé sa condamnation à huit mois de prison.

Les critiques de la défense

À l’époque, son avocat avait dénoncé publiquement une procédure qu’il qualifiait de « méthode d’un autre âge », affirmant que le verdict avait été rendu sans audition de l’accusé ni plaidoirie de la défense, alors que le dossier avait été mis en délibéré uniquement sur la recevabilité de l’opposition.

L’avocat avait également estimé que les poursuites s’inscrivaient dans une logique visant à écarter toute candidature susceptible de concurrencer le président Kaïs Saïed lors de l’élection présidentielle de 2024, dénonçant ce qu’il considérait comme une dérive judiciaire grave.

M.B.Z

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