Le tribunal a décidé, le 18 février 2026, de reporter l’examen et le prononcé du jugement dans l’affaire impliquant deux responsables de l’Union régionale de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (Utica) à Jendouba, Fayçal Dabboussi et Islam Essahli, au 25 février courant, tout en ordonnant leur remise en liberté provisoire.
L’information a été confirmée par l’avocat et membre du comité directeur de la Ligue tunisienne des droits de l’homme, Kaïs Mohsni, dans une déclaration accordée à Jawhara FM.
Une affaire remontant à 2022
L’affaire remonte au mois d’août 2022, lorsqu’un citoyen a déposé plainte accusant les deux responsables de l’avoir incité à s’immoler par le feu en échange de la satisfaction de sa demande d’emploi.
Cette dénonciation avait déclenché une enquête judiciaire et sécuritaire, avec des accusations graves portant notamment sur l’incitation à la violence et à des troubles à l’ordre public.
Mobilisation de l’Utica et controverse autour du dossier
Depuis plusieurs mois, l’Union régionale à Jendouba dénonce un dossier « infondé » et a appelé les autorités à intervenir pour mettre fin à la détention de ses responsables. Dans un communiqué publié début janvier 2026, l’organisation a exprimé sa profonde inquiétude face à la poursuite de la procédure, affirmant que les accusations reposent sur un signalement remontant à 2022 et contesté par les intéressés.
Selon la même source, les investigations auraient conclu à l’absence de lien entre les prévenus et le plaignant, tandis que les deux responsables ont rejeté les accusations, évoquant un ciblage et des motivations obscures derrière cette affaire.
S.F










