Heure de Tunis :
Plus de prévisions: Meteo 25 jours Paris
Light
Dark

« Avant qu’il ne soit trop tard » : l’état de santé de Mondher Ounissi préoccupe, sa famille réclame une prise en charge urgente

Par Nadya Jennene

Rahma Abidi, épouse de Mondher Ounissi a publié, vendredi 20 février 2026 au soir, sur sa page Facebook, un statut alertant sur l’état de santé préoccupant de son mari, détenu depuis 2023 dans le cadre de l’affaire dite « Jilani Dabboussi ».

Elle raconte une journée « longue », partagée entre le tribunal et la prison d’Oudhna. « Aujourd’hui a été long, entre le tribunal et la prison d’Oudna. Je l’ai d’abord vu au tribunal, son visage trahissait l’épuisement. Après l’audience, je me suis précipitée à la prison, mon cœur précédant mes pas. Je suis même arrivée avant lui… », écrit-elle.

Mais au-delà de la charge affective, c’est surtout la dimension médicale qui interpelle. Selon elle, son époux souffre d’une élévation persistante du taux de créatinine, indicateur clé du fonctionnement rénal. « Le professeur Mondher Ounissi souffre toujours d’une hausse du taux de créatinine et craint d’atteindre le stade de la dialyse. Il sait de quoi il parle. Il connaît mieux que quiconque son état de santé », précise-t-elle.

Soulignant la gravité potentielle de la situation, elle a lancé un appel direct aux autorités : « Vous l’avez privé de sa liberté… ne le privez pas aussi sa santé. Accordez-lui les soins dont il a besoin avant qu’il ne soit trop tard. »

Mondher Ounissi est incarcéré dans le cadre de l’affaire Jilani Dabboussi. Ce dernier, un homme d’affaires tunisien, a été arrêté en 2011 dans le contexte des poursuites engagées après la révolution contre plusieurs figures accusées de corruption et de spoliation de biens immobiliers sous l’ère de Zine El Abidine Ben Ali. Il a été remis en liberté en 2014 et est décédé quelques heures seulement après sa sortie de prison.

Atteint de diabète et soumis à des séances de dialyse, sa famille avait, à l’époque, multiplié les demandes de libération pour motif médical. Selon ses proches, ces requêtes avaient été rejetées par la justice alors dirigée par Noureddine Bhiri, ministre de la Justice au moment des faits. Lui-même est en détention dans le cadre de la même affaire. 

N.J

Subscribe to Our Newsletter

Keep in touch with our news & offers

Contenus Sponsorisés

Répondre

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *